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L’Ignis a subi un profond remaniement à l’automne 2003, après moins de trois ans de carrière. Une remise à niveau bien nécessaire qui, au-delà du remodelage de la face avant, du porte-à-faux AR allongé de 15 cm, de l’aménagement intérieur revu, a touché les mécaniques, avec en particulier l’adoption d’une motorisation Diesel.

Suzuki se fournissait déjà en Diesel chez PSA, et pour le cubique Wagon R+ comme pour l’Ignis, il a pu mettre la main sur l’excellent Diesel 1.3 d’origine Fiat.

Badgé 1.3 16V Multijet ou JTD 70 chez le constructeur italien, ce moteur installé en primeur sous le capot de la Punto à l’été 2003 est un vrai petit bijou. On le retrouve depuis sur les Opel Agila et Corsa, ainsi que sur la Panda. Hyper compact et léger (130 kg), ce 4 cylindres double arbre 16 soupapes de 1251 cm3 utilise la technologie "Common Rail" des JTD existants. Il se distingue de cette génération Unijet à l’injection en deux phases par sa possibilité d’en réaliser 3 à 5 grâce à une gestion électronique et des injecteurs sophistiqués.

Résultat : des émissions très faibles qui lui permettent de franchir allègrement les futures normes de pollution Euro4 sans le moindre filtre à particules, une consommation abaissée de 10 % par rapport à un Common Rail JTD de première génération et un niveau de bruit remarquablement faible.

Pas encore le silence absolu à bord de l’Ignis, mais sa discrétion étonne presque autant que dans la Panda. En comparaison des Diesels de puissance comparable de la concurrence, de 1.3 à 1.5 litre, c’est mieux au ralenti, en accélérations comme à vitesse de croisière.

Un moteur plutôt vif

Si la puissance reste relativement modeste avec 70 chevaux, ce moteur se montre toutefois agréablement vif. A côté de ces promptes montées en régime, son couple de 170 Nm (10 Nm de moins que sur la Punto) disponible dès 1750 tr/min et la boîte bien étagée procurent un bel agrément en ville et très correct sur route.

Les performances de l’Ignis 1.3 DDiS (environ156 km/h, 0 à 100 km/h en moins de14 secondes) permettent d’envisager un usage polyvalent, même des longs trajets autoroutiers ne lui font pas peur. Sur nos 1 998 kilomètres d’essai mené sans musarder, la consommation n’a pas dépassé 6,7 l/100 km en moyenne (7 l sur autoroute à 145 km/h, un maximum de 8 l en ville sans souci d’économie et un mini sur route légèrement inférieur à 5 litres). Une réelle sobriété malgré des valeurs aérodynamiques assez pénalisantes sur autoroute.

Dommage, seule la 2 roues motrices emprunte ce moteur, la version 4x4 doit se contenter d’une motorisation à essence, certes plus puissante mais créditée de 9,4 l/100 sur notre essai.