En France, il n'est pas possible de faire du prêt sur gage en tant qu'entreprise privée puisque ce marché est sous le monopole des caisses du crédit municipal. Ce même marché est cependant ouvert dans d'autres pays comme l'Allemagne ou la Suisse, d'où viennent justement deux entrepreneurs qui ont eu l'idée de lancer, en France, une société de « vente avec option de rachat », ou vente à réméré, dans ce cas précis.


Et c'est justement là qu'est toute la nuance. N'ayant pas le droit de proposer du prêt sur gage ou un quelconque 'financement', Fineocar offre de la liquidité aux clients en échange de la conservation d'un véhicule sous la forme d'une option de rachat. L'opération est simple, comme me l'a expliqué Cédric, l'un de ses fondateurs : le client fait une demande et Fineocar propose une offre d'achat pour le véhicule. Le client, s'il accepte, cède son auto contre une certaine somme d'argent calculée en fonction de la côte du véhicule (premièrement calculée par rapports aux prix du marché en occasion, mais aussi négociée avec le client). Il est possible de consulter quelques exemples de ventes à réméré sur le site de Fineocar.


Fineocar conserve d'abord l'auto pendant 3 mois, le premier contrat étant imposé (le client peut toujours racheter l'auto avant la fin des trois mois et gagner quelques euros), l'ex proprétaire du véhicule (puisque Fineo devient nouveau propriétaire) peut ensuite renouveler le contrat de trois mois supplémentaires s'il ne veut (ou peut) pas encore racheter l'auto. Cedric Domeniconi explique comment cela se passe si l'auto n'est pas réclamée : « Si le client ne fait ni de rachat ni de renouvellement dans le délai prévu, nous devenons propriétaire définitif du véhicule et allons vendre à un tiers ». La durée du contrat est évidemment fixée à l'avance.