Essai - Skoda Superb Combi TDI 190 ch Sportline : une main de fer dans un gant de velours

La Superb est la routière de Skoda. Comme pour beaucoup de modèles de ce segment, la sportivité n’est pas le facteur le plus important. Pourtant, deux ans après le lancement de la version Combi, elle s’encanaille avec l’arrivée d’une finition Sportline. Essai avec le TDI 190 ch.

 

 EN BREF

Nouvelle version sur la Superb

En berline ou en break

à partir de 35 750 € (en combi)

 La Skoda Superb Combi de troisième génération est apparue en juillet 2015. Dans la gamme Skoda, la Superb est la familiale du constructeur. Au-delà de sa taille respectable et son côté statutaire, elle est sûrement l’un des modèles qui symbolise le mieux les caractéristiques de la marque à savoir des véhicules offrant un vaste volume de chargement, une habitabilité très généreuse mais également de nombreux gadgets pour faciliter la vie au quotidien comme les parapluies dissimulés dans les portières avant ou le grattoir à givre au niveau de la trappe à essence. Routière et familiale accomplie, surtout dans cette version combi, la Superb ne dégage pas forcément un grand dynamisme dans son design. Pour combler cette lacune, Skoda a présenté à l’occasion du dernier Mondial de Paris fin 2016, la finition Sportline.


Quelques détails de la finition Sportline

Basée sur le second niveau Ambition, cette nouvelle finition dénommée Sportline se caractérise avant tout par des évolutions esthétiques composées de jantes alliage 18 pouces, de phares avant bi-xénon directionnels et d’un kit carrosserie exclusif comprenant une grille de calandre, des coques de rétroviseurs et diffuseur arrière noir glossy, une double sortie d’échappement ainsi que de logos "SportLine" répartis à différents endroits de la carrosserie. Tout cela donne un surcroît de personnalisation à la Superb, notamment dans la teinte « Jaune Dragon » (option à 600 €) de notre modèle d'essai.

Ce look spécifique s’accompagne de modifications dans l’habitacle, dont des sièges sport recouverts d’alcantara et des inserts carbone sur la planche de bord. L’ambiance générale est donc sportive mais aussi élégante. La mission est réussie d’autant plus que la qualité est au rendez-vous. Dommage que tout cela soit sombre et un peu triste. Heureusement, un liséré rouge (option) peut apporter une petite touche de fantaisie.  L’équipement s’enrichit également avec un régulateur de vitesse adaptatif (actif jusqu’à 160 km/h) et de la caméra de recul. À noter qu’il est toujours possible de parfaire cette dotation pourtant complète en piochant dans les options, par exemple la climatisation tri zone (290 €), les suspensions pilotées (990 €), l’ouverture du hayon mains-libres (670 €) ou la navigation connectée (1 190 €).

 

 

 

 

 

 

Des places arrière génreuses et un volume de chargement géant, la Skoda Superb Combi aime les familles.

Mis à part cela, la Superb Combi conserve ses points forts avec une habitabilité arrière digne d’une limousine et un volume de chargement record pour sa catégorie avec une contenance oscillant de 660 à 1 950 litres.

Pour renforcer son image dynamique, cette finition se dote aussi d’un châssis sport (abaissé de 15 mm) et est commercialisée uniquement avec des moteurs essence et diesels d’au minimum 150 ch. La puissance va même jusqu’à 280 ch, que ce soit en boîte manuelle ou automatique à double embrayage DSG à 6 ou 7 rapports mais également en deux ou quatre roues motrices. Pour notre essai, nous avons opté pour la motorisation diesel la plus élevée, à savoir le TDI 190 ch, carburation qui demeure la plus vendue sur le segment. Avec ses 400 Nm de couple disponible dès 1 750 tr/min, le TDI anime sans aucun souci cette Superb tout en lui permettant de disposer de reprises et d’accélérations franches, comme en atteste le 0 à 100 km/h abattu en 8,4 s. Notre parcours en Allemagne nous a ainsi permis de nous rendre compte de la capacité de notre break à pouvoir circuler sans aucun souci à plus de 200 km/h, tout en gardant encore de la réserve. Un bon point pour une routière, d’autant plus que la consommation reste raisonnable avec une moyenne de 8,4 l relevée lors de notre essai.

En termes de comportement, la présence du châssis sport et des jantes 18 pouces aurait pu faire craindre une dégradation du confort, or il n’en est rien. Certes, notre Superb est plus ferme qu’avec un châssis normal mais cela n’a rien de rédhibitoire, bien au contraire. L’ajout des sièges sport constitue un vrai plus pour le maintien mais également pour le confort. Ces changements ont aussi des répercussions sur le dynamisme. La Superb acquiert un peu d'agilité en courbes où elle a tendance à moins s’écraser en virage, ce qui lui assure une prise de roulis moindre et par conséquent une plus grande réactivité. Du progrès donc, même si elle est toujours moins à l’aise dans ce domaine qu’une Renault Talisman pourvue de ses 4 roues directrices.

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