Essai vidéo - Hyundai Kona : t'as le look coco

Ne pas profiter de la dynamique du segment des petits SUV serait une hérésie, Hyundai l'a bien compris. C'est là qu'entre en scène le plus décalé et original modèle de la gamme actuelle, le Kona. Le Kona, une gueule et puis c'est tout ? C'est ce que nous allons voir avec la version 120 ch essence.

 En bref

A partir de 21 900 €

Disponible en 4x4

Seulement deux moteurs essence au lancement

En France, les SUV urbains sont en troisième position des ventes et devraient représenter 300 000 unités cette année. Autant dire que sur un marché d'environ 2 millions de véhicules, la part du gâteau est alléchante pour les constructeurs, et certains l'ont compris depuis longtemps. Nissan depuis le début, avec le Juke, et d'autres, qui ont suivi brillamment, comme Renault avec le Captur.

Depuis, c'est la foire d'empoigne entre les grands noms de l'automobile pour se partager un butin énorme. Hyundai fait partie des derniers arrivants dans la catégorie, aux côtés du groupe Volkswagen, avec le Kona. Un nom qui fait encore écho à l'Amérique (Tucson et Santa Fe, les deux SUV coréens, sont des noms de villes américaines, Kona étant une île de l'archipel d'Hawaï), et ceci n'est pas dû au hasard : les USA sont l'un des plus gros marchés de Hyundai dans le monde.

C'est pourtant la France qui a (presque) la primeur du lancement du Kona, juste après la Corée du Sud. Le choix d'un tel déploiement est pleinement justifié par le succès des SUV du segment B dans l'Hexagone. 


Mais qu'a-t-il de plus ou de moins qu'un autre modèle de la catégorie, ce Kona ? Un look, pour commencer. La face avant avec l'éclairage sur deux étages fait son petit effet, et l'on peut dire que le bonhomme est galbé avec des hanches plutôt généreuses, gâchées toutefois selon nous (d'un regard tout à fait subjectif, j'en conviens) par des plastiques de protection un peu trop proéminents à l'arrière. Dommage, le Kona n'avait peut-être pas besoin d'autant d'artifices.

La recette fonctionne en tout cas plutôt bien puisque les passants se retournent régulièrement sur le Kona, qui mélange les genres (montant arrière en forme d'aileron de requin, feux avant à LED rappelant ceux des Jeep Cherokee et Citroën C4 Cactus…), mais l'ensemble est cohérent et équilibré. Le Kona n'est, en tout cas, pas le plus compact des SUV urbains puisqu'il mesure 4,17 mètres de long et surtout 1,80 mètre de large.

Une fois l'appréciation des moindres détails de design faite, il est temps de s'installer à bord et d'éprouver une première déception. La présentation intérieure tranche nettement avec le style osé du Kona. La planche de bord est tout ce qu'il y a de plus classique pour les habitués de Hyundai, et les seuls inserts de couleurs qui font partie du tout petit programme de personnalisation ne suffisent pas à donner de la folie à cette ambiance trop sérieuse. 

 

Heureusement, l'ergonomie est excellente et le système multimédia très réactif et facile à prendre en main (d'autant plus que les outils comme Apple Carplay et Android Auto sont disponibles dès le premier niveau). 

Le Kona est aussi une petite déception en ce qui concerne l'habitabilité : correcte à l'arrière, mais sans plus : le tunnel de transmission pour le passage de l'arbre sur la version 4x4 prend de la place et le volume de coffre n'est "que" de 361 litres, quand certains concurrents comme le Renault Captur en offrent bien plus de 400 (le français étant pourtant plus court de 5 centimètres).

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