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Calculer son bonus-malus

Dans Conseils / Assurance Auto

La prime annuelle d'assurance évolue surtout en fonction de ce que l'on appelle le coefficient de réduction-majoration, plus communément appelé le bonus-malus. Comme se calcule-t-il ? Quels sont les grands principes le concernant à retenir ? Le point avec Caradisiac.

Le coefficient de réduction-majoration, surnommé bonus-malus, détermine, comme son nom l'indique, une réduction ou une majoration de la prime de référence fixée par l'assureur. En fonction du profil d'un conducteur (son âge, son véhicule, son lieu d'habitation, etc.), du contrat choisi (au tiers ou tous risques), l'assureur calcule en effet une prime de référence. Et c'est sur cette base, qui varie bien sûr d'une compagnie à une autre, que s'applique ensuite le coefficient de réduction-majoration, dont les règles de calcul s'imposent à tous les assureurs.

Comment ça marche ?

Le coefficient de départ est de 1. Une année sans pépin est alors gratifiée d'un bonus : l'assuré bénéficie d'une réduction de 5 % sur le coefficient de l'année précédente, ce qui signifie que celui-ci est multiplié par 0,95 (voir notre tableau ci-dessous). À l’inverse, à chaque sinistre responsable (même seulement partiellement), s'applique un malus : l'assuré subit une majoration de 25 %, ce qui veut dire que l'on multiplie le coefficient initial par 1,25. D'un côté, la réduction maximale est fixée à 50 %, soit à un bonus de 0,50. De l'autre, le malus ne peut pas être pire que 3,5.

Prenons une prime de référence de 1 000 euros. La première année, le coefficient de réduction-majoration est égal à 1. La deuxième année sans sinistre, il est à 0,95 (soit 1, le coefficient de départ, multiplié par 0,95), et la prime annuelle est alors réduite à 950 euros (soit 1 000 euros, la prime de l'année précédente, multipliée par 0,95, le nouveau coefficient). Et ainsi de suite…

Pour obtenir un bonus de 50 %, il faut ainsi conduire 14 ans sans accident responsable.

Comment calculer son bonus ?

Ancienneté du contrat Le bonus est de : Évolution de la prime annuelle
Souscription 1 1 000 €
1er anniversaire 1*0,95 = 0,95 950 €
2e anniversaire 0,95*0,95 = 0,90 900 €
3e anniversaire 0,90*0,95 = 0,85 850 €
4e anniversaire 0,85*0,95 = 0,80 800 €
5e anniversaire 0,80*0,95 = 0,76 760 €
6e anniversaire 0,76*0,95 = 0,72 720 €
7e anniversaire 0,72*0,95 = 0,68 680 €
8e anniversaire 0,68*0,95 = 0,64 640 €
9e anniversaire 0,64*0,95 = 0,60 600 €
10e anniversaire 0,60*0,95 = 0,57 570 €
11e anniversaire 0,57*0,95 = 0,54 540 €
12e anniversaire 0,54*0,95 = 0,51 510 €
13e anniversaire 0,51*0,95 = 0,48. Sauf que le bonus est plafonné à 0,50. 500 €

Que se passe-t-il en cas d'accident ?

- Cas n°1 : si au cours d'une année, un sinistre est déclaré, la prime repart à la hausse. Pour prendre un exemple concret, toujours sur la base d'une prime de référence de 1 000 euros, si un accident se produit dès la première année, le tarif, la deuxième année, grimpera à 1 250 euros (au lieu de 950 euros sans sinistre), soit :

1 000 x (1 x 1,25) = 1 000 x 1,25 = 1 250 €

- Cas n°2 : si un accident se produit la deuxième année (alors que la première année s'était parfaitement passée), la prime de la troisième année sera égale à :

950 x (0,95 x 1,25) = 1 128 €

- Cas n°3 : en cas de pépin la troisième année (après deux années sans souci), que se passe-t-il ? Attention, après deux années sans sinistre, le coefficient ne peut pas être supérieur à 1. La prime restera donc inchangée et stagnera par rapport à l'année passée.

- Cas n°4 : comment est calculé le coefficient quand les torts sont partagés ? Le coefficient est augmenté de 12,5 %, autrement dit l'ancien coefficient est multiplié par 1,125.

Et pour les accidents non responsables ?

Théoriquement, l’assuré ne peut écoper d'un malus que s'il est responsable du sinistre causé. Malheureusement, les accidents non responsables ne sont pas toujours sans conséquence. Selon le montant des réparations et celui de la franchise, il arrive ainsi qu'il ne vaille pas le coup de déclarer un accident à son assureur.

En cas de pépins coup sur coup, même non responsables, cette mauvaise fortune pourrait même bien s'apparenter à un facteur d’aggravation des risques pour l’assureur, un motif du coup pour élever la prime annuelle, quand ce n'est pas un motif de résiliation.

Bon à savoir

  • Si le coefficient à 0,50 est maintenu pendant au moins 3 ans, le premier accident n'est pas pris en compte, et n'entraîne aucun malus.
  • Après 2 ans sans accident, le malus disparaît, quel que soit son niveau.
  • En cas de changement d'assureur, le coefficient de réduction-majoration est automatiquement transféré. Attention, s'il se produit en cours d'année, c'est le coefficient de l'année précédente qui s'applique. Toute année commencée mais non achevée est perdue.
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