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Dakar 2012 : Interview Olivier Pain, 9ème final

Dans Moto / Sport

Dakar 2012 : Interview Olivier Pain, 9ème final

L'an dernier Olivier Pain avait terminé son Dakar à l'hôpital, éjecté de sa Yamaha lors de la 5ème étape en direction d'Iquique.


Six longs mois ont été nécessaires pour que son poignet luxé et fracturé ne soit de nouveau opérationnel, Olivier n'ayant repris la moto que l'été dernier.


Il termine de nouveau dans les 10 cette édition 2012, forcément un peu déçu même si la performance est déjà belle, il a manqué 5 à 10 minutes chaque jour pour atteindre l'objectif espéré, Olivier a surement les capacités de prétendre au top 5, explications.


9ème, tu espérais mieux, ton bilan de ce Dakar 2012.


C'est un bilan mitigé, d'un coté arriver c'est déjà mieux que l'année dernière, il me fallait déjà finir. 9ème c'est une belle place en soi, c'est malgré tout dans les 10 mais l'objectif de départ c'était dans les 5 donc il y a une petite déception quand même.


Au delà de la place, j'aurais aimé me battre dans les 10 premiers chaque jour, mais là j'ai été obligé de rouler sur la retenue, on a fait plus une course d'attente, un peu plus de panache m'aurait mieux été, maintenant cela reste une bonne course pour un bilan loin d'être négatif.


Tu semblais « tendu », comme sur la réserve !


Dès la première grosse étape je ne me sentais pas en confiance. J'avais du mal à me mettre dans le rythme, j'ai changé quelques réglages sur mes suspensions, mais après un début moyen, c'est difficile. Le problème est que ma chute au Maroc sur l'épaule droite m'a handicapé, non pas tellement par la douleur mais plus par une gène, un manque de force. Je l'ai pourtant économisée le plus possible les deux mois après le Maroc, pas de roulage, piscine minimum, etc. Sur ce genre de course, il faut être au top de sa forme à 100 %, cela m'a manqué. En début d'étape cela allait mais en fin de journée je relâchais un peu, si j'avais cherché à en faire trop j'allais aller à la faute. Je me suis fait surprendre l'an dernier même si je roulais à ma main et que je n'avais rien à regretter. Là on a plus roulé en sécurité.


Tu ne te sentais tu pas très bien sur ta moto, ce n'était que ton épaule ?


On avait fait des tests, validé les suspensions, j'ai peut-être moi aussi fait des erreurs de réglages lors des essais, au rallye du Maroc ce sont des étapes plus courtes, plus faciles, la moto elle me convenait très bien, elle a juste évolué depuis l'an dernier, elle n'est pas si différente. Mais en ayant quelques doutes sur mon physique avec mon épaule, tu roules moins détendu, plus crispé, tu ne tiens plus ta moto pareil et tu laisses 10mn de trop par jour. L'an dernier j'ai fait des étapes en ne perdant que 5 mn sur les meilleurs, là c'est plutôt moi qui en perdait. La moto elle marchait très bien.


Cette année j'étais bien dans ma tête, j'avais une bonne moto dans une bonne structure. Il me manque du roulage, il faut faire plusieurs rallyes dans la saison cela semble évident. Aujourd'hui je parviens à faire 3 heures de sport par jour en moyenne, c'est encore insuffisant. J'ai de nouveau accumulé de l'expérience, il faut que les choses évoluent encore.


Ca roulait très vite les 15 premiers !


Le niveau des pilotes est plus homogène, il y a beaucoup de pilotes qui sont arrivés l'an dernier, ils avaient pris de l'expérience cette année, derrière les deux pointures les temps sont assez proches, c'est bien pour la course. Mais il faut être à 100 % physiquement.


Un mot sur les belles performances comme Svitko, Farres ou Goncalves.


Svitko c'est un pilote rapide, il roulait déjà fort avec la 690, Farres c'est un très bon enduriste qui roule très vite, je ne suis surpris de le voir là non plus. Il y a aussi Cody un super pilote de GNCC, il est allé à la faute cette année. Goncalves, on le connaît, il est un peu « électrique » là ça s'est bien passé mis à part un souci moteur, ils sont nombreux à être rapides, on est dans un groupe d'une dizaine de pilotes qui roulent vite.


Ton programme pour la suite.


Il y aura un débriefing chez Yamaha, là on verra ce qui se fait cette saison, le week-end prochain je fais l'enduro du Touquet. Là aussi c'est du roulage, un peu pour le fun avec envie de rentrer dans les 30, finir dans les 20 serait mieux mais c'est aussi une course particulière avec des pilotes qui s'y préparent très bien.


Merci Olivier à bientôt.


Dakar 2012 : Interview Olivier Pain, 9ème final


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