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Électrique et hybride : le nouveau pari de PSA

Dans Futurs modèles / Technologie

Le groupe PSA investit massivement dans l’électrification de ses modèles. Avec l’aide de son partenaire-actionnaire DongFeng Motors, il va créer des voitures électriques. Tout seul, il va se lancer dans l’hybride rechargeable. Les premiers modèles électriques et hybrides sortiront de chaîne en 2019, Caradisiac vous propose un dossier sur ce projet important pour PSA.

Électrique et hybride : le nouveau pari de PSA

Un peu d’histoire

Le véhicule électrique, PSA connaît. Des études menées par Peugeot durant l’occupation pour trouver une alternative au manque de carburant vont donner naissance au V.L.V, (véhicule léger de ville). Il y aura un utilitaire J5 sur batteries dans les années quatre-vingts et enfin, à partir de 1993, la décision de produire des autos électriques de série : Peugeot 106, Citroën AX puis la Saxo sa remplaçante.

 

Autolib' avant la lettre

Les électriques ‘‘modernes’’ de Citroën et Peugeot n’ont rien de sexy. Elles coûtent cher, n’ont qu’une autonomie limitée (80 km en moyenne), sont peu puissantes (27 ch), sont lourdes du fait de la présence des batteries nickel-cadmium (fabriquées par SAFT à Bordeaux). Elles disposent en plus d’un réservoir de carburant (8 litres) pour alimenter le petit moteur thermique qui sert au chauffage de l’habitacle… Après un accord avec la ville de La Rochelle pour proposer des voitures libre-service bien avant Autolib, quelques milliers d’exemplaires vendus en France, l’expérience s’arrêtera en 2001.

 

Électrique et hybride : le nouveau pari de PSA

L’électrique revient

En 2009, au Salon de Francfort Peugeot propose son concept-car BB1. Un petit véhicule électrique rechargeable au style très particulier qui aurait pu devenir la “Smart“ électrique du Lion. Le projet restera dans les cartons et le constructeur français avec son homologue Citroën se tourneront vers Mitsubishi pour transformer sa I-Miev électrique en Peugeot iOn et Citroën C-Zero.

 

Électrique et hybride : le nouveau pari de PSA

Du côté de l’hybride

En ce qui concerne l’hybridation des modèles, c’est un projet PSA (associé à l’équipementier Bosch) qui va donner naissance à l’Hybrid4 (les travaux débutent à partir de 2006). Ce moteur électrique positionné sur l’essieu arrière permet d’entraîner les roues arrière sur quelques centaines de mètres, permettant de rouler sur quelques mètres en tout électrique, ou de disposer d’une transmission intégrale si besoin.

 

Un coût important

Peu de véhicules ont droit à ce système, car le coût du dispositif oblige à ne l’installer que sur des véhicules de taille imposante pour éviter de trop gros écarts de prix entre le modèle thermique (Diesel) et hybride (Diesel + électrique). C’est pourquoi chez Citroën seule la DS5 y aura droit, tandis que chez Peugeot c’est la 3008 qui l’inaugure en 2011 avant que ce système ne soit monté sur la 508. Mais en 2014, Carlos Tavares, le patron de PSA, annonce en interne que l’hybrid4 disparaîtra de la gamme en 2017. Cette décision est prise principalement parce que le trop peu de voitures vendues avec l'Hybrid4 ne permet pas de l’amortir. Mais l’hybridation n’est pas condamnée pour autant par PSA qui va envisager de nouvelles solutions.

 

Hybrid Air, projet condamné ?

Pour être complet sur le sujet de l’hybridation, on se doit de parler de la tentative par le groupe de proposer une alternative à l’électrique avec le projet Hybrid Air. Lancé en 2013, ce système proposait un mariage innovant d’un moteur essence et d’un réservoir d'énergie, sous forme d'air (azote) comprimé. Le tout était couplé à un ensemble moteur-pompe hydraulique et une transmission automatique via une boîte de vitesses à train épicycloïdal.

Ce système s’adaptait aux demandes du conducteur et optimisant l'efficacité énergétique selon un fonctionnement en 3 modes : un mode air (zéro émission), un mode essence et un mode combiné. L’air comprimé (comprimé dans une bonbonne à chaque décélération ou freinage) était envoyé à la pompe hydraulique lors des phases d’accélération ou lors des reprises. Autonomie limitée sur quelques centaines de mètres.

PSA avait besoin d’un partenaire pour partager les coûts d’industrialisation. Contacté dans un premier temps, General Motors, avec qui PSA avait à l’époque une alliance, a refusé. Ensuite son partenaire DongFeng Motors a fait de même, car pour les autorités chinoises (et pour bénéficier, le cas échéant, de prime ou avoir le droit de circuler en ville en cas de pic de pollution) un véhicule hybride est forcément électrique. Sans partenaire industriel, PSA a été contraint de mettre son système Hybrid Air de côté.

 

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Commentaires (72)

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Par

Comme d'autres marques, aucun projet de citadine ou compacte hybride ou alors avec une puissance (et donc un prix) qui n'interessera qu'une minorité d'acheteurs.

Même si leur idée d'avoir des petites electriques et des grosses hybrides est plutot logique, il leur manquera les petites hybrides abordables dans leur gamme.

Par

Remercions Dong Feng de forcer PSA à sortir du tout diesel.

Par

Un article intéressant qui rappelle qu'en effet PSA n'est pas tout à fait novice en matière de déplacement électrique et hybride.

Mais autant d'échecs commerciaux également....

On rappellera que Tavares disait pis que pendre de l'hybride du temps où il était chez Rîno ( je me souviens d'un long interview dans "Berlinette Mag ", où il listait par le menu les inconvénients de cette technologie forcément complexe ).

C'est ça qui est formidable avec ce dirigeants d'entreprise, grassement payés pour avoir une vision éclairée du futur, c'est que même quand ils se plantent, après tout qu'importe, leur rémunération n'est engagée en rien, bien au contraire...

Et j'aime bien aussi la phrase concernant la non reconduction de l'hybride mazout sur le H.D.G PSA : "Cette décision est prise principalement parce que le trop peu de voitures vendues avec l'Hybrid4 ne permet pas de l’amortir. "

Non Mr Pellerin, ça c'est juste la copie d'un communiqué de presse.

La raison est que le produit proposé était simplement bien imparfait :

- performances bienn ternes

- quasiment aucun gain en conso enregistré

- soute réduite ( allez voir celle d'une DS5 hybride : un gag ! )

- tarif trop élevé

- motorisation diesel ne passant plus les normes sans mise à jour coûteuse.

Alors oui, quand le produit n'est pas à hauteur des attentes consommateurs, on n'en vend pas beaucoup.

Et l'on en arrive à la conclusion reprise ci-dessus.

Par

Mouais, comme dit plus haut pas de citadines ou même de moyennes

Puissance de 250ch / 300 ch complétement inutile

Toy se débrouille parfaitement avec 100 à 200 ch en hybride et ce depuis 1997

Ils ont enfin compris l’intérêt de cette motorisation

Par

En réponse à roc et gravillon

Un article intéressant qui rappelle qu'en effet PSA n'est pas tout à fait novice en matière de déplacement électrique et hybride.

Mais autant d'échecs commerciaux également....

On rappellera que Tavares disait pis que pendre de l'hybride du temps où il était chez Rîno ( je me souviens d'un long interview dans "Berlinette Mag ", où il listait par le menu les inconvénients de cette technologie forcément complexe ).

C'est ça qui est formidable avec ce dirigeants d'entreprise, grassement payés pour avoir une vision éclairée du futur, c'est que même quand ils se plantent, après tout qu'importe, leur rémunération n'est engagée en rien, bien au contraire...

Et j'aime bien aussi la phrase concernant la non reconduction de l'hybride mazout sur le H.D.G PSA : "Cette décision est prise principalement parce que le trop peu de voitures vendues avec l'Hybrid4 ne permet pas de l’amortir. "

Non Mr Pellerin, ça c'est juste la copie d'un communiqué de presse.

La raison est que le produit proposé était simplement bien imparfait :

- performances bienn ternes

- quasiment aucun gain en conso enregistré

- soute réduite ( allez voir celle d'une DS5 hybride : un gag ! )

- tarif trop élevé

- motorisation diesel ne passant plus les normes sans mise à jour coûteuse.

Alors oui, quand le produit n'est pas à hauteur des attentes consommateurs, on n'en vend pas beaucoup.

Et l'on en arrive à la conclusion reprise ci-dessus.

Parfaitement d'accord avec toi... je me souviens des premiers essais de la 508 rxh, très belle caisse de l'extérieur, mais alors avec le système hybride, elle consommait autant, voire plus que la 508 diesel...avec un degré de complexité et un poids nettement plus important...

Par

En réponse à roc et gravillon

Un article intéressant qui rappelle qu'en effet PSA n'est pas tout à fait novice en matière de déplacement électrique et hybride.

Mais autant d'échecs commerciaux également....

On rappellera que Tavares disait pis que pendre de l'hybride du temps où il était chez Rîno ( je me souviens d'un long interview dans "Berlinette Mag ", où il listait par le menu les inconvénients de cette technologie forcément complexe ).

C'est ça qui est formidable avec ce dirigeants d'entreprise, grassement payés pour avoir une vision éclairée du futur, c'est que même quand ils se plantent, après tout qu'importe, leur rémunération n'est engagée en rien, bien au contraire...

Et j'aime bien aussi la phrase concernant la non reconduction de l'hybride mazout sur le H.D.G PSA : "Cette décision est prise principalement parce que le trop peu de voitures vendues avec l'Hybrid4 ne permet pas de l’amortir. "

Non Mr Pellerin, ça c'est juste la copie d'un communiqué de presse.

La raison est que le produit proposé était simplement bien imparfait :

- performances bienn ternes

- quasiment aucun gain en conso enregistré

- soute réduite ( allez voir celle d'une DS5 hybride : un gag ! )

- tarif trop élevé

- motorisation diesel ne passant plus les normes sans mise à jour coûteuse.

Alors oui, quand le produit n'est pas à hauteur des attentes consommateurs, on n'en vend pas beaucoup.

Et l'on en arrive à la conclusion reprise ci-dessus.

soit pas jaloux roc, tu peux toi avoir l'internet ultra low cos quand lui (Carlos) prend du high cost full options. tu ne peux pas savoir comment il envie tes pipas a 2 euros achetés chez un sympathique marchand turc et il envie tes journées entières passés a faire des commentaires sur Caradisiac. :wink: pas de jalousie stp :oui:

ah oui dis donc c'est pas mal toute ta liste mais peut t'on dire pareil de l'Audi A6 Hybrid par exemple qui s'est bien moins vendue (et pas que d'un peu) par rapport à la 508 (en versions hybrides) :biggrin: (pareil pour la Jetta Hybride aussi) :ange:

Par

En réponse à nous75

Remercions Dong Feng de forcer PSA à sortir du tout diesel.

PSA vend plus d'essence que de diesel, pas le cas de certains constructeurs allemands par exemple :oui:

Par

En réponse à nous75

Remercions Dong Feng de forcer PSA à sortir du tout diesel.

Pas mieux :)

Par

En réponse à roc et gravillon

Un article intéressant qui rappelle qu'en effet PSA n'est pas tout à fait novice en matière de déplacement électrique et hybride.

Mais autant d'échecs commerciaux également....

On rappellera que Tavares disait pis que pendre de l'hybride du temps où il était chez Rîno ( je me souviens d'un long interview dans "Berlinette Mag ", où il listait par le menu les inconvénients de cette technologie forcément complexe ).

C'est ça qui est formidable avec ce dirigeants d'entreprise, grassement payés pour avoir une vision éclairée du futur, c'est que même quand ils se plantent, après tout qu'importe, leur rémunération n'est engagée en rien, bien au contraire...

Et j'aime bien aussi la phrase concernant la non reconduction de l'hybride mazout sur le H.D.G PSA : "Cette décision est prise principalement parce que le trop peu de voitures vendues avec l'Hybrid4 ne permet pas de l’amortir. "

Non Mr Pellerin, ça c'est juste la copie d'un communiqué de presse.

La raison est que le produit proposé était simplement bien imparfait :

- performances bienn ternes

- quasiment aucun gain en conso enregistré

- soute réduite ( allez voir celle d'une DS5 hybride : un gag ! )

- tarif trop élevé

- motorisation diesel ne passant plus les normes sans mise à jour coûteuse.

Alors oui, quand le produit n'est pas à hauteur des attentes consommateurs, on n'en vend pas beaucoup.

Et l'on en arrive à la conclusion reprise ci-dessus.

Pas mieux non plus, excellent résumé :)

Par

Et pour bien comprendre que de toute façon, Peugeot n'a plus le choix, puisque le diesel en ville, c'est terminé, chercher sur Google search "AVEM" + "Innovation Day". Ne pas perdre son temps à lire l'article à la gloire de PSA, plus personne n'est dupe sur les errements à répétition du groupe au sujet du diesel (quand le patron R&D s'appelle Leborgne, on comprend la cécité partielle de Peugeot...). Mais aller directement aux commentaires parfois très éclairés et souvent particulièrement informés de certains internautes... Tout est dit sur cet incroyable enfumage au diesel des constructeurs, que d'aucuns qualifient déjà de génocide environnemental... 48 000 morts par an en France à cause des particules fines, dont la plupart - dites les secondaires - se forment derrière le véhicule à partir des NOx, cela représente... un 13 novembre chaque jour... Cette situation doit cesser...

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