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Entretien avec Frédéric Fourgeaud Président de la SIMA

Dans Moto / Pratique

Entretien avec Frédéric Fourgeaud Président de la SIMA

Figure emblématique dans le paysage du deux roues motorisés, Frédéric Fourgeaud se présente comme un personnage assez mystérieux, avec des ambitions élevées et un flair à toute épreuve. Lors de notre passage dans les locaux de la SIMA (importateur des produits TGB, Adly) , l'actuel président de la société d'importation nous a accordé un entretien dans lequel il retrace son parcours et effectue un bilan de la marque Mash.


Caradisiac Moto : Frédéric Fourgeaud, bonjour, avant d'évoquer la marque Mash, pouvez-vous nous retracer votre parcours ?


Frédéric Fourgeaud : bonjour, passionné des courses motocyclistes, j'ai commencé la compétition à l'âge de 17 ans avec un titre de vice champion de France. Puis, je suis passé à l'Endurance, puis au Superbike production. Au total, les circuits m'ont accaparé durant 15 ans. Une expérience enrichissante avant de commencer une nouvelle carrière avec la mise en place de ma propre concession durant 22 ans, qui, aujourd'hui est devenue Moto Land. Amateur de challenge, je me suis lancé dans les lubrifiants ipone en tant que président de la marque pendant huit ans.


Caradisiac Moto : une marque de lubrifiants qui a connu et connaît toujours un véritable engouement ?


Frédéric Fourgeaud : un joli succès effectivement, puisqu'il a fallu déménager de ma Picardie natale pour le sud de la France à Aix en Provence. 2006 a marqué un tournant dans ma vie professionnelle : en effet, la famille de Marcel Seurat (fondateur de la SIMA et décédé en 2004) m'a demandé de venir redresser la société en difficulté à ce moment là. Il aura fallu une année pour que l'entreprise se redresse et ce n'est qu'à l'aube de l'année 2008 que j'ai officialisé le rachat de la société. Toutefois, le grand changement ne s'est fait qu'à partir de 2010 avec la construction du bâtiment actuel.


Le résultat positif n'a été possible qu'avec la marque TGB grâce à Jean Michel Paquin (Directeur du département) qui oeuvre avec TGB depuis 2005. Rappelons que TGB a été en tête des ventes quad en 2010 avec pas moins de 4000 unités écoulées.


Caradisiac Moto : 2012 marque la création de Mash, trois ans après, il semblerait que vous ayez trouvé la bonne formule sur le segment des motos néo-rétro ?



Frédéric Fourgeaud : las d'être toujours dépendant des marques que j'importais et que j'import encore aujourd'hui, j'ai souhaité me lancer dans la création d'une entité à part, d'où la naissance de l'enseigne Mash. Cette dernière symbolise quelques oeuvres cinématographiques apparues dans les années 70. Il faut savoir que Mash m'appartient et je suis satisfait d'être enfin autonome. Aujourd'hui, l'export représente 50 % des ventes. La Seventy 125 a été la première à intégrer la gamme en 2012. Il est important de signaler qu'en 2014, Mash s'est payée le luxe d'être devant Honda, ce qui représente une belle performance de la part d'une marque qui n'existait pas il y a deux ans et demi. Depuis, plusieurs déclinaisons sont venues grossir la gamme 125 (Café Racer, Scrambler), puis nous avons étendu notre activité aux cylindrées supérieures avec l'arrivée ces jours-ci d'un Café Racer 250. Le catalogue 2015 contient également le modèle Five Hundred, qui, en réalité n'est autre qu'un 400 cm3. Enfin, nous nous sommes associés avec Von Dutch afin d'élaborer un prototype dévoilé au dernier salon de Milan. Fort de l'engouement suscité par ce modèle, nous avons opté pour une commercialisation en série limitée à 200 exemplaires.


Caradisiac Moto : tirez-vous un bilan positif ?


Frédéric Fourgeaud : le bilan s'avère extrêmement positif, nous nous dirigeons vers une année 2015 à 8000 véhicules vendus toutes cylindrées confondues contre 5000 en 2014.


Caradisiac Moto : la gamme Mash compte à ce jours des motos toutes cylindrées ainsi que des scooters 50 cm3. Seriez-vous tenté par une incursion sur le segment des scooters 125 ?


Frédéric Fourgeaud : non , absolument pas. Nous avons quelques produits 50 mais la clientèle se porte surtout sur la gamme moto essentiellement dans les grandes villes. Le marché du scooter 125 est très exigeant et beaucoup trop concurrentiel. Nous allons garder le bibop 50 adapté à une jeune clientèle proposé à un tarif plancher. Notre gamme de 50 à boites va disparaître, faute d'un marché en chute. Cependant, nous allons réinventer un concept pour les jeunes. Bien sûr, il est trop tôt pour vous en dévoiler les secrets mais nous travaillons activement sur la question et il n'est pas impossible que début 2016, nous puissions proposer aux jeunes un nouveau type de mobilité.


Caradisiac Moto : avez-vous des vues sur le segment trois roues ?


Frédéric Fourgeaud : je peux vous affirmer officiellement que nous n'irons pas sur ce segment, car à mon sens, il paraît inutile de faire prendre des risques à un industriel d'investir des millions d'euros sur un marché qui ne tient que sur le côté législatif. Nous avons déjà tenté l'expérience avec TGB. La fabrication des moules demande un investissement financier colossal, c'est pourquoi, nous ne tenterons en aucun cas l'expérience.


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