Caradisiac utilise des cookies pour assurer votre confort de navigation, à des fins statistiques et pour vous proposer des services adaptés. En poursuivant votre navigation, vous en acceptez l'utilisation. En savoir plus

2. Essai Aprilia RS4 125 cm3 : taillée pour la piste

Essai Aprilia RS4 125 cm3 : passage en 4 temps

Parfaitement alignées dans la voie des stands du tracé de Vairano, les RS4 nous attendent patiemment. Posées sur leurs béquilles latérales, les machines exhibent leurs carénages proposés en deux coloris blanc glam et noir racing. Après le traditionnel briefing et la tenue de rigueur enfilée, l'heure de vérité avait sonné.


petite RSV4


Essai Aprilia RS4 125 cm3 : passage en 4 temps


Du charme, la RS4 n'en manque pas ! la sulfureuse protégée de Noale propose des dimensions bien proportionnées et dans les standards de la catégorie. Mesurant 1953 mm de long, l'italienne demeure à peine plus longue que la CBR (1946 mm) et nettement plus compact que la Yamaha YZF (2015 mm) ou encore que sa cousine Derbi GPR (1995 mm). En terme de design pur, la RS4 reprend à l'identique les lignes acérées de sa soeur aînée RSV4 APRC. L'impression de calque se confirme à la vue de la petite bulle courbée, du garde boue en imitation carbone et de la coque arrière. L'intégration de feux à Led à l'intérieur de la face avant et du feu arrière renforce la connotation sportive du produit. L'ajustement des coques ne souffre d'aucune fausse note et la position du pot d'échappement sous le carénage moteur accentue son sex-appeal. Toutefois, l'apparition du réseau de câbles visibles entre le poste de pilotage et la face avant gâche un peu la fête. L'instrumentation de bord compte deux formes de lisibilité : l'analogique pour le régime moteur, tandis qu'un cadran rectangulaire digital assure au conducteur le présence des informations nécessaires comme la température moteur, deux trips, la vitesse et même la vitesse maxi atteinte). On regrettera l'absence d'une jauge à essence, les futurs acquéreurs pourront compter sur un témoin de réserve et de témoins lumineux comme le point mort et l'huile. Enfin, le réservoir ( contenant 14,5 litres de carburant dont 3,5 litres de réserve) se distingue par des arêtes prononcés. Il s'ouvre au moyen de la clé de contact et sa monte sur charnière facilitera grandement les ravitaillements à la pompe.


L'ouverture de la selle via la clé de contact libère une surface de rangement non négligeable pour la catégorie. Ainsi, un petit antivol U pourrait bien y trouver sa place. L'éventuel passager bénéficiera d'un carré de selle : pour cela, il faudra atteindre le bouton sous le capot de selle actionnant le montage et le démontage de ce dernier.


pas si radicale


A l'évocation de ce style de machine, la question du confort revient sans cesse : et bien détrompez-vous, car cette RS4 fait exception à la règle ! la selle démontre un certain confort et la position ''médium'' du buste autorise un usage quotidien. Facile à enjamber en raison d'une hauteur de selle assez faible (820 mm), la prise en main s'effectue de manière instinctive. Cette facilité s'explique également par la position assez reculés des repose-pieds et par un poids raisonnable : en effet, la RS4 affiche 134 kg sur la balance (un poids obtenu avec les fluides mais sans essence) grâce à son cadre périmétrique en aluminium. Nous n'avons pas pu mesurer le diamètre de braquage, mais à l'arrêt, la petite sportive braque convenablement et le pilote ne se retrouvera pas avec les doigts coincés contre le réservoir en butée de guidon.


en piste !


Essai Aprilia RS4 125 cm3 : passage en 4 temps


Les premiers tours du circuit de Vairano seront l'occasion de se familiariser avec le tracé et d'exploiter au fur et à mesure le potentiel de la machine. Et du potentiel, notre hôte du jour n'en manque pas ! un tour de clé vers la droite, l'injection Magneti Marelli siffle, puis une pression sur le démarreur électrique et le monocylindre 4 temps de 124,8 cm3 résonne. Ce bloc 4 soupapes à injection électronique adopte une distribution à double arbres à cames en tête (DOHC) développe 15 ch pour un couple de 11 Nm disponible dès 8000 tr/mn. Capable de reprendre de la vigueur à bas-régime (en jouant tout de même de la boite de vitesses à 6 rapports), le moteur se montre extrêmement pointilleux et sa meilleure plage d'utilisation se situe entre 8500 et 11000 tr/mn. D'ailleurs, une grande courbe à gauche permet de visualiser sur le compteur une vitesse de pointe de l'ordre de 122 km/h. Précise et bien étalonnée, la boite de vitesses demeure facile aussi bien à la montée qu'à la descente des rapports. A ce sujet, la RS4 bénéficie de l'expérience de la marque et propose en option (109 €) le fameux shifter (disponible sur la RSV4 Factory APRC). Baptisé Quick Shift, ce dispositif permet de monter les rapports sans avoir à toucher au levier d'embrayage. Un système inédit sur une machine de cette cylindrée et qui s'avère utile sur circuit.


Le circuit de Vairano se caractérise par des grandes courbes, des enchainements rapides et des pif paf : bref, une panoplie de portions techniques et rapides pouvant mettre en exergue la partie cycle surdimensionnée de la RS4. L'imposante fourche inversée accueille des fourreaux ø 41 mm et le mono-amortisseur fixé sans biellette offre un débattement de roue de 130 mm. A l'usage, la tenue de route demeure impeccable, et l'inscription en courbe carrément bluffante de facilité en dépit de réglages de la suspension. La motricité offerte par le bras oscillant en aluminium s'avère tout aussi impressionnante dès la remise des gaz. La rigueur du châssis accepte une prise des freins tardives : Muni d'un disque ø 300 mm pincé par un étrier radial 4 pistons, la puissance du freinage arrive instantanément dès que l'on effleure le levier droit. Et les pneus dans tout ça ? il faut bien avouer qu'en découvrant la monte pneumatique Sava MC 25 Bogart (d'origine slovène), nous étions en droit de nous poser quelques questions : cette gomme allait-elle nous offrir suffisamment de grip pour une utilisation sur circuit ? une interrogation vite gommée puisque les ingénieurs italiens avaient opté pour l'occasion une gomme Pirelli Diablo Supercorsa avec en prime des dimensions différentes de la monte d'origine (110/70x17 à l'avant au lieu de 100/80x17) et (150/60x17 à l'arrière au lieu de 130/70x17). On apprécie le grip sans faille procuré par les pneus italiens.


Portfolio (20 photos)

Mots clés :

Commentaires (8)

Déposer un commentaire

Pour déposer un commentaire, veuillez vous identifier ou créer un compte.

Identifiez-vous

Se connecter ou S'inscrire

Lire les commentaires

Par Anonyme

 et pourquoi pas un mono injection directe 2t???? une technologie déjà éprouvée dans d'autres milieux

Par Anonyme

Il y a certainement une erreur dans la description des dimensions de pneumatiques. Notamment le pneu arrière qui, selon l'article, serait un 180 de large d'origine. Impossible sur une pitite pétoire 125 4T.

Par Anonyme

 J'ai pas lu qu'on parlait d'un pneu de 180 ...

Par Anonyme

Vraiment triste , à part le look (qui n'est qu'une Gpr125) cela n'est vraiment plus la Rs haut de gamme que j'ai. poste de pilotage aseptiser (pas de pieces anodiser , compteur miniature) , moteur intouchable sans passer par un concess (il vont ce faire plein d'argent tous les 4000km) , que 122km .............. et 2000trm de jeux moteur. cadre de nain (pardon à eux) , frein miniature , pneu de cbr , bras oscillant de 50cc. le 2T injection etait vraiment le minimum qu'Aprilia aurait du faire , déja qu'ils n'ont pas de 600cc , ont passe de la 50 heuu non 125cc (bof c'est les mêmes perfs) à la 1000cc impayable. quand je vois ca , je me dit que le mieux c'est encore la Ktm 125cc , moin cher et plus fun. je pensait vendre ma rs cette année , ben je vais la garder au vue de tous sa. Enfin j'ai une moto collector grace à cela , dans 5 ans je peut la vendre le double que je l'ai acheter ;)

Par Anonyme

Tout à fait d'accord avec toi killerjesse! Garde ta belle deux temps qui marche fort :bien:. C'est dégoutant ce qu'on a sur le marché maintenant. Vraiment de la graille et à des prix de fous.

Par Anonyme

Honte à Aprilia...cette 125cc n'est qu'un navet...uniquement guidée par l'argent facile, pas d'investissement dans un 2T à injection directe, mais réutilisation du bloc 4T derbi...ou est le racing spirit...disparu avec la fin des vrai GP en 2002/2010/2012...le rachat par Piaggo...et remplacé par le monnaie spirit...

Par Anonyme

tres franchement j'en ait marre de tous ces gens qui critique non stop les 125 4 temps tout cela parce qu'ils pensent etre des pilotes avec une deux temps qui fait un bruit de mobylette

Par Anonyme

 bonjour je possede la dite rs4  injec direct shifter auto pot leo direct evo2 carbon   je suis pret et disponible a recevoir tout critique a bordeaux 33  pour un vs     mail pour rdv         ayant deja posseder (ou etais possedé) par toutes cest rival (digne de ce nom )   c'est a dire mhh ?   la seule qui tienne presque mais de loin  et la ktm (tondeuse atroce monter par un  homme grenouille( si plus d'un mètre quatre-vingt)    les autre ne tiennent pas !  que ce soit: la fourche :  yzfr (sucidaire)                     ktm ( bien pour le dimanche et pour faire le con ( relativement )     sur ma rs je drift,je cabre,je stop, je burn et ramone mes callepied depuis 1 ans! la faute n'est pas qu'au moto  mais aussi  au  motard en carton patte (souvents) vous accabler un miracle de technologie !  4t oui      ce n'est qu'une 125  vous voulez  tirer    passer le gros cube au lieu de raler ^^' tp  spd :175 km/h    ça suffis !           (dsl pour la synthaxe et l'ortho".  je suis en session cross'    landes<3   je pouvais pas la laisser ce faire salire)   ma main pour une rs4 ! 

Déposer un commentaire

Pour déposer un commentaire, veuillez vous identifier ou créer un compte.

Identifiez-vous

Se connecter ou S'inscrire