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Essai Dunlop RoadSmart 3 (III): l'homogénéité se nomme RS3

Dans Moto / Equipement

Essai Dunlop RoadSmart 3 (III): l'homogénéité se nomme RS3

Cinq ans après la seconde version (2011), Dunlop présente son nouveau RoadSmart. Pour la première fois un pneu hérite de sculptures « similaires » sur l'avant et l'arrière… Une question d'image ? C'est ce que nous allons voir. Essai.


L'usure ou plutôt le comportement ou l'évolution que va avoir le pneumatique au fil des bornes est un point clef lors de sa conception. Dunlop a, avec son RoadSmart 3 (ou RS3 pour les intimes), particulièrement travaillé sur la « forme » d'usure afin d'avoir un comportement le plus homogène possible du pneu neuf au pneu usé…


Si l'arrière (bi-gomme) est plus une évolution du RS2 (ici en test longue durée), l'avant (toujours mono-gomme) quant à lui a particulièrement retenu l'attention du manufacturier, résultat un gommard totalement inédit… et pour le moins surprenant.


TOUTE UNE PHILOSOPHIE


L'engagement en compétition fait partie de l'ADN du manufacturier, cette nouveauté ne fera pas exception à la règle mais se fera également plus « city » là où son prédécesseur avouait quelques lourdeurs à basse vitesse, obligeant le motard à jouer des bras en milieu urbain et d'autant plus lorsque le pneu était froid.


Essai Dunlop RoadSmart 3 (III): l'homogénéité se nomme RS3


Ce nouveau Sport-Touring fait la promesse d'être plus vif et de gagner en légèreté à basse vitesse. Pour y parvenir Dunlop part d'une feuille blanche pour la réalisation de son avant.


Tout a été revu, les sillons bien entendu mais aussi le profil avec le rayon de courbure réduit, la construction avec une nouvelle carcasse 1 pli ainsi qu'une rigidité différente entre le centre et l'épaulement.


La base de l'arrière reste identique à l'excellente version précédente et se « contente » d'évoluer avec entre autre un rayon plus large dans la zone centrale (ce qui aura pour but d'offrir un meilleur équilibrage de roulage) et un potentiel d'usure augmenté de +10% (information que nous n'avons pas pu vérifier… pour l'instant).


Même si la frontière entre un pneu Hypersport et une gamme Sport/ Touring tend à s'amoindrir c'est sur la route que la nouveauté doit convaincre. Pour nous rendre compte du boni engrangé, un petit tour sur les hauteurs de Mireval (département 34) sera notre premier exercice de la journée.


De la routière pachydermique au roadster vif et léger le RS3 accepte tout. Le gros point fort est sa facilité au déclenchement sans pour autant tomber lorsque l'angle devient maximal.


Essai Dunlop RoadSmart 3 (III): l'homogénéité se nomme RS3


Impressionnant de linéarité il est très progressif, sans surprise, sans fourberie. Quelle que soit la monture, le boudin ne descendra jamais par palier et restera uniforme sur la descente en gardant le gite voulu. Plus soyeuse, avec un bon ressenti de la route, la nouveauté se montre très confortable, peut-être même le plus qu'il m'ait été donné d'essayer. Ne faisant aucun cas entre bitume sec et un asphalte humide voire mouillé le pneu est avant tout facile, à tel point qu'il se fera oublier, au même titre que la qualité du revêtement.


Résultat le pilote se concentrera uniquement sur ses trajectoires sans se soucier du reste ! Un point fort côté sécurité.


MATIÈRE GRISE


Essai Dunlop RoadSmart 3 (III): l'homogénéité se nomme RS3

Essai Dunlop RoadSmart 3 (III): l'homogénéité se nomme RS3


Le dessin des structures est proche mais pas identique et pour cause : l'orientation des sillons est différente pour pouvoir supporter les efforts de freinage tandis que l'arrière se doit de supporter ceux de traction il en résulte des rainures qui ne sont pas dans le même sens.


Pour mieux comprendre il n'y a pas d'obligation technique d'avoir un dessin assez proche mais Dunlop a fait ce choix marketing.


Il est cependant tout à fait possible de les monter avec un avant ou un arrière différents si toutefois les taux d'usure restent compatibles… pour garder un comportement homogène.


Le temps de chauffe est également un point crucial dans la côte de séduction d'un pneu. Après 53 mélanges testés le fabricant a sélectionné la meilleure composition possible entre la chimie retenue au niveau des épaules et celles de la bande de roulement.


Essai Dunlop RoadSmart 3 (III): l'homogénéité se nomme RS3


En plus de cette cuisine moléculaire la ceinture acier a laissé sa place à une version à câble aramide (fibre synthétique) aux caractéristiques différentes notamment une montée en température plus rapide et un plus en maniabilité à températures basses.


Vendredi dernier était le jour idéal pour vérifier tout ça à la vue d'un thermomètre refusant de prendre des degrés. Si sur le papier les performances optimales déboulent plus tôt, dans la vraie vie je ne m'en suis pas rendu compte. Ne pensez pas pour autant que le RS3 chauffe lentement vous feriez fausse route mais à l'aveugle je serais à coup sûr incapable de faire une différence avec la version précédente !


WET


Essai Dunlop RoadSmart 3 (III): l'homogénéité se nomme RS3


Mireval c'est aussi sa piste mouillée avec ses 7 millimètres d'eau constants, ses grandes courbes, ses épingles, ses montées, ses descentes… bref un bonheur pour un marin et une source de stress pour un motard.


Face à la nouveauté : le Pirelli Angel et le Michelin Pilot Road 4. Assis sur un GSR750 les tours chaussés des trois trains s'enchaînent avec au final, un résultat plutôt surprenant.


Si le français m'avait clairement séduit dans cet exercice lors de sa présentation (retrouvez ici son essai) il sera le moins performant des trois concurrents le rythme grandissant. Ne pensez pas pour autant qu'il est ridicule loin de là, il amorcera certes quelques pertes d'adhérence en entrée en courbe tout en restant prévenant, là où les deux autres n'avoueront aucune faiblesse.


Essai Dunlop RoadSmart 3 (III): l'homogénéité se nomme RS3


Le niveau d'adhérence sur sol mouillé est tout simplement excellent notamment du fait d'une meilleure répartition du contact avec le sol, du rainurage iGT qui élimine rapidement l'eau mais aussi du mélange de Tri-polymère et de silice à haute dispersion…


BILAN


Moins d'effort sur le guidon, facile à déclencher sans avoir tendance à tomber une fois sur l'angle max ce nouveau RoadSmart 3 est progressif et linéaire. Sécurisant avec un bon retour des informations, le pneu développé dans le site de Montluçon offre en prime un niveau de grip sur le sec mais aussi le mouillé impressionnant. Une gomme extrêmement polyvalente en somme… devenue maniable sans pour autant perdre en stabilité.


Reste cependant à vérifier le gain en longévité et l'usure homogène promise par Dunlop. À suivre donc lors d'un test longue durée.


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Commentaires (2)

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Par Anonyme

Je roule en duo avec bagages en K 1600 GT avec des metzeler ou des PR4. Les uns comme les autres font en général entre 9000 et 10000km à l'avant comme à l'arrière. J'ai essayé des RS3 il faut reconnaitre que j'ai gagné en longévité, 11500 km pour l'arrière et 15000km pour l'avant tout en sachant que les RS3 ont étaient montés après débridage moteur. Donc on peut dire qu'ils durent plus de km que les autres d'autant plus que la bande de roulement a été très solicité sur des 2x2 voies (tour de l'Andalousie depuis la Charente puis balade en Normandie donc peu de virages serrés sur ces parcours. Jusque là rien à dire, par contre lors de  sortie en Dordogne puis en balade de plusieurs jours en Lozère et en Aveyron j'ai eu droit à quelques petits décrochages en virages serrés aussi bien de l'avant que de l'arrièrre, mais rien de bien dangereux mais qui mettent un peu le doute. Mais étant un peu maso je vais reéssayer  des RS3 en faisant moins de 2x2 voies pour voir si cela vient d'un rodage de pneus mal fait.

Par Anonyme

 moi j'ai une S1000RR je fais 3.000 km avec l'AR et 5.000 km avec l'AV, mais je prends vraiment mon pied, cette moto est un missile :wink:

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