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Essai (longue durée) Dunlop RoadSmart 2: un comportement à l'épreuve des bornes

Dans Moto / Equipement

Essai (longue durée) Dunlop RoadSmart 2: un comportement à l'épreuve des bornes

Bête de concours, le RoadSmart 2 est un pneu sport/ touring capable de tout faire. Qu'en est-il les kilomètres passant ? Essai à long terme d'une gomme Dunlop qui mise, pour séduire, sur sa grande polyvalence.


Évolution du célèbre RoadSmart, la version 2 a été remaniée en profondeur même si les fondamentaux ont été conservés. On retrouve donc une carcasse radiale à 0° avec un composé mono-gomme pour l'avant et bi-gomme à l'arrière avec cependant une chimie interne revue pour gagner en grip sous la pluie.


Pour gagner en kilométrage, Dunlop a bossé notamment sur ses sillons afin d'offrir une usure qui promet de gagner en constance et en uniformité. C'est sur ce point que nous axons notre mise à l'épreuve. A partir de quand ressent-on une variation dans son comportement.


Entendons-nous bien, notre essai se déroulera comme à l'accoutumée lors d'un usage dit basique. Ici pas question de bouffer du slider ou de tenter de le dégommer en un temps record, nous optons pour un roulage quotidien tant sur le sec que sur un bitume à la façon d'un nouvel an… c'est à dire bien arrosé.


Nous voulons voir comment s'use le RS2 et à partir de quand nous sentons une évolution dans son comportement.


ROAD BOOK ET PROTOCOLE


Essai (longue durée) Dunlop RoadSmart 2: un comportement à l'épreuve des bornes


C'est un itinéraire d'une cinquantaine de kilomètres que nous effectuerons quotidiennement sur un tracé regroupant 50% d'autoroute, 25% de départementales et le dernier quart de petites routes cradouilles et mal entretenues. Pour réaliser notre programme nous chaussons les anglais sur une Kawasaki ER-6.


Nous vérifierons la pression du RS2 toutes les trois semaines sur le même compresseur histoire d'éviter toute discussion.


Nous ne prêterons pas d'attention spéciale à la montée en température ne faisant donc aucun cas que bien réalisée elle augmente significativement la durée de vie des pneumatiques.


DES PRÉDISPOSITION SPORTIVES


La journée d'essai à Mireval (retrouver ici l'article) avait permis de montrer sa constance et son homogénéité. Capable de garder la trajectoire souhaitée sans résister, la seconde version du RoadSmart s'était montrée stable lors de la prise de frein. Qu'en est-il en vrai, dans la vie de tous les jours ?


Essai (longue durée) Dunlop RoadSmart 2: un comportement à l'épreuve des bornes

Essai (longue durée) Dunlop RoadSmart 2: un comportement à l'épreuve des bornes


Sur le tracé urbain il s'est révélé être correctement maniable sans être d'une vivacité notable. On ressentira un effet plus marquant de l'élément arrière que de celui avant. Autrement dit, une fois l'amorce faite, l'arrière suivra rapidement.


Essai (longue durée) Dunlop RoadSmart 2: un comportement à l'épreuve des bornes


Si le comportement est appréciable lorsqu'on a du rythme, il péchera en circulation ralentie et montrera ses faiblesses pour s'extraire des bouchons. Peut-on considérer ça comme un point faible ? Pas forcément. Je m'explique. Là où l'on perd en légèreté en mode « city », on gagne en précision et en rigueur une fois en rythme.


Sous la pluie le Dunlop s'en sort plus que convenablement si on lui en laisse le temps. Plus à son aise lors des averses estivales, le RS2 le sera un peu moins au mois de janvier sans pour autant être à la traine. Sur ces mois d'essai (de fin décembre à août) nous avons pu apprécier la facilité et la très bonne stabilité du pneu et sa parfaite neutralité mettant le motard en confiance avec un bon retour des informations et ce quelles que soient les conditions de roulage. Mais ce qui nous a le plus surpris c'est son mode d'usure. Malgré un trajet autoroutier quotidien sans grandes courbes, l'usure est uniforme et belle. Côté mise en température, nous sommes dans les standards actuels avec cependant une bonne tolérance aux températures maximales que l'on peut rencontrer en été dans le sud.


« Ils chauffent assez rapidement, une fois en température, ils atteignent leur maniabilité maximale (un peu plus camion à froid) » explique Philippe (Suzuki GSX-R 600 AM11) après quelques mois de roulage et 3000 kms parcourus. « J'ai particulièrement apprécié sa bonne stabilité au freinage même si il fige un peu la position de la moto à ce moment-là. »


LE CAP DES 6 000


Essai (longue durée) Dunlop RoadSmart 2: un comportement à l'épreuve des bornes


Essai (longue durée) Dunlop RoadSmart 2: un comportement à l'épreuve des bornes


6 000 bornes ont été nécessaires pour ressentir une variation dans le comportement du RoadSmart 2. Il aura fallu cette distance pour ressentir une amorce d'irrégularité due entre autre à notre feuille de route. Conséquence directe: une évidente diminution de la maniabilité.


Plus étonnante, la montée en température nous semble prendre plus de temps qu'au début de l'exercice. Enfin, le grip sera moins flagrant et moins appréciable qu'au début.


POUR 1000 BORNES DE PLUS


Essai (longue durée) Dunlop RoadSmart 2: un comportement à l'épreuve des bornes


Bon point, l'usure continue d'être progressive sans avoir le si désagréable effet « carré » fréquent lorsque le trajet autoroutier est important (même si on s'excite un peu sur les trois ou quatre virage que l'on croise, on ne fera pas de l'huile quand ça tournera).


La motricité et le grip ne varieront pas d'avantage durant ce laps de temps. Enfin, la moto restera saine avec un bon retour des informations…


AU FINAL


Gardant bien la pression, un peu « camion » à froid, le RoadSmart deuxième du nom a passé l'épreuve de la route avec les félicitations du jury. Plus « routier » que « city » ce Dunlop a été aussi fringant qu'au début durant plus de 6000 kilomètres. Une fois passés, on notera un comportement qui perdra en sérénité sans pour autant être catastrophique. Loin de là.


Offrant une bonne usure malgré notre acharnement autoroutier, le gommard évitera toute usure carrée. Résultat un plaisir toujours présent et une confiance qui a su perdurer.


Commentaires (9)

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Par Anonyme

à 5000 km sur un 950 SM. Une usure régulière, une dégradation de l'adhérence lente et progressive, une mise en temperature assez rapide, un pneu pas camionesque mais neutre: fbcdn-sphotos-f-a.akamaihd.net/hphotos-ak-xpf1/t31.0-8/q87/p417x417/10485511_491367487660885_7266014446434461866_o.jpg

Par Anonyme

 Bizarre... Suis-je tombé sur un mauvais numéro ? J'ai rarement autant détesté un pneu... Monté sur un Z750S je n'ai jamais pu avoir confiance en lui. Temps de chauffe trop long, glissant sur les bandes blanches et sur le mouillé, une usure du pneu avant en V qui lui donnait un comportement on/off à la mise sur l'angle, manquant de rigidité, se dégonflait rapidement... Bref je viens de changer pour du Bridgestone T30-Evo c'est le jour et la nuit... Même ma SdS a senti la différence ! Bizarre bizarre

Par Anonyme

Bizarre aussi : j'ai monté un train complet sur ma Triumph 1050 Tiger Sport, j'étais (et je reste) très content du comportement de ce pneu en toutes circonstances, mais l'avant, qui a maintenant 6500 km, est largement aux témoins sur les flancs, alors que l'arrière est à mi-usure environ. Je roule plutôt vite, mais pas brutal, et beaucoup de petites routes viroleuses (terrain de jeu dans les Cévennes) qui sollicitent bien les chaussettes... Mais 6500 km avec un pneu avant, ça me paraît quand même peu : première fois que je vais passer 2 pneus avant pour un pneu arrière ! Un début d'usure en escalier aussi, mais pas encore trop sensible. Quant à la bande de roulement, elle est encore en assez bon état, l'usure s'étant "concentrée" sur les flancs (pourtant ce n'est pas du bi-gomme !). Je vais remplacer l'avant à l'identique pour conserver l'homogénéité du montage, le temps de finir l'arrière, mais du coup je m'interroge pour la suite.

Par Anonyme

J'ai changé mon pneu après 9 000 kms sur un ER-6 aussi Je suis très content de ce pneu. Appel de phare à tous

Par Anonyme

moi j'ai fait 18.000 km avec ce gommard et je peux encore faire au moins 1.000 bornes!!!

Par Anonyme

Hello, Pour ma part, j'ai fait plus de 30 000 km avec un jeu de pneus. Oui, vous avez bien lu, 30 000 !! J'en suis plutôt content, bon compromis adhérence/usure. Monté sur ER6f, usage quotidien tout temps sur ville dense/autobeurk et nationnale.

Par Anonyme

 Salut à tous les Terriens!  J'ai 45.000 bornes en Roadsmart et ils sont à peine rôdés (usage intensif sur circuit poignée dans le coin).  Bip bip à tous

Par Anonyme

 Salut, mon train a 6500 kms sur un sv 650. L'avant est au temoin, et l'arriere aussi, l'usure est ireguliere, en V a l'avant et plat a l'arriere, jcroit qu'ils aiment pas les ptites route en conduite un peu soutenu. Et je ne me suis jamais senti trop a l'aisse avec. a plus !  

Par Anonyme

 Moi je perso 1500 km avec l'AR et j'arrive à la corde, l'AV top nickel A ciao+6U

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