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Essai Michelin Pilot Road 4: impressionnant sur le mouillé mais aussi sur le sec

Dans Moto / Equipement

Essai Michelin Pilot Road 4: impressionnant sur le mouillé mais aussi sur le sec

La famille Pilot Road hérite d'un nouveau venu, un pneu 100% routier de quatrième génération décliné en trois versions. Si le Michelin Pilot Road 4 a des airs de son prédécesseur, il a droit à une technologie totalement inédite…


On les connaît les procédés inédits, les innovations révolutionnaires et autres jamais vus de tous genres que, pour dire vrai, il peut m'arriver d'écouter d'une oreille distraite pendant les présentations de presse.


Michelin pique ma curiosité avec un nouveau brevet : le 2AT pour les machines lourdes mixant structure radiale et bias (structure croisée) pour combiner au mieux des deux. Pour nous en convaincre le français nous propose un galop d'essai sur les hauteurs de Séville.


UN PNEU ULTRA TECHNIQUE


Essai Michelin Pilot Road 4: impressionnant sur le mouillé mais aussi sur le sec


1987, Michelin commercialisait les premiers pneus radiaux… 27 ans plus tard le manufacturier de Clermont-Ferrand innove avec son Dual Angle Technology ou 2AT promettant aux machines lourdes un gain en stabilité sans pour autant faire l'impasse sur le plaisir de conduite.


Pour y parvenir le français positionne les couches de son Pilot Road 4 GT suivant différents angles avec la promesse de 15% de rigidité supplémentaire (face à un gommard classique)… ce qui a surement du peser dans la balance chez BMW qui habillera ses nouvelles R1200 RT en PR4 à hauteur de 40%.


Essai Michelin Pilot Road 4: impressionnant sur le mouillé mais aussi sur le sec

Essai Michelin Pilot Road 4: impressionnant sur le mouillé mais aussi sur le sec


Ah, les chiffres, ça fait toujours plus sérieux mais dans la vraie vie qu'en est-il ? Pour nous faire notre propre idée le bibendum met à notre disposition les dernières grosses bavaroises avec comme terrain de jeu le tracé ibérique de Monteblanco et clairement le PR4GT se montre incontestablement bluffant dans son comportement même dans des conditions extrêmes.


Les motos plus légères ne seront pas en reste avec un bagage technique bien présent, essence même de ce nouveau routier qui se décline, vous l'aurez compris, en version standard, GT et trail.


Essai Michelin Pilot Road 4: impressionnant sur le mouillé mais aussi sur le sec


Bi-gomme à l'avant et à l'arrière le PR4 garde la technologie XST (X-Sipe Technology inspirée des pneumatiques auto hiver) combinant les fameuses lamelles et puits vus la première fois sur le Pilot Road 3 (retrouvez ici son essai et son test sur plus de 14 000 kms) tout y incluant des chanfreins.


Essai Michelin Pilot Road 4: impressionnant sur le mouillé mais aussi sur le sec


Désormais XST+, pour continuer de fendre le film d'eau tout en limitant l'usure anormale des lamelles lors des freinages répétés en conditions extrêmes, la quatrième génération n'oublie ni les roulages secs ni la longévité avec un taux d'entaillement réduit, des mélanges 100% silice, un assemblage spécifique de polymères façon Functional Polymer SBR et toujours une ceinture à 0° à base d'aramide…


Essai Michelin Pilot Road 4: impressionnant sur le mouillé mais aussi sur le sec

Essai Michelin Pilot Road 4: impressionnant sur le mouillé mais aussi sur le sec


L'EAU EST TON AMIE…


L'un des chevaux de bataille des derniers pneus routiers est leurs prouesses sous la pluie. Pour être certain de ne pas avoir à partir d'une météo trop clémente, Michelin a préféré miser sur du sérieux avec un tracé arrosé copieusement et si ça ne suffisait pas, une partie recouverte d'une peinture époxy n'attendait plus que les Candeloro habillés de cuir pour un freinage d'urgence.


La pluie n'est pas l'élément de prédilection du motard surtout si il doit prendre les freins ou faire un évitement d'urgence. Pour nous prouver le bienfondé de son nouveau chausson, Michelin nous propose différents ateliers pour juger de ses performances dans ces conditions tant appréhendées. Et il faut bien l'avouer le PR4 excelle dans l'exercice.


Essai Michelin Pilot Road 4: impressionnant sur le mouillé mais aussi sur le sec


Monté sur une ER-6 le pneumatique 100% routier ne craint pas les caprices de mère nature avec un niveau de grip impressionnant tant en dynamique que lors de la prise de frein. Bon point, seuls les freinages très appuyés ont nécessité le déclenchement de l'ABS. Merci le taux d'entaillement variable en fonction de la prise d'angle offrant de plus un bon feeling dans des conditions pas des plus favorables, permettant de mettre le motard en confiance. Ainsi chaussé il est possible de rouler sereinement avec un niveau d'adhérence convainquant permettant non seulement d'accélérer mais aussi de prendre des courbes sur une chaussée détrempée sans faire le signe de croix.


Le ressenti c'est bien car ça permet de rouler détendu sans se demander si les boudins resteront le seul et unique contact que l'on aura avec le sol ! Mais les concepteurs veulent du concret, du certain, des chiffres en somme.


Essai Michelin Pilot Road 4: impressionnant sur le mouillé mais aussi sur le sec


Direction donc la piste époxy plus apte à la culture du riz qu'à la moto, qui sera cette fois bourrée de capteurs et autres acquisitions de données.


Et c'est parti pour deux freinages façon bucheron chaussés tour à tour en Metzeler Z8 Interact M/O puis en Michelin Pilot Road 4. Le résultat est sans appel sur l'ensemble des groupes de journalistes conviés à l'exercice : le français propose un freinage 24% plus court que son concurrent allemand, pourtant pas frileux dans ces conditions de roulage. Que dire de plus !


… LE SEC AUSSI


Parce que la moto, c'est heureusement pas seulement de la pluie, Michelin a également réduit stratégiquement son taux moyen d'entaillement entre l'avant et l'arrière de 15 à 13% (par rapport au Pilot Road 3) pour offrir un gain en grip en conditions sèches. C'est ce que nous allons ici essayer de voir. Let's go pour une balade sur les hauteurs de la citée andalouse.


Au programme des virolos, des grandes courbes, de la route défoncée bref tout ce qu'il faut pour se rendre compte des capacités de cette quatrième génération de pneu sport/ touring.


Aidé par le climat espagnol de ce début d'après-midi, le PR4 monte immédiatement en température comme s'il nous disait c'est bon, tu peux y aller j'attends que ça ! Et c'est vrai, il n'a pas peur d'être cravaché ce nouveau bibendum. Facile à inscrire sur l'angle la nouveauté se veut neutre ce qui se montre être rassurant quelle que soit la route ou le niveau du pilote.


Essai Michelin Pilot Road 4: impressionnant sur le mouillé mais aussi sur le sec


Neutre ne veut pas dire pataud ni fainéant. Progressif il accepte des angles plus apparentés à du sport qu'à du touring tout en suivant sans difficulté les changements de direction incisifs sans pour autant perdre en confort. Capable d'adapter sa trajectoire lorsque l'on se trompe sur la lecture d'un virage ou tout simplement lorsque ce dernier se referme, il passera également avec brio le test des départementales bosselées. Tout au long des kilomètres, le Michelin se montre régulier quel que soit le rythme.


Essai Michelin Pilot Road 4: impressionnant sur le mouillé mais aussi sur le sec


Vous pouvez accélérer fort, très fort même, le chausson encaisse les coups de gaz sans se dérober. Constat identique lors du freinage avec une réponse à la hauteur de nos espérances. Le dernier Pilot Road en date serait-il donc parfait ?


Sans pouvoir parler de sa durée de vie en vue d'une seule journée de roulage (Michelin annonce +20% face au PR3), il faut bien avouer qu'il a tous les ingrédients non seulement pour faire oublier ses ainés mais aussi de faire mal (voire très mal) à la concurrence. La seule ombre à ce tableau d'honneur serait son incertitude à des vitesses hautement proscrites.


En effet, nous avons remarqué quelques flous de l'avant sur une KTM 690 Duke mais on ne pourra lui en tenir rigueur pour deux raisons : primo c'est uniquement dans des conditions de roulage dans lesquelles le pneumatique n'est pas prévu, secundo à des vitesses interdites sur terre et dans les environs.


BILAN


Bon pneu... impressionnant plutôt. Le Michelin Pilot Road 4 offre des possibilités encore inconnues sous la pluie. Le quatrième génération de gomme sport/ racing ne se contente pas d'être un cador sous l'eau, il se montre être un allié sans faille sur route sèche.


Neutre, progressif et sain il vous permet de rouler sans vous poser de question tout en vous transmettant les informations de la route. Facile, il acceptera les grosses accèl' et les freinages puissants sans difficulté... Un pneumatique en somme au nom de best-seller qui risque bien de faire de son chiffre... un repère. Il sera maintenant difficile de faire mieux.


Commentaires (3)

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Par Anonyme

 Juste pour dire attention au trail l le Pr4 n'aime pas les angles maxi ...j'ai fait redėmonter mes PR4 1000 km d'utilisation sur mon 1200 gs décrochage sur le sec très facile des que l'angle est prononcé rond point grandes courbes .... Et bien avant de frotter les cales pieds ....bon juste pour infos... 

Par Anonyme

 Je ne comprends pas, chez moi il accroche très bien en angle maxi avec mon trail.

Par Anonyme

 Même ressenti que fiif95 monté sur un zx6r (je sais ce n'est pas fait pour ce genre de moto mais 20 000 km/an, ça se justifie) et lorsuqe l'on attaque l'angle maxi il y a un décrochage surprenant et ce quelque soit la pression (essayé sur une plage de 2.5 a 2.9 à l'arrière) 

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