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Essai Victory Gunner : pareil et différent

Dans Moto / Nouveauté

Essai Victory Gunner : pareil et différent

Dans la gamme des Cruisers, Victory ne nous balance pas moins de 7 modèles dans son catalogue de 2015. Fabriqués sur la même base que son 106 cubic inch (soit 1731 cm3 exactement, il existe donc de nombreuses déclinaisons pour satisfaire tous les goûts en matière de custom. Nous étions allés du côté du Hammer S avec son « big » pneu arrière et ses allures de Muscle Bike et qui frôlait tout de même les 17 000 euros à l'achat. Nous avions ensuite tapé un poil moins cher avec la Judge ( 15 090 euros) et son petit côté roadster. Sur cet essai, nous avons décidé de baisser encore le budget à 12 990 euros et de s'attaquer à la Gunner. Offre-t-elle les mêmes atouts et défauts que ses frangines ? Réponse tout de suite.


Défini par la marque comme un Bobber pour son aspect épuré, le risque est pris de faire bondir les puristes. Et même si là, j'avoue que je le cherche aussi son côté Bobber, la Gunner reste un custom agréable à avoir sous les yeux. Comme le reste de la gamme, il est plutôt courant de se faire arrêter dans la rue par des passants pour voir la machine de plus près.


Essai Victory Gunner : pareil et différent


Les lignes sont tendues et arrondies ce qui contraste avec l'aspect massif du réservoir et le gros V-Twin. Le bras oscillant et le grand garde-boue lui donnent de la longueur. Nul doute, la Gunner a du charme et elle ne laisse pas indifférent que ce soit en positif ou en négatif. Sur notre modèle d'essai, Victory a placé une ligne complète Akrapovic noire mat 2 en 2. Pour la petite histoire, la marque a laissé Cobra au profit des Slovènes, il n'est donc plus utile pour les futurs acquéreurs de chercher du Cobra par les voies officielles. Si on regarde de plus près, la particularité de ce custom se situe au niveau des roues. Les jantes bi-tons en étoile, 24 rayons, sont assez uniques et c'est surtout la monte de Dunlop 491 Elite II en 130/90 à l'avant (140/90 à l'arrière) qui rend massif l'avant de la machine. Déception en revanche du côté des finitions et du soin apporté à certains détails. D'un côté, le travail de la carrosserie/peinture est propre, l'assemblage soigné, mais de l'autre, on trouve des câbles qui dépassent (où mal cachés) et des vieillissements prématurés sur le bol de l'optique par exemple. Dernier détail esthétique, utilisant des pièces de série sur tous les modèles, on aurait apprécié de voir des clignotants à LED par exemple de série, car avec un look moderne, autant le jouer jusqu'au bout.


Essai Victory Gunner : pareil et différent


D'ailleurs, en parlant de loi des séries, les habitués de la marque ne seront pas vraiment perdus puisque l'on trouve exactement les mêmes équipements que sur le reste de la gamme Cruisers. Déjà, inutile de chercher de la place sous la selle, il n'y en a pas (et le gilet jaune alors ?) et pas non plus de place pour un éventuel passager. La Gunner est une moto d'égoïste, on ne partage pas et puis c'est tout ! Remarque, c'est limite mieux que la Judge qui ne laissait qu'une bribe d'espoir sur la possibilité d'emmener son prince (ou sa princesse). Pour les informations à bord, c'est le minimum syndical : un cadran vitesse, un compte-tours électronique, un trip total, un trip partiel et une horloge. Et à mon grand désespoir, toujours pas de jauge d'essence, surtout avec une autonomie d'environ 250 km et 10/20 kilomètres une fois sur la réserve.


Pour ceux qui voudraient accessoiriser le Gunner, Victory propose au catalogue une sublime mono selle rouge, mais pas que. On recense, comme toute bonne marque de custom qui se respecte, un large panel de pots d'échappements, de bagageries, de protections, de guidons, de kit LED,… De quoi satisfaire l'instinct primaire du biker.


Même si la Gunner oublie fortement le passager, il n'en est pas de même pour le pilote. L'accueil est chaleureux, la selle est large et aucune dureté n!apparaît. Le long et large réservoir en goutte montre que nous ne sommes pas sur une petite moto. Le long guidon est parfaitement placé pour un gabarit standard et les mains s'ajustent le plus naturellement du monde. Les pieds sont placés vers l'avant, mais pas dans l'excès. Dans l'ensemble, la position permettra facilement d'avaler les kilomètres sans devoir aller chez le kiné par la suite. Pour les baroudeurs, l'investissement d'une bulle ne sera pas négligeable pour des roulages sur axes rapides.


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