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Insolite : Uber a la tête dans les nuages

Dans Faits divers & Insolite / Insolite

Insolite : Uber a la tête dans les nuages

Qu’on se le dise, Uber veut prendre de la hauteur. Non pas pour être au-dessus de la mêlée qui l’oppose de par le monde à l’univers des taxis. Non. L’enseigne ambitionne véritablement de prendre les airs pour continuer son service de transport à la personne. Une réalité promise. Dans cent ans.

Uber a sorti un livre blanc qui voit l’avenir en rose pour le créneau du transport à la demande. Dans celui-ci, on y lit : « l'aviation à la demande a le potentiel d'améliorer de manière radicale la mobilité urbaine, en rendant aux gens le temps perdu dans leurs navettes quotidiennes ».

Bien pris mais qu’entend Uber par « aviation à la demande » ? Réponse : un système futuriste de transport à la demande composé de voitures volantes autonomes. Mieux que les véhicules flottants déjà imaginés pour Paris, voici les engins volants. Les taxis ont décidément du souci à se faire. Enfin, pas trop, parce que ce n’est pas tout à fait pour demain.

Le moyen imaginé est un appareil aérien électrique qui désengorgera les transports urbains. « Un réseau de petits appareils électriques, qui décollent et atterrissent verticalement, permettra un transport rapide et fiable entre les villes et les banlieues et, à terme, au cœur des villes » promet Uber qui précise que des entreprises travaillent déjà sur ce type d’engin.

La propulsion électrique sera gage d’écologie et de bien-être avec un bruit asymptote de zéro. Mieux, les technologies de pilotage autonome seraient de la partie « pour réduire significativement le risque d'une erreur de la personne qui les opère ». Le réseau à mettre en place a même déjà son nom : le vertispot en haut d’un immeuble ou d’un parking. De quoi décoller, atterrir et se recharger. Mais les zones existantes prévues pour les hélicoptères, ou sur des terrains inutilisés autour des échangeurs routiers pourront aussi faire l’affaire.

Uber a donc bien réfléchi au problème ce qui lui permet de conclure : « nous croyons aussi qu'à long terme, les VTOL deviendront une forme abordable de transport quotidien pour le grand public, et même moins coûteux que d'être propriétaire d'une voiture ». Alors, pour quand ? L'entreprise estime qu'un tel système pourrait devenir réalité « dans la décennie à venir » si tous les acteurs potentiellement concernés collaborent. Il faut donc laisser du temps au temps.

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Depuis 1950, les moyens aériens personnels seront accessibles dans 50 ans. Faite la lecture des Science et Vie de 1950, les prévisions pour l'an 2000 sont hilarantes. Ces prévisions là vont rejoindre le même cimetière des grands rêves in inatteignables. La seule ville où le transport individuelle par hélico existe est Sao Paulo mais réservé aux gens risquant d'être la cible d'un enlèvement pour rançon.

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Le vrai problème du vol vertical reste l'énergie: il en faut beaucoup et l'énergie restera chère. De plus penser que le moteur électrique permet le vol silencieux, c'est oublier qu'une hélice fait autant, ou plus, de bruit que le moteur.

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Qu'en sera t-il des assurances ? Des risques de collisions ? Des systèmes de sécurité en cas de défaillance du moteur ? De la signalétique ? Des règles de conduite pour les avions avec pilotes "humains" qui croiseront ces engins ? Encombre le ciel en plus du sol, une bonne idée ? Sans compter que ces machins devront côtoyer les drones (civiles et de livraisons de chez Fedex)... Un beau souk en perspective...

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Assurances: pour un truc qui n'existe pas, la question ne se pose pas. A noter que certains assureurs ont une service de recherche opérationnelle pour tenter d'anticiper ce genre de problème, un copain de promo d'un de mes fils vient d'intégrer un de ces services.

Abordages: là, il y a des solutions techniques basées sur l'ADS-B et les système de positionnement par satellite en plus de règles simples de partage de l'espace.

panne moteur: un drone hexacopter supporte jusqu'à deux pannes pour un atterrissage d'urgence.

Signalétique: pas trop de soucis sur ce point si ce sont des automates.

vol piloté: la solution est la ségrégation des trafics, là encre, l'interdiction de survol des villes existe déjà.

cohabitation: drones avec fret ou drones avec passagers, la technologie reste identique.

Bien sur tout ça reste du rêve mais les défis ne sont pas les points que tu annonces. Le défi reste celui de la possibilité de faire des vols réellement utiles en terme de temps et de distance. Aujourd'hui, faire 10km avec 200kg de charge de façon répétitive ne me parait pas possible. Un fois intégré tous ce qu'il faut pour assurer la sécurité telle que nous la souhaitons ne permet même pas d'avoir ces 200kg de charge.

Coté fret, il y a divers essais. Celui de la poste allemande est délirant: livrer dans les îles isolées (Frise) les jours de mauvais temps ne prend pas en compte les difficultés du vol par ces météo qui interdisent aux bateaux de naviguer. Livrer en montagne là où les distances en ligne droite sont courtes comparées au tracé des routes a plus de sens.

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