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La KTM Adventure 1190 au quotidien : épisode 4, le voyage

Dans Moto / Nouveauté

La KTM Adventure 1190 au quotidien : épisode 4, le voyage

Ce n'est pas tout de profiter de l'Adventure sur les belles routes de Savoie, mais cette moto est faite avant tout aussi pour le voyage. Et pour voir si elle se prête bien à l'exercice, je décide de partir pour un petit voyage de 900 km environ. On passe donc de la montagne à la mer, direction la Camargue, ses chevaux, ses grandes plaines marécageuses et le sublime village des Saintes-Maries-de-la-Mer. Et comme il serait trop facile d'user du catalogue d'accessoires de KTM et de ses kits « bagages» qui ne sont pas forcément accessibles quand on investit déjà 14000 euros dans cette moto (Soit 1395 euros sur la facture en plus), je décide de partir à l'ancienne avec ce que j'ai à ma disposition. Soit le bon vieux sac à dos (mes épaules en pleurent d'avance).



Le Road-book : pour ce voyage, j'ai effectué deux types de roulage. Pour l'aller, le trajet s'est en grande partie effectué sur l'autoroute (vive le mauvais temps). Un bon moyen de tester la protection et le confort. Sur le retour, l'Adventure affronte autant les grandes courbes des départementales autour d'Alès puis s'attaque aux mythiques routes des gorges de l'Ardèche. Idéal en hors saison car désertes de tous les touristes. Puis basculant de l'autre côté l'A7, nous revenons aux belles courbes de la route Nyons/Serres et les hauts plateaux du col de la Croix-Haute, un des itinéraires préféré des motards Isérois. Un road-book somme toute classique, mais on est sûr de ne pas être déçu !


La KTM Adventure 1190 au quotidien : épisode 4, le voyage


J'ai prié très très fort les jours précédents pour que le temps soit clément et que je puisse effectuer mon trip avec un temps à peu près au sec. 8h00 du matin, je regarde par la fenêtre et mes lamentations ont été peine perdue. Il pleut, il y a du brouillard et le thermomètre affiche 10 degrés. Avec le recul, ça a été une aubaine car cela m'a permis de tester la moto dans toutes les conditions. Une fois sauté dans toutes les couches successives pour rouler dans ce genre de conditions (thermiques et isolantes) et que le tout soit bien hermétique, on enjambe la bête et c'est parti.. Pour les bagages, je choisi le mode à l'arrache (puisque je n'ai pas la chance de posséder de bagagerie adaptée) avec un simple sac à dos. C'est tenté le diable pour mon dos, mais je n'ai pas trop le choix.


L'autoroute, manque de confort

Pas de surprise, le temps exécrable me pousse à opter pour l'autoroute. Quelque part ça tombe bien puisque pour avoir un essai complet, il fallait en passer par là. Pour ce trajet, j'opte pour l'A43 en direction de Grenoble. Vu le froid matinal et l'absence de poignées chauffantes, des chaufferettes glissées dans les gants, des surgants et les protèges mains feront l'affaire. La descente s'alterne entre bourrasque de vent et de pluie et accalmies. Sur l'adventure, on appréciera la version haute de la bulle qui protège bien le torse, un peu moins le fait d'avoir l'extrémité de la bulle à hauteur des yeux (ce sera propre à chacun). Le roulis du vent qui s'engouffre devant le torse n'est pas gênant en soi, mais un léger basculement vers l'avant sera nécessaire pour en diminuer l'effet. Tout le long de la descente, j'ai vraiment apprécié de rester quasiment au sec. Au niveau des mains, d'une bonne partie des jambes e du ventre. J'ai moins aimé les vents latéraux qui avec la hauteur de la machine sont assez déstabilisants. Sur ce trajet, je n'ai pas cherché à comprendre, je suis passée directement en mode « Pluie ». Il porte d'ailleurs très bien son nom car ne comptez pas faire des performances avec. Il bride une bonne partie de la montée en régime pour plafonner à 6/7000tr/min. Les premières franches accélérations sur ce mode sont perturbantes quant on ne s'attend pas à ce bridage. Mais au final pour des conditions difficiles, cela donne une marge de sécurité et c'est rassurant qu'une mauvaise gestion des gaz ne vous mettera par terre. Idéal pour ceux qui veulent faire de la borne sans réfléchir.


La grande ligne droite qu'est l'autoroute fait que le pilote reste statique pendant un long moment, donc pour le confort optimisé, l'Adventure n'est pas ce qui se fait de mieux. Il n'est pas rare qu'au bout d'une petite centaine de kilomètre, on sente son fessier s'ankyloser et de commencer à gigoter pour se soulager. Et ne comptez pas trop vous arrêter tous les 150 km pour faire le plein car contrairement à ses sœurs, elle affiche une autonomie de 300 km sur autoroute (en mode pluie).


La KTM Adventure 1190 au quotidien : épisode 4, le voyage


Et même si l'Adventure est taillé pour le voyage, ce type de roulage n'est pas son terrain de prédilection. Comme j'ai pu m'en douter lors de mes derniers kilomètres avant Les saintes-Maries-de-la Mer. Par chance, arrivée à Avigon, le temps décide enfin de se dégager et à sécher les routes et je pourrai pleinement profiter de quelques départementales en mode route. J'ai senti autant de soulagement que la machine. La KTM respire même si les routes de Camargue se résument à des grandes lignes droites et des ronds-points. L'occasion aussi de tester les suspensions qui transpirent tout de même que cela reste une conception pour envoyer du bois. Le placement de la machine est incisif et très réactif.


Petite balade dans les chemins

La KTM Adventure 1190 au quotidien : épisode 4, le voyage


Il est au final encore tôt, et les grandes étendues vierges des Bouches du Rhône offrent tout un paquet de chemins en terre pour se promener. Loin du véritable enduro, je décide de voir si l'Adventure est sécurisante et agréable pour profiter des sentiers. On passe en mode Offroad et de suite on sent le moteur s'assouplir. En suspension sur les jambes, le guidon est assez haut pour ne pas se sentir plié en deux. On pourra jouer aisément sur le couple et les rapports (dont la boite est douce et parfaitement étagée), en revanche il faudra tout de même savoir doser la poignée de gaz pour de pas avoir de perte d'adhérence en cas de grosse accélération. Les suspensions sont fermes et il ne vaut mieux pas rester assis sur la selle. A contrario, la partie cycle se révèle ultra-saine dans les chemins (on sent la grande expérience KTM). Les 212 kilos de la machine se laissent manier avec toute autant de facilité que sur route. Je n'ai pas testé les franchissements car déjà dans les manœuvres au ralenti, l'Adventure montre déjà des limites à cause du poids et des ralentis qui peuvent cogner.


La journée s'achève et après un beau coucher de soleil sur les grandes étendues d'eau, un repos bien mérité pour la pilote et sa monture.


La KTM Adventure 1190 au quotidien : épisode 4, le voyage


Du virage, du virage, du virage

9h00 du matin. Pas de pluie, un ciel qui se dégage. Ca va être une bonne journée ! Après avoir bataillé pour faire entrer les affaires de pluie dans le sac, je ne traîne pas car le road-book affiche plus de 500 km de route à virage (voir la carte). Je pars vers l'intérieur des terres directions Alès. Je savais que j'y trouverai des portions ultra-roulantes. Puis les incontournables gorges de l'Ardèche avec ses routes viroleuses à souhait autant que ses paysages à couper le souffle. Puis retour sur des routes roulantes (mais pas trop) avec la fameuse portion Nyons/Serres et le Col de la Croix Haute qui mêle paysage désertique, grands plateaux et une route tellement large et sans virage piégeurs qu'elle est à damner son permis de conduire !


Après le plein d'essence (où on en met de nouveau de partout !) et un coup de chiffon pour l'humidité matinale. Ma monture et moi on se met en route. La route de jours précédents et le poids de mon sac m'ont rendu le dos et les épaules affreusement douloureux. La position légèrement sur l'avant à fini par avoir raison de ma résistance. Ne profitant plus du comportement de la moto, je m'arrête à Alès chez la concurrence (oups !) pour acheter une araignée. Le support de top-case installé d'origine sur l'Adventure est une bénédiction pour un filet et profite de nombreux points d'accroche.


La KTM Adventure 1190 au quotidien : épisode 4, le voyage


Direction les gorges de l'Ardèche qui sont désertées de touristes à cette époque de l'année. Un vrai régal car je n'aurai croisé que trois voitures sur toute la portion. La moto ne demandera pas son reste non plus et montre qu'elle est en territoire connu. Son comportement ultra-agile fait d'elle un vrai jouet. L'embrayage doux rend le passage des rapports instinctif, et bien que ce soit un bicylindre, on ne sent pas obligé de changer de rapport toutes les 3 secondes (hors épingles et traversés de villages)même si nous sommes loin d'un 4 pattes. Certains pourraient reprocher les à-coups de moteur en dessous des 3000 tr/min, mais connaissant la construction des moteurs violents à la KTM, le LC8 semblerait presque « gentil ». En revanche, par rapport à la concurrence, il fait brusque surtout après 6500 tr/min où il explose littéralement.


La KTM Adventure 1190 au quotidien : épisode 4, le voyage


En enrouler dans les virages et sur les freinages anticipés, l'Adventure absorbe sans plonger d'autant plus que le feeling du levier de frein est excellent. En revanche, sur l'écrasement des freins, on peut sentir l'avant basculer, mais par rapport au milieu du trail, nous sommes loin de certaines motos. Les kilomètres passant, on sent tout de même la prédominance du gène de la sportivité par rapport à celui du grand tourisme. On se rend compte que la KTM ne destinera pas aux grands voyageurs avides de souplesse de conduite. Suivant l'état des routes, je n'ai pas hésité à jouer avec le MTC et l'EDS (voir épisode 2) pour adapter ma conduite. Comme constater lors des essais « balades dominicales », le moteur est plein partout et le bridage électronique est étonnamment bien fait. Même s'il manque 50 chevaux, on ne se sent pas frustré autant en mode sport que street.


Pour bien gérer l'état de fatigue tout au long de la journée, je n'ai au final qu'assez peu utilisé le mode « sport » du MTC, car il révèle un moteur qui cogne bien plus et qui se révèle fatiguant pour les bras à bas régime. Le mode « street » s'avère un meilleur compromis entre plaisir de rouler et les longs trajets. Au final en terme de comportement, je me suis retrouvée à la comparer au plus près avec la Ducati Multistrada avec un avant beaucoup moins flou et un caractère bien plus trempé niveau moteur.


La KTM Adventure 1190 au quotidien : épisode 4, le voyage


L'adventure est efficace sur beaucoup de terrain. Son agilité sur des portions sinueuses comme en Ardèche, et sa bonne stabilité dans les grands roulant comme la Croix Haute. La partie cycle est saine et ça se confirme les kilomètres passant. On pourrait presque la comparer à un petit pousse au crime et on adore la balancer dans tous les sens. On en oublie presque que c'est un Trail. KTM a toujours aimé les ambiguïtés dans les styles. Mélanger du trail ou du roadster avec une pointe de supermotard.


La KTM Adventure 1190 au quotidien : épisode 1, on se présente !


La KTM Adventure 1190 au quotidien : épisode 2, en détails et prise en main



La KTM Adventure 1190 au quotidien : épisode 3, entretien et quotidien


La KTM Adventure 1190 au quotidien : épisode 4, le voyage


La KTM Adventure 1190 au quotidien : épisode 5, on achète ou pas?


Portfolio (12 photos)

Commentaires (1)

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Par Anonyme

bonjour, je roule sur des gs depuis 6 ans et j apprecie le cardan, j'aimerai savoir sur un voyage comme celui là combien de fois tu as retendu la chaine?

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