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Les départs : Puissance ou habilité du pilote ?

Dans Moto / Sport

Les départs : Puissance ou habilité du pilote ?

Ha … les départs. Ceux qui les manquent systématiquement diront qu'ils manquent de puissance, que ce soit en ligue ou au plus haut niveau, il y a des exceptionnels « starters » qui ne se loupent presque jamais et d'autres qui ont plus de mal.


Puissance, préparation moteur, pièce d'usine, ce n'est pas aussi simple pour faire le holeshot et c'est tant mieux.


Certains mythes pourraient bien en prendre un coup. S'il reste un moment ou les différences de matériel sont moindres, c'est bien là. Il faut bien reconnaître que certains faits ne laissent planer aucun doute sur l'importance prépondérante du pilote dans cet exercice. Derrière la grille 95% de la réussite du départ, c'est bien LE pilote.


Un départ, c'est prendre de la vitesse le plus rapidement possible en partant de l'arrêt total, la meilleure prise de motricité est donc primordiale, c'est elle qui va déterminer cette prise de vitesse pour s'extraire de la grille … devant les autres.


S'il ne fait aucun doute que les motos d'usine ont des moteurs avec une traction supérieure à une moto stock, c'est le pilote qui lâche l'embrayage et gère la poignée droite, et cette courte phase de deux petites secondes à peine est la clé d'un départ réussi.


Autre incidence, la nature du sol, si le départ est très mouillé, donc glissant, la prise de motricité sera encore plus délicate à effectuer, dans ce cas, le « feeling » du pilote aura une importance encore plus grande. Il reste deux choses à éviter lors de cette opération, ne pas patiner ou le moins possible et ne surtout pas cabrer trop la moto.


Les 450cc face à des 250 font évidement office de véritable tracteur lors de la phase d'envol, une fois le départ effectué on sait depuis longtemps que les différences sont minimes, la démonstration de Roczen aux Nations l'a de nouveau démontré.


Dans notre championnat de France Elite, nous avons la chance d'avoir une confrontation MX 1- MX 2, avec la logique de la puissance, du poids du pilote, très souvent donné comme « handicap » en MX 2, les 250 doivent donc être déposées par les 450. Et pourtant.


Quand le sol est dévoreur de puissance, sable, boue collante ou encore comme à Romagné passé à la fraise avant un départ, la puissance des 450 doit être radicale.


Un autre cliché qui tombe à l'eau, la place sur la grille, les pilotes sont très sensibles à cette position, il y a les bonnes et les mauvaises places sur le papier, si c'est bien vrai, ce n'est pas pour autant mathématique, ça non plus.


Les positions tout à l'extérieur sont qualifiées de très handicapantes, (c'est souvent le cas) la distance y est plus longue et la physique en bout de ligne droite veut que ça « pousse » souvent vers l'extérieur. Mais certains contournent la logique en y réalisant quelques fois un départ exceptionnel.


Et c'est bien ce qui fait la magie du motocross encore aujourd'hui, rien n'est écrit d'avance à ce moment qu'est le départ.


Nous allons illustrer en quelques clichés des faits à l'envers de la logique en seconde page.


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