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Livre: "Radar Business", le doigt pointé sur le tout répressif

Dans Moto / Pratique

Livre: "Radar Business", le doigt pointé sur le tout répressif

Ca dérange toujours quand un auteur pointe du doigt des mécanismes pas toujours clairs de notre gouvernement. Surtout si celui-ci démontre qu'il s'en met plein les poches sous couvert d'une pseudo-sécurité routière et protection des usagers de la route. Une machine de communication bien huilée pour mettre la pression à l'usager et en parallèle profiter de ce marché juteux que sont les radars automatiques.


Denis Boulard n'est pas le premier à se pencher sur ce sujet épineux. Jean-Luc Nobleaux l'a fait en 2009 avec son livre « Radar, le grand mensonge » où il démontrait que tout le système des radars n'était la que pour remplir les caisses de l'état. Denis Boulard en remet donc une couche en démontrant que les radars automatiques ne sont pas responsables de la baisse de la mortalité sur la route. Le symbole du « tout répressif » prend de nouveau du plomb dans l'aile. Démontrées comme un formidable outil de communication politique, les boites grises sont pourtant à 66 % absolument mal placées. Autoroute, axes roulants, voilà où on les trouve. Or, 65% des tués se situent en rase campagne. Et contrairement à la croyance populaire, les 630 millions d'euros n'ont pas servi entièrement à la sécurité routière mais aussi à rembourser la dette colossale de la France.


L'auteur s'est appuyé entre autres sur les études menées par Auto Plus. En 2003, le marché des radars naît avec l'expérimentation des 100 premières cabines commandées par le gouvernement. C'est la société Sagem qui récolte le contrat (10 à 15 millions d'euros), car c'est à l'époque la seule boite qui permet d'offrir des outils fiables en un laps de temps très court. Par la suite l'automatisation des PV profitera à la Poste, Atos Origin qui fera le lien informatique avec la base de Rennes et Positive qui gère le système des photos numérique.


Ce sont les contrats les plus importants jamais réalisés par un pays et ce type de marché. Mais bon, à raison de 400 PV par jours pour une moyenne de 90 euros pour une seule cabine en 72h (108 000 euros, soit bien plus que sont prix d'achat), le gouvernement aurait tort de s'en priver.


Mais qui rira bien qui rira le dernier. Denis Boulard estime que la rentabilité des radars s'essoufflera d'ici à 2017, car le coût d'entretien, les actes de vandalismes et les astuces des conducteurs pour éviter le flash mettra à mal cette machine à fric. On a déjà pu voir l'exemple en Angleterre et certains états aux USA où ils ont décidé de retirer des routes les boites grises.


Livre disponible chez First Edition pour 12 euros.


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Par Anonyme

le livre de JLuc Nobleaux démontrait aussi que les radars sont appelés à faire  partie d'un système de surveillance plus global, et très efficace pour la puissance pubblique. Le but : retracer les déplacements des gens d'un clic de souris, reconnaître les faciès via la biométrie, fichage global et européen "des gens honnêtes", etc. Very big brother dès demain matin.

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