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Moto GP 2010: Une saison pleine de paradoxes

Dans Moto / Sport

Moto GP 2010: Une saison pleine de paradoxes

Avant de faire le grand saut dans l'année 2011, voici une esquisse de ce que votre humble serviteur a aperçu durant une saison de Grand Prix en 2010. Point ici de rétrospective proprement dite mais plutôt des sentiments très subjectifs, qui n'ont guère la prétentieuse ambition de l'exhaustivité des éléments qui ont marqué cet exercice de l'élite. Une campagne finalement pas si limpide et qui a laissé des traces puisqu'elle a façonné une grille de départ 2011 qui sonne pour beaucoup comme la fin d'un cycle. Pour autant, les nouvelles frontières d'un autre ne sont pas encore très bien définies, dans un paddock on ne peut plus sensible aux intempéries économiques.


Tout compte fait, cette saison 2010 des Grands Prix aura été assez paradoxale. Dans la catégorie reine, le Moto GP, le verdict sportif s'est révélé assez tôt comme évident avec un Jorge Lorenzo plus que jamais maître de son art et qui a été épargné par les doutes et les blessures. Ceci dit, cette campagne n'a pas été calme en coulisse avec la mise en place d'un échiquier inédit qui bouleversera la donne en 2011 tandis que côté politique, la Dorna se retrouve comme au pied du mur avec sa grille de départ à l'effectif obstinément ridicule.


Il n'y a plus qu'à espérer que la passion exsude de la relation à présent tissée entre Valentino Rossi et Ducati, que Honda soit enfin capable de tenir son rang avec un Casey Stoner qui ne manquera pas de bousculer Dani Pedrosa et que Yamaha reste au niveau avec son nouveau Roi Jorge Lorenzo pour que le show tienne ses promesses jusqu'à la table rase technique de 2012. Un voeu qui n'est pas pieux pour un Carmelo Ezpeleta qui a découvert qu'un Rossi forfait pouvait être un fléau pour l'audience de son spectacle et un danger pour sa propre survie.


Moto GP 2010: Une saison pleine de paradoxes


Le Moto 2 a quant à lui pris ses marques pour nous offrir des courses intenses, une hiérarchie sans cesse mouvante mais aussi un drame qui pose, au contraire de l'élite, la question de la pertinence d'avoir autant de pilotes pour se disputer une course. Par ailleurs, cette discipline à moteur unique et au châssis Suter tellement consacré qu'il va finir par être le seul convoité, n'a en rien convaincu sur sa capacité à former les prétendants au Moto GP. Son premier champion, Toni Elias, en venait et il y est retourné. Il faudra donc encore attendre pour savoir si, sur ce plan là, il convient de regretter le feu le quart de litre.


Quant au GP125, le voilà prêt à basculer dans une Histoire que Marc Marquez s'est chargé d'écrire cette année. Révélation d'un grand champion ? Lorsque l'on est titré après un parcours si impressionnant, on est forcément excellent, mais on n'omettra pas de relever que les chronos de la discipline ont une certaine tendance à stagner depuis quelques saisons tandis que la différence chronométrique entre les pilotes n'ont fait que s'agrandir.


Oui, décidément, 2010 aura été une étape à la fois limpide et troublante. Une chose évidente néanmoins: avec quatre épreuves au calendrier et trois Champions du Monde dans les trois catégories en lice, il fallait absolument y parler Espagnol.


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