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Ces
voitures qui ne veulent pas mourir
Alors
que le renouvellement d'un modèle s'effectue en moyenne
tous les huit ans, quelques autos traversent le temps
sans trop de changements. D'autres, après une absence
prolongée, renaissent dans une nouvelle robe, plus moderne.
Caradisiac fait le tour de tous ces mythes automobiles
qui ne veulent pas mourir.
Porsche 911 : l'ancêtre toujours vert
Le
coup de crayon magique de Ferry Porsche (le fils de Ferdinand,
créateur de la VW Coccinelle) continue de faire rêver.
Si la ligne a évolué, elle reste proche du tout premier
modèle, créé en 1963. À cette époque, la Porsche 911
était
capable d'atteindre les 217 km/h, mais ceux qui s'y risquaient,
devaient composer avec une tenue de route imprévisible.
La 911 S de 1967 va corriger ce problème. Depuis, de nombreuses
versions sont sorties, toutes plus sportives les unes
que les autres. Porsche, seule marque indépendante de
voitures de sport, continue à décliner son modèle vedette.
Aujourd'hui, la gamme se compose de 7 versions (de
la 911 Carrera Coupé, de 300 ch, à 493 500 francs,
à la Porsche 911 GT2, de 462 ch, à 1 178 800 francs,
en passant par la 911 Turbo, de 420 ch, à quatre roues
motrices, à 826 500 francs).
De
toutes, c'est la GT2 la plus bestiale et la plus sportive.
Cette série limitée (50 exemplaires pour la France, en
année pleine) est conforme à la légende de la 911. Elle
dispose d'un tempérament très sportif, de seulement deux
roues motrices, et n'a pas d'antipatinage ! Pas facile,
dans ces conditions, de contrôler les 462 ch du moteur !
Chevrolet Corvette : la belle américaine
C'est
parce que le constructeur General Motors en avait assez
de la domination, sur les routes américaines, des voitures
européennes (Jaguar, MG, Austin-Healey), qu'il eut l'idée
de créer la Corvette. En 1953, au Motorama de New York,
la Chevrolet Corvette
à
carrosserie en fibre de verre, dessinée par Harley Earl,
fait une apparition remarquée. Mais peu d'acheteurs se
présentent sept mois plus tard pour l'acquérir, les conducteurs
sportifs lui reprochant son manque de brio, avec son moteur
6 cylindres en ligne et sa boîte auto. Il faut attendre
l'arrivée du V8 Chevrolet, de Zora Arkus-Duntov (ingénieur
génial) et de William Mitchell (dessinateur de la célèbre
carrosserie Sting Ray) et les succès en compétition pour
que la carrière de la Corvette démarre enfin et qu'elle
connaisse un succès grandissant au fil du temps.
Aujourd'hui
encore, GM et Chevrolet exploitent ce mythe. La belle
américaine, dont c'est la cinquième génération, est disponible
en versions coupé ou cabriolet. Conforme à la tradition,
elle dispose toujours d'un gros V8 (5,7 l, 344 ch)
et de roues arrière motrices. Tarifs : de 360 000
francs (5.7 l, V8) à 460 000 francs (5.7 l,
V8 Cabrio).
Citroën
2 CV : elle revient !
Si
le cheval est le meilleur ami de l'homme, la 2 CV
a rempli cette mission auprès de millions d'automobilistes.
Présentée en 1948 à Paris, au Salon de l'Auto, c'est l'émeute,
tout le monde en veut ! Mais il faut attendre sa commercialisation
l'année suivante pour tenter d'en obtenir une (un an et
demi d'attente en 1951).
Cet
engouement est tel, que cette populaire va être produite
à 5 000 000 exemplaires. Malheureusement, en
1987, Citroën stoppe la production de la 2 CV en
France (en 1990, au Portugal). Heureusement pour tous
les amoureux de cette "deuche", Citroën va commercialiser
prochainement une C3, qui rappellera de manière subjective
les lignes rondes de la charmante populaire. Cette C3
sera basée sur le concept car du même nom. Arrivée prévue
l'année prochaine.
Jeep : toujours là
On
se rappelle tous des exploits réalisés par la Jeep Willys
durant la Seconde Guerre mondiale. Pendant des années,
dans tous les conflits du monde, elle va s'acquitter de
sa tâche avec vaillance et courage. Si les deux constructeurs,
chargés par l'état-major américain de construire la Jeep
en 1941, sont Willys puis Ford, l'initiateur du projet
et le créateur de l'auto (copiée sans vergogne par Willys
et Ford) s'appelle Bantam.
Le
petit constructeur américain, qui construit des Austin
sous licence, sera mis hors de course après d'ultimes
tests de prototypes et se consolera (maigre consolation
!) en produisant des remorques pour
la Jeep ! Après
la guerre, Willys Motors poursuit cette production. La
marque sera rachetée en 1970 par le groupe AMC, qui va
connaître à son tour le même destin, en passant dans un
premier temps (1979) sous contrôle de Renault (il fut
même chargé de vendre des Renault 9 aux États-Unis), puis
en 1987, dans le giron de Chrysler. C'est, à ce jour,
ce constructeur qui se charge de perpétuer la légende.
La gamme se compose actuellement de trois modèles :
Wrangler, Cherokee
(nouvelle version en septembre) et
Grand Cherokee. Les deux premiers sont ceux qui s'inspirent
le plus de la Willys. Élément commun au trio, la célèbre
calandre à barres verticales. Tarifs : de 133 800 francs
(Cherokee 2.5 l Sport, 3 portes), à 311 900 francs
(Grand Cherokee 4.7 l, V8, Limited Boîte auto).
Mini : BMW reprend le flambeau
En
août 1959, Alec Issigonis peut être fier, lors de la présentation
de sa dernière création : lAustin Mini. Conception
révolutionnaire pour l'époque, la Mini à traction avant
a un moteur en position transversale.
Toute
petite mais charmante, elle va faire la joie des Britanniques.
Et aussi s'exporter partout en Europe, les victoires obtenues
aux Rallyes de Monte-Carlo (1964, 1965 et 1967) se chargeant
de lui apporter la gloire internationale. Souvent copiée,
la Mini a terminée sa carrière en septembre 2000. Aujourd'hui,
BMW a repris le flambeau. Après avoir racheté, en 1994,
les marques anglaises du groupe MGRover, il s'en est séparé
pour ne conserver que Mini, à qui il vient de donner une
descendance bien sympathique.
Commercialisée
en septembre, la Mini sera disponible en trois versions
: One (sans climatisation), à 93 150 francs
; One Pack, à 99 700 francs ; Cooper, à 111 200 francs.
Les deux premières versions disposent du 1,6 l, 16 V,
de 90 ch, et la Cooper, du 1,6 l, 16 V, de 15 ch.
La gamme va augmenter en 2002, avec l'arrivée d'une Cooper
S qui, grâce à la présence d'un compresseur, atteindra
les 163 ch ! Cette boulimie de modèles ne s'arrêtera pas
là, puisqu'il est fort probable que dans les prochaines
années, la Mini soit déclinée en versions break et cabriolet.
Volkswagen Coccinelle : plus de 21 millions
de modèles
La
voiture du peuple a été réalisée par Ferdinand Porsche.
Elle apparaît en 1940, aux premiers jours d'une des plus
sombres périodes de l'histoire. Durant la Seconde Guerre
mondiale, la production se limitera à quelque 630 exemplaires.
Une fois la paix revenue, la Coccinelle peut enfin connaître
le succès. Grâce à son prix, à sa facilité d'entretien,
à sa robustesse et à sa bouille rigolote, elle va conquérir
le monde. Au point que les Studios Walt Disney vont en
faire une star de cinéma !
En
un demi-siècle, plus de 21 millions de ces autos vont
voir le jour, les dernières étant assemblées dans une
usine au Mexique. C'est d'ailleurs dans ce lieu que va
être lancée la production de la New Beetle
(sur la base de la Golf IV), en
janvier 1998.
Volkswagen
fait sensation en dotant la descendante de la Coccinelle
de lignes résolument modernes. Comme son aïeule, la New
Beetle va également connaître le succès. Aujourd'hui,
Volkswagen dispose d'une gamme complète, allant de la
1.6 l, de 102 ch, à la RSI, au V6 3.2 l,
de 225 ch (série limitée de 250 exemplaires, tous
vendus !). Les tarifs s'échelonnent de 110 200 francs
(1.6 l), à 134 339 francs (1.9 l TDI 90).
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