|
Un
témoignage hallucinant : Samia a passé son permis
en Tunisie
La
personne qui s’est exprimée sur ce sujet n’a pas souhaité que
Caradisiac révèle son identité, nous allons donc l’appeler
Samia. Cette jeune étudiante, âgée d’une vingtaine d’année,
a raté à plusieurs reprises son examen de code en France.
Découragée, elle cherche une combine pour obtenir son
code et son permis facilement. Elle décide de tenter
sa chance à l’étranger pour qu’elle puisse ensuite échanger
un permis étranger contre un permis français : a-t-elle
décelé une faille dans le système actuel concernant le
permis de conduire ? Voici la réponse. Samia a des
origines tunisiennes donc elle part en vacances pendant
deux mois en Tunisie. Là-bas, il est possible d’obtenir
le code et le permis en un mois. Le prix : environ
200 euros tout compris, c’est-à-dire l’inscription aux
deux examens et les leçons de conduite. A titre de comparaison,
en France, le permis revient en moyenne à 1200 euros !
Samia donne un exemple d’une question posée lors du
code : "sur des trajets courts, est-il obligatoire
de mettre sa ceinture" ? Réponse A : oui.
Réponse B : non.
Tous
les automobilistes prudents diraient oui. En Tunisie,
la bonne réponse est B : non. Pour avoir son code
là-bas, il faut faire abstraction de toutes les notions
de sécurité qui sont prônées en France. C’est un
autre mode de vie au Maghreb, beaucoup de gens sont habitués à ne
pas mettre la ceinture lors de leurs trajets quotidiens
et ne sont pas réprimés pour cela.
Ainsi,
Samia obtient du premier coup son code. Puis vient le
tour de l’examen de conduite. Le jour J, Samia
comprend que pour avoir son permis du premier coup, il
faut corrompre l’inspecteur de son examen. Un petit
billet fera l’affaire : elle ne conduit qu’environ
10 minutes. L’inspecteur est tellement pressé que
l’examen finisse, que lorsque Samia arrive au niveau
d’un stop et qu’elle veut s’arrêter,
l’inspecteur lui dit de griller le stop et de se
dépêcher de se garer un peu plus loin. Samia obtient
donc bien sûr son permis du premier coup. Elle a réussi
l’examen du code et de la conduite en moins d’un
mois. L’autre étape : réussir à échanger son
permis étranger contre un permis français. Une des conditions
: avoir un justificatif qui prouve qu’elle est
restée 6 mois dans le pays étranger en question. Mais
elle n’y est restée que deux mois. Ce n’est
pas un problème ! Elle est très futée : elle
réussit à trouver une combine avec une entreprise qui
lui signe un papier sur lequel est mentionné qu’elle
y a fait un stage pendant 6 mois. Elle sait qu’en
ayant la double nationalité, une attestation de stage
suffit : cela peut être considéré comme une preuve
de son séjour. Et le tour est joué. Elle se rend à la
préfecture de police de Paris chercher les documents
afin d ‘échanger son permis. Et cela fonctionne !
Désormais, elle roule en toute impunité avec un permis
français même si elle ne maîtrise pas bien la conduite.
Samia a indiqué cette combine à des amis, et ces derniers
vont faire la même chose qu’elle car en France,
d’après eux, le permis coûte trop cher et qu’il
est de plus en plus difficile de l’obtenir.
Texte
: Séverine Alibeu
|