Il ne
faut pas croire que le budget soit le même
pour tous les automobilistes français. On
assiste en effet à de très nombreuses
différences géographiques. Les budgets
oscillent de 4 875 € en Lorraine, à 5
581 € en Provence-Alpes-Côte d’Azur,
soit un écart de 706 € (14,5 %). Cette
différence est due aux prix des produits et
des services entre les régions, mais aussi à la
diversité des parcours annuels qui s’échelonnent
en province, de 8 275 km (Lorraine) à 11 607
km (Poitou-Charentes).
Le prix de revient au kilomètre le plus bas
est attribué à l’automobiliste
du Poitou-Charentes. Le budget garage est le moins élevé de
nos 22 régions (222 €), mais ce sont surtout
les nombreux kilométrages (11 607 km, première
place) qui amortissent le mieux les frais fixes (achat-reprise,
frais financiers, assurances et garage du véhicule).
Roulant plus que les autres, l’automobiliste
poitevin-charentais a, en revanche, le plus fort budget
en carburant (937 €), en entretien (783 €)
et en péage (177 €).
Au final, trois automobilistes ont en 2006 un budget
inférieur à 5 000 € :
•
le Lorrain (4 875 €). C’est le provincial
le plus économe de ses parcours (8 275 km).
Il est en
2e place pour le carburant, l’entretien et
le péage, 3e pour l’assurance, 6e pour
l’achat-reprise
et 11e pour le garage du véhicule,
•
le Picard (4 927 €). En parcours annuel, il
vient juste après le Lorrain (8 910 km). Il
est 2e pour
l’entretien, 3e pour l’achat-reprise
et le péage, 4e pour le carburant et le garage
du véhicule,
et 14e pour l’assurance.
•
Le Champenois-Ardennais (4 957 €). 6e pour le
parcours annuel (9 222 km), il est 3e pour
l’entretien, 5e pour l’assurance, le
carburant et le garage et 15e pour l’achat-reprise.
A l’opposé de cette échelle,
on trouve les automobilistes de Provence-Alpes-Côte
d’Azur et du Languedoc qui ont le plus gros
budget(de 5 500 à 5 600 €). Ces régions
doivent, en effet, supporter des frais fixes (achat,
assurance, garage) les plus important, auxquels s’ajoutent
des postes carburant et entretien également
pesants, par rapport aux moyennes nationales.
Le cas particulier : l’Ile de France
L’Ile de France présente un cas à part
dans le paysage automobiliste français. C’est
une région à forte densité d’habitation.
Un trafic régulièrement saturé aux
heures de pointe, un stationnement difficile, des
transports publics de plus en plus développés
incitent à une utilisation modérée
de l’automobile.
Le parc des voitures essence est dominant dans la
région (par rapport au diesel) : 58 % contre
43 % en province, pour des petits trajets de proximité.
Comme dans toutes les grandes villes, le kilométrage
annuel est donc plus bas que la moyenne : 7 300 km
en Ile de France, alors qu’en province, on
roule plus, même en essence.
Face à des prix unitaires pourtant élevés,
l’automobiliste francilien s’y retrouve
néanmoins, en raison de son faible kilométrage,
avec les budgets carburant (607 €), entretien
(530 €) et péage les moins élevés
de l’hexagone.
Par contre, il est toujours celui qui dépense
le plus pour le garage de son véhicule (706 €).
Enfin sa carte grise est la plus chère de
France (277 € contre 120 € en Corse).
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