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L'avis
d'un spécialiste : Gilles Mercier, directeur
de la communication du CCFA (Comité des constructeurs
français d'automobiles) : "Le marché
français est pour l'instant à l'abri."
Caradisiac :
Comment a réagi le marché au mois de septembre ?
Gilles
Mercier : Plutôt bien, car les ventes sont
en augmentation de 2 % au mois de septembre,
mais il faut se méfier car ces commandes ont été passées
durant le mois d'août, c'est-à-dire bien avant les
attentats.
Nous
avons constaté que les ventes, depuis ces événements,
sont restées stables par rapport à la même période
l'an passé. Des journées portes ouvertes se sont déroulées
après les attentats et les résultats ont été très
différents selon les régions. Ainsi, les clients de
la région parisienne ont été très réceptifs ;
en revanche, ces opérations ont mieux fonctionné en
province et même très bien dans le sud et l'ouest
de la France.
Globalement,
le niveau de fréquentation est resté stable, mais
les commandes ont légèrement diminué.
Caradisiac :
Pourrait-on assister à un effondrement des commandes ?
Gilles
Mercier : Franchement, je ne le pense pas
pour l'instant. Il n'y aura pas de baisse significative,
selon moi, avant la fin de l'année. L'élément déterminant
est le moral des ménages ; si les consommateurs
ont confiance dans l'avenir, ils continueront à consommer
et il n'y aura pas de problèmes.
Caradisiac :
Pourrait-on vivre une situation identique à celle
des États-Unis ?
Gilles
Mercier : Non, les deux marchés sont radicalement
différents. Aux États-Unis, le véhicule le plus vendu
est le pick-up, alors qu'en France, il représente
une part marginale des ventes. Autre différence, les
Américains, pour acheter leurs voitures, se servent
de leurs actions. Forcément, quand la Bourse rencontre
des difficultés, ils ont moins envie d'acheter, c'est
logique.
En
France, en revanche, 60 % des achats de
véhicules sont faits à crédit. La Bourse n'a donc
pas d'influence là-dessus.
Caradisiac :
Les possesseurs ou les futurs acquéreurs de voitures
américaines vont-ils connaître, du fait de ces problèmes,
des retards dans les livraisons de véhicules ou de
pièces détachées ?
Gilles
Mercier : Selon moi, il n'y a pas de souci
à se faire de ce côté-là car la majorité des marques
américaines ont délocalisé leurs lieux de fabrication.
Il en est de même des pièces détachées. Enfin, les
modèles vendus en Europe ne ressemblent en rien à
ceux vendus aux États-Unis.
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