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Evidemment,
les pouvoirs publics ne vont pas manquer darguments
pour justifier la hausse du coût des fourrières. Au
premier rang desquels la volonté de lutter contre
le stationnement sauvage. Cest vrai, nous en
sommes tous témoins et nous nous en rendons, chacun
de nous, parfois coupables : dans les grandes
villes, des voitures sont stationnées sur des trottoirs,
des passages piétons, bref sur des emplacements gênants
qui rendent plus difficile la circulation des autres
usagers de la route. Mais, à qui la faute ?
Aux conducteurs ? probablement pas uniquement.
Le plus souvent, un automobiliste qui met en péril
sa voiture par un stationnement gênant ne le fait
quà contre-cur, contraint par un rendez-vous
professionnel, un enfant à aller chercher ou autres
bonnes raisons.
Une
mesure qui punie à laveugle
Ils
sont peu nombreux ceux qui, désinvoltes, et dune
manière systématique, décident volontairement de samuser
toujours au chat et à la souris avec les fourrières.
Or, cest précisément en se référant à ce type
dattitude que les pouvoirs publics ont dû juger
opportun daugmenter les tarifs des fourrières.
En considérant naïvement que "ceux qui font exprès
ne le feront plus parce que cest cher la fourrière",
pourrait dire un enfant.
Hélas,
les raisons des stationnements sauvages sont ailleurs.
Notamment dans les grandes villes : pas assez
de places de parking, augmentation du nombre de rues
piétonnes (tant mieux, mais dans ce cas, il faut bien
gérer le flux des automobiles), politique de transports
en commun inefficace.
Pour
autant, il ne sagit pas de justifier un désordre,
de prôner une sorte danarchie automobile. Les
fourrières ont leur place pour ôter un véhicule stationné
sur une place réservée aux handicapés par exemple.
Mais, rien ne justifie une telle hausse.
Certains,
en tout cas, doivent se frotter les mains. Ces sont
toutes les entreprises privées, (car les fourrières
sont des sociétés privées auxquelles on a accordé
des concessions) qui vont voir leur chiffre daffaire
augmenter dun bon tiers. Un joli cadeau de Noël.
Quant aux conducteurs de "dépanneuses" dont
on sait quils sont payés aux pièces, ils auront
plus que jamais envie denlever chaque jour un
plus grand nombre de voitures.
Laugmentation
des tarifs des fourrières concerne les villes de plus
de 400 000 habitants dans lesquelles sont enlevées
chaque année plus de 15 000 voitures à savoir, Paris,
Lyon, Marseille, Bordeaux, Nantes et Lille.
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Ce que dit la loi

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