|
Trop
régulièrement pillés, les parcmètres à pièces ont été progressivement
remplacés par des horodateurs à cartes. Cette
décision de justice vient aujourd'hui tout remettre
en cause et créé par la même une brèche dans la
législation française qui pourrait pousser les
automobilistes à contester les contraventions dans
les villes pourvues de systèmes de stationnement à cartes.
L'affaire
de St Cloud
Un
juge de proximité de Boulogne-Billancourt vient
en effet de donner raison à une habitante de Saint-Cloud
qui n'avait pas payé ses places de stationnement,
parce que des parcmètres équipés de Monéo ne lui
laissaient pas le choix du moyen de paiement. Poursuivie
pour 7 contraventions impayées, elle a été contre
toute attente relaxée.
Pour
expliquer cette surprenante situation, il faut
remonter aux moments des faits c'est à dire à l'hiver
2003. A cette date, la mairie de st Cloud ne disposait
que de 5 horodateurs mixtes pour toute la ville.
Un nombre très limité qui explique le fait que
Mme Patricia C n'ait pas pu payer son stationnement
car il lui était impossible de s'acquitter de son
dû.
Aujourd'hui,
la municipalité a remédié à ce dysfonctionnement
puisque 37 % du parc des horodateurs
offre un paiement mixte, ce qui fait "qu'un
automobiliste n'est jamais à plus de 200 mètres
d'un horodateur mixte" dixit la mairie. Cas
identique à Boulogne Billancourt où la moitié des
horodateurs du centre ville sont désormais munis
du double paiement.
Conscient
de ce risque de contestation depuis longtemps,
les municipalités ont donc corrigé le tir rapidement.
Olivier
Pagès
|