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Plutôt
que d'opter pour le système Moneo, Paris a choisi
de mettre en place un système de paiement par cartes
qui sont disponibles dans les bureaux de tabac
au prix de 10 et 30 €. Afin d'éviter toutes
contestations possibles, la municipalité a donc
joué sur le fait que le stationnement peut se faire
par l'intermédiaire de cartes mais celles-ci peuvent être
achetées grâce à des billets et/ou des pièces.
Paris respecte ainsi l'article R642-3 du code pénal.
Malgré cela, cette affaire a eu dans la capitale
des conséquences notamment sur le plan politique.
Ainsi,
le groupe UMP du Conseil de Paris appelle à la
contestation. Claude Goasguen, président de ce
groupe d'opposition s'est empressé de transcrire
la situation de Boulogne à la capitale en déclarant
que les 13000 horodateurs n'acceptaient plus de
pièces, mais seulement la carte de stationnement
prépayé "Paris-carte" et en ajoutant
qu'il avait prévenu de l'illégalité du dispositif
dès son installation c'est à dire en 2002.
Il
n'a donc pas fallu longtemps pour que l'opposition
réagisse de façon virulente puisque Eric Helard,
vice-président du groupe UMP au conseil de Paris "invite
tous les Parisiens qui ont été sanctionnés à demander
le remboursement des PV qu'ils ont du payer depuis
la mise en place des Paris Cartes". Pour les
aider dans leur démarche, je ferai une lettre type
qui leur permettra d'obtenir ce remboursement".
Pour voir cette lettre, cliquez ici...
Si vous êtes intéressé, pour
recevoir cette lettre, vous pouvez lui écrire à l’adresse
suivante : helard.eric@wanadoo.fr
Une
démarche loin d'être appréciée par la mairie de
Paris qui considère ce geste comme un acte d'incivisme.
Ambiance, ambiance…
A
titre indicatif, si tous les automobilistes verbalisés
décidaient de porter plainte afin de demander le
remboursement de leur amende, la mairie de Paris
aurait bien de mal à se sortir de ce guêpier. Les
conséquences financières pourraient être énormes
puisque les recettes du stationnement se montent à 52
millions d'euros par an.
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