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A l’heure où les candidats à la prochaine élection présidentielle se dévoilent progressivement, les automobilistes commencent pour leur part à s’interroger sur l’opportunité de payer leurs infractions.
Même
si attendre l’arrivée d’un nouveau
président au pouvoir peut sembler une bonne
solution, l’examen des différentes
politiques récentes en matière de
sécurité routière et des dernières élections
prouve le contraire.
Ainsi, Dominique Perben, le ministre des Transports
avait appelé, il y a quelques mois, les candidats à la
présidentielle à se prononcer contre
toute promesse d'amnistie. « Les automobilistes
ne devraient pas s'attendre à une amnistie
des infractions routières à l'occasion
de l'élection présidentielle car cela
pourrait avoir des conséquences catastrophiques
sur leur vigilance au volant » avait déclaré l’ancien
Garde des Sceaux. Des déclarations qui trouvent
un écho tout particulier auprès des
associations des victimes de la route qui sont, bien évidemment,
favorables à une absence totale de clémence.
Pour trouver un autre indice, il suffit de se reporter à la
précédente élection
présidentielle.
La loi d'amnistie adoptée en juillet 2002
après la réélection de Jacques
Chirac avait été très restrictive.
Elle avait exclu tous les délits routiers
(conduite en état d'ivresse, délit
de fuite, excès de vitesse) et même
certaines contraventions comme le défaut de
port de la ceinture de sécurité ou
la conduite avec un téléphone portable.
En revanche, les contraventions
pour stationnement interdit ou gênant avaient été amnistiées.
Les candidats à l'élection présidentielle
vont donc sans doute devoir se prononcer sur cette
délicate question. A l’heure actuelle,
seul un candidat ne cache pas son opinion à ce
sujet ; il s’agit de Nicolas Sarkozy qui a
ouvertement déclaré être contre
tout principe d’amnistie. Le président
de l’UMP a même indiqué vouloir
la supprimer purement et simplement.
Pour les autres, c’est l’inconnu, notamment
pour Ségolène Royal qui semble peu
concernée pour l’instant par les problèmes
de sécurité routière. Les promesses électorales
sur ce thème ne devraient pas tarder et Caradisiac
vous proposera avant la présidentielle le
point de vue de tous les candidats sur ce sujet.
Déjà, en juillet 2002, lors des débats à l'Assemblée,
socialistes et centristes s'étaient pour la
première fois déclarés hostiles
au principe même de l'amnistie. Victorin Lurel
(PS, Guadeloupe) avait ainsi lancé dans l'hémicycle
: "Il n'y a pas d'infraction mineure
au Code de la route." A droite, seul
Thierry Mariani, député UMP, avait
pris la parole pour saluer l'amnistie des contraventions.
En attendant de savoir à quelle sauce, vous
allez être mangé, nous vous conseillons
donc de ne pas trop jouer la montre et de régler,
comme tout bon citoyen, vos infractions. Les temps
ont changé, il faut bien se le dire.
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Amnistie
présidentielle 2007 : Faut-il
encore y croire ? |
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Olivier Pagès
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