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Début
octobre 2005, un avocat parisien, Maître Sébastien
Dufour, faisait acquitter son client, flashé à 114 km/h au
lieu des 110 km/h autorisés, après avoir débusqué un
vice de procédure dans le PV adressé à son client. "Les
procès-verbaux omettent deux précisions, pourtant obligatoires
: la position exacte du radar (le
point kilométrique) et le sens du véhicule flashé",
a plaidé l'avocat auprès de la cour d'appel de Paris. Dans
ce cas précis, les indications de lieu et de position figurent bien
sur la photo mais pas sur le procès verbal. La cour d'appel de Paris
a donc fait annuler le PV d'excès de vitesse, estimant que ces imprécisions
sont "de nature à porter atteinte aux droits de la défense
et la placent dans une situation d'inégalité des armes".
Cette affaire a pris une ampleur démesurée puisqu'elle concerne
près de 600 000 automobilistes, selon maître Dufour. L'avocat
assure que tout PV de radars non encore payés, sont "a priori
annulables, puisqu'ils sont faits sur le même moule". Les automobilistes
flashés peuvent donc faire valoir ce jugement en cour d'appel pour
faire annuler la procédure, à condition de ne pas avoir encore
réglé celle-ci. Car dans ce cas, un recours serait impossible.
Exclusivité Caradisiac
En exclusivité, Caradisiac a réussi à se procurer,
l'arrêt de la cour d'appel de Paris (arrêt du 1er juillet 2005,
section B)concernant la première annulation d'un PV radar, pour "imprécision
sur le lieu exact de l'infraction".

170
millions d'euros en jeu, l'Etat réagit très vite
Les automobilistes
concernés ont intérêt à se
presser, car cette faille juridique va très vite être comblée.
Le gouvernement va rapidement compléter ces mentions sur les procès
verbaux, pour éviter toute nouvelle contestation. "Le procès-verbal
délivré après "l'avis de contravention",
en cas de contestation, mentionnera désormais non seulement la commune
et la voie où l'infraction a été constatée,
mais aussi le point kilométrique" a indiqué à la
presse, Rémy Heitz, le délégué interministériel à la
sécurité routière. Dans ce cas précis, l'administration,
plus communément appelée "le mammouth", en raison
de sa lenteur, va bizarrement presser le pas, sachant que cette année,
les recettes des radars automatiques s'élèvent à 170
millions d'euros. De nouvelles contestations seraient préjudiciables à un
business aussi juteux. Cependant, Remy Heitz ne craint pas une avalanche
de recours devant les tribunaux, car selon lui, "les choses ont évolué depuis
le premier cas", le 1er juillet dernier 2005.
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Sommaire
de l'article
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PV
de radars automatiques : 600 000 peuvent être
annulés |
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Texte
: Alexandre Bataille
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