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Même
si lidée dune telle mesure peut sembler
intéressante, lapplication est plus complexe
quil ny paraît.
Si
la décision est prise, le gouvernement devra répondre
à quelques questions essentielles :
-Comment
faire le bon choix?
Cette
limitation doit-elle se faire selon un rapport poids/puissance
précis ou suivant une puissance arbitrairement décidée.
La première hypothèse serait compliquée et longue
à mettre en place. La seconde nécessiterait une étude
perspicace de la puissance adéquate et susciterait
de vives polémiques.
-Quelle
sera la tranche dâge concernée ?
Les
automobilistes soumis à cette restriction seront-ils
les conducteurs en période probatoire (durée :
3 ans quel que soit lâge) ou tous les jeunes
âgés entre 18 et 24 ans.
-Quelle
solution technique adoptée ?
Lapplication
technique est également un gros chantier. Faut-il
installer une puce électronique ou un bridage plus
simple à léchappement ou à ladmission
? La technique choisie devra être adaptable à toutes
les marques et à tous les modèles quelle que soit
leur année de fabrication.
-Comment
appliquer rapidement cette mesure ?
Une
fois la loi adoptée, le législateur nest pas
sorti daffaire. Il devra réfléchir au côté pratique.
Si cela ne pose pas trop de problèmes pour les véhicules
neufs, en sera-t-il de même pour les véhicules doccasion
vendus par les professionnels et par les particuliers.
Les acheteurs de VO devront-ils débourser une somme
supplémentaire pour faire installer ce dispositif ?
-Comment
éviter des dérives illégales ?
Quelle
que soit la solution retenue, le gouvernement devra
sassurer de la fiabilité de son dispositif.
Dans le cas contraire, les débridages illégaux risquent
de devenir nombreux.
Le
monde de la moto comme exemple

Brider les moteurs est une mesure qui existe
dans le monde de la moto depuis 1997. Dès
lors, les jeunes conducteurs durant leur période
probatoire n'ont pas le droit de conduire
des machines dont la puissance dépasse les
34 ch. Une limitation loin de faire l'unanimité
puisque la FFMC (Fédération Française des
Motards en Colère) estime que 50 ch auraient
été plus appropriés. La capacité d'accélération
est déterminante pour une moto : elle lui
permet de s'insérer dans la circulation routière
et notamment sur autoroutes. Installé par
les constructeurs, ce bridage a posé des soucis
lors de l'instauration de la loi en ce qui
concerne les deux-roues d'occasion. Les nouveaux
motards devaient trouver des occasions de
34 ch sur le marché, ce qui était impossible.
Cette limitation exclusive à la France ne
semble pas avoir eu de répercussion précise
sur l'accidentologie puisque près de 46 % des
motards tués sont encore aujourd'hui âgés
entre 15 et 29 ans. Pas vraiment très concluant.
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