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Les
garanties : le royaume de l’opacité
Hormis
les assurés les plus prudents, rares sont les automobilistes
qui lisent jusqu’à la dernière ligne leur futur contrat
d’assurance. Il faut dire qu’en matière d’opacité
et d’illisibilité, ils méritent un podium aux côtés
de la paperasse incompréhensible du ministère des
finances. Au risque de connaître un jour une mauvaise
surprise, il vaut pourtant mieux se pencher en profondeur
sur un sujet qui concerne votre sécurité, celle de
vos passagers ou éventuellement celle d’un tiers.
À
ce titre, la simple comparaison des tarifs ne suffit
pas, car les différentes garanties incluses dans les
contrats n'ont pas toujours la même étendue ni les
mêmes exclusions. Quelle que soit la formule adoptée,
mieux vaut savoir ce qui est couvert et ce qui ne
l'est pas. Problème : les alinéas, les renvois
en bas de page ou les termes indéchiffrables ne favorisent
pas une connaissance approfondie de votre protection.
Si chaque contrat détient sa propre logique, voici
quelques clés indispensables pour une bonne compréhension.
La
garantie responsabilité civile ou "au tiers"
C’est
la base minimum d'un contrat auto. Elle est obligatoire
pour tous véhicules roulants (même s’il croupit au
fond d’un garage) et couvre le conducteur responsable
d'un accident, l'assureur se substituant à lui pour
indemniser la ou les victimes.
Cette couverture s’applique bien évidemment à tous
les conducteurs mentionnés au contrat, mais le tiers
fonctionne aussi pour tous conducteurs qui emprunteraient
votre voiture, amis ou indésirables. La loi Badinter
de 1985 vise à protéger dans tous les cas les victimes
d’un accident. De plus, les passagers sont également
couverts, par exemple s'ils blessent un cycliste en
ouvrant leur portière.
Cas
extrême, l’assureur se retournera contre le conducteur
dont le permis a été suspendu et qui donc ne peut
être assuré.
La
garantie du conducteur
Quel
que soit votre contrat, vérifiez systématiquement
la garantie conducteur. Surveillez particulièrement
si la garantie individuelle conducteur est incluse.
Car dans le cas contraire, le conducteur responsable
d'un accident et lui-même blessé ne sera pas indemnisé
pour le préjudice subi. Pour sa protection, il vaut
mieux recourir à une garantie individuelle qui permet
de couvrir les dommages corporels du conducteur responsable
et d’éviter de véritables drames. Les plus prudents
peuvent aussi demander une extension de cette garantie.
Les exclusions de garanties
Souvent
soigneusement dissimulée dans des écritures miniatures
situées tout en fin de contrat, l’exclusion de certains
dommages est une spécialité des assureurs. Voici les
exclusions logiquement opérées par les assureurs :
- les dommages volontaires ou causés par une méconnaissance
des règles de sécurité,
- les dommages causés lors de compétitions sportives,
les dissimulations préjudiciables à l’assureur.
À cela, vous pouvez ajouter une foule d’exclusions
possibles qui varie en fonction de votre assureur
et de votre type de contrat. Pour éviter toute mauvaise
surprise, il faut absolument consulter les conditions
spéciales de votre contrat.
- Les victimes
Grâce à la loi Badinter, toute victime, tiers
ou même passager du véhicule sera indemnisée sauf
faute grave de sa part (exemple : un comportement
suicidaire). C'est le juge qui, le cas échéant, appréciera
le niveau de gravité de la faute de la victime. Ce
type de faute ne s’applique cependant pas à un enfant
de moins de 16 ans ni à une personne âgée de plus
de 80 ans. Cette protection maximale ne connaît que
de rares limites, dans le cadre de certaines exclusions
de garanties. Blessée dans l'exercice de ses fonctions,
la victime est prise en charge par la Sécurité sociale
dans le cadre de la loi sur les accidents du travail.
Si la victime est un voleur ou un complice de vol,
il ne peut prétendre non plus à être indemnisé.
Personne
ne veut m'assurer : que faire ?
Revers
divers ou malchance, vous pouvez aussi vous
retrouver sans assurance. Les assureurs n'étant
pas des philanthropes, ils n'hésitent plus
à refuser des clients jugés suspects ou à
virer purement et simplement les conducteurs
les plus maladroits. Problème : la loi oblige
à assurer chaque véhicule. Pour les cas jugés
désespérés, l'Etat a mis en place le Bureau
Central de Tarification (BCT). Cet organisme
va discuter avec l'assureur de votre choix
du tarif applicable à votre cas en se basant
sur le tarif de référence. Veillez donc à
choisir l'assureur qui pratique les tarifs
les plus intéressants pour le risque que vous
représentez.
Au vu de la situation, montant et franchise
ne seront jamais bon marché. De plus, le BCT
interviendra seulement pour accorder la garantie
minimale, la responsabilité civile. Pour le
reste, l'assureur n'est pas obligé de vous
accorder une garantie dommage ou une garantie
du conducteur. Il ne faut pas rêver, d'autant
que cette garantie forcée n'est valable qu'un
an. Au bout de ce délai, vous pourriez aussi
avoir à renouer contact avec le BCT.
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La
garantie mécanique
Une
garantie
mécanique est une garantie pièces
et main-d'œuvre qui s'applique à une voiture
d'occasion. Elle rassure l'acheteur qui peut
payer l'auto sans appréhension. Et le vendeur
qui souscrit cette garantie trouvera plus
facilement un acheteur.
Ces garanties peuvent couvrir le moteur, la
boîte de vitesses, la transmission, l'embrayage
etc.
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