Le 22 juillet dernier, un car de pèlerins polonais dévalait, faute
de frein, la côte de Laffrey en Isère, pour terminer sa course dans
le lit d’une rivière, 15 mètres plus bas. Bilan : 26 morts
et de très nombreux blessés.
Pour éviter qu’un tel drame se reproduise, le ministre de l'Écologie,
du Développement et de l'Aménagement durable, qui est également
en charge de la Sécurité routière a établi une carte
des zones dangereuses pour les bus et les poids lourds. Vous pensez que cette
information ne s’adresse pas aux automobilistes. Détrompez-vous
car de nombreuses voitures sont souvent impliquées dans des accidents
avec ces véhicules de fort tonnage.
Sans surprise, ce sont les zones montagneuses les plus risquées et notamment
les Alpes, le Massif Central, les Pyrénées ou les Vosges. Logiquement
du fait de son relief, c’est la région Rhône Alpes qui concentre
plus de la moitié de ces points. Toutefois, certaines zones présentent
tout simplement de fortes pentes comme par exemple la fin de la N118 à Sèvres
dans le département des Hauts de Seine.
Cette liste ne signifie pas non plus que les aménagements n’ont
pas été déjà réalisés. C’est
le cas de la descente vers le péage de Biriatou sur l’A63 qui est équipée
d’échappatoire mais constitue, malgré tout, une zone à risques.
Pour tenter de résoudre ces problèmes sur ces "sections
du réseau routier national à forte déclivité, Jean
Louis Borloo a précisé qu’un audit par le Conseil général
des ponts et chaussées" sera instauré. Ayant conscience,
que les panneaux d'interdiction et de signalisation "ne suffisent pas",
le ministre estime qu'il "faut mettre en place des processus d'alerte
plus efficaces, comme par exemple des feux de signalisation plus visibles,
des portiques, etc ; mais également bien sûr une augmentation
du nombre de contrôles.
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Points noirs : le gouvernement
dresse sa liste |
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Texte : Olivier Pagès
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