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Une
conception problématique
Lune
des principales causes de catastrophes du Mont-Blanc et
du Gothard réside dans le fait que tous ces tunnels sont
mono-tubes bi-directionnels. Cette architecture implique
que la circulation se fait dans les deux sens dans un seul
et même ouvrage. Les risques de collision frontale sont
bien réels. Et ce type darchitecture pose en outre
le problème de laccès des secours. Les voies peuvent
être bloquées dans les deux sens par les véhicules impliqués
dans laccident, rendant alors très difficile larrivée
des secours.
Techniquement,
la solution serait de ne construire que des ouvrages bi-tubes
uni-directionnels. Mais laddition pour des tunnels
alpins serait vite colossale.
Pour
dautres, notamment les écologistes, la solution miracle
est le ferroutage. Et cela, même si le tunnel sous la Manche
a également connu un incendie important, heureusement sans
faire de victime. Pour les Alpes, loption du ferroutage
semble avoir la cote, que ce soit en France (projet Lyon-Turin)
ou en Suisse (Lauschberg, Brenner et Gothard). Pour ces
projets, lidée est dembarquer les véhicules
automobiles (voitures et camions) sur des navettes, comme
cela se fait pour le tunnel sous la Manche. Ces ouvrages
verront aussi cohabiter trains de marchandises et trains
de voyageurs. Dans tous les cas, ces tunnels alpins ferroviaires,
seront des ouvrages bi-tubes uni-directionnels.
En
attendant, restez vigilants lorsque vous emprunterez cet
hiver des tunnels, notamment ceux qui sont répertoriés dans
notre dossier. Vous éviterez la plupart des risques daccident
en suivant les conseils de Caradisiac.
Par
Olivier Pagès et Jean-Philippe Pastre
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la liste noire des tunnels en France
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