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Ces
dysfonctionnements peuvent sexpliquer par plusieurs
facteurs, tant humains quinstitutionnels. Il
y a dabord linflation réglementaire. A chaque
fois, on rajoute des textes réglementaires sur des strates
préexistantes. Ce fut le cas avec les ronds-points à "priorité
à gauche" puis maintenant avec les "Zones 30".
Outre
le Code de la Route proprement dit, les règles dimplantation
de signalisation sont inscrites dans un volumineux document
intitulé "Instruction Interministérielle sur la Signalisation
Routière". Mais un grand nombre de décrets provenant
du ministère des Transports réglementent les infrastructures
routières (en particulier ceux datés de 1974 et 1976).
Pour
"corser le tout", lUnion Européenne envisage
une harmonisation des textes concernant la signalisation.
Cest ce qui nous a valu la fin du feu piéton clignotant
et une nouvelle présentation des feux tricolores. Dautres
règles sont attendues pour 2004. Quid de la reconnaissance
par les automobilistes de ces nouveaux signaux ?
Mais
le problème vient aussi des structures de décision. De la
commune à lEtat, pas moins de cinq échelons politiques
se succèdent. Aux communes, il faut ajouter les Directions
Départementales de lEquipement, les Directions Régionales
de lEquipement, le ministère des Transports, sans
oublier le cas échéant les communautés urbaines. De plus
de nombreux organismes traitent des infrastructures routières,
que ce soit le Setra, le Certu, lInrets (Institut
national de recherche sur les transports et leur sécurité)
et autre Cete (Centres détudes techniques de léquipement)
autant de sigles ésotériques avec des organismes qui peuvent
parfois manquer de coordination. Il est vrai que les demandes
sont contradictoires. Une route nationale, notamment, cumule
des usages de natures différentes : trafic piéton,
local, régional, national voire international.
Face
à la complexité institutionnelle et technique, les techniciens
des communes sont parfois un peu sous-informés. Ainsi, par
exemple ce cas vu sur la commune de Sainte-Foy-Lès-Lyon
(Rhône) : alors quun panneau de rétrécissement
doit être placé 150 mètres avant la restriction de chaussée,
nous avons mesuré
il ny a que 50 mètres entre
le signal et le rétrécissement effectif. Pour un automobiliste
ne connaissant pas les lieux, le piège est fatal.
Autre
variante de ce jeu mortel : les zones de travaux. La
multiplication de prestataires fait que chacun y ajoute
sa signalisation en fonction de ses besoins du moment. Mais
bien sûr, la peinture au sol ne senlève pas comme
cela. Résultat des courses : un an après, subsiste
un entrelacs de bandes plus ou moins visibles. De nuit,
sous la pluie, lautomobiliste ne sait plus quelle
est la ligne de rive à suivre. De telles erreurs suscitent
bien des demandes, notamment techniques. Il est ainsi prévu
une expérimentation du balisage lumineux. Mais tout ceci
ne serait pas nécessaire si une meilleure coordination entre
services et prestataires était assurée.
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Pourquoi les autorités ne réagissent pas

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