La
position des pouvoirs publics
Qu'attendent
alors les pouvoirs publics pour réagir ? Depuis la publication
de l'enquête de la RATP, le Ministère de l'aménagement
du territoire et de l'environnement ainsi que le Ministère
délégué à la santé ont demandé à la RATP et la SNCF (en
charge d'une partie de l'exploitation du RER) "d'approfondir
les travaux d'identification des sources de pollution
et de prendre les mesures de surveillance et de réduction
des concentrations aéroparticulaires qui leur incombent."
; le suivi de la mise en œuvre de l'ensemble des recommandations
étant confié au Préfet de région d'Ile-de-France. Cette
demande résultait d'avis émis par le Conseil supérieur
d'hygiène publique de France les 5 avril et 3 mai 2001.
Depuis ce communiqué du 4 mai 2001, il est impossible
de savoir où en sont précisément les travaux exigés.
Des
questions en suspens
Toutes
les questions ne seront sans doute pas résolues pour autant.
Vous passez en moyenne 35 minutes par jour dans le métro
et aucune enquête n'a été jusqu'à présent réalisée pour
mesurer l'impact de cette exposition moyenne. N'oublions
pas non plus le personnel d'exploitation qui, lui, y séjourne
de sept à huit heures par jour… Le problème de la qualité
de l'air du métro parisien ne s'arrête pas là. Il s'avère
que tous les polluants suivis par un organisme comme Airparif
ne sont pas régulièrement mesurés dans l'enceinte du métro.
C'est le cas du benzène, du toluène ou du xylène. Combien
de temps faudra-t-il attendre pour mettre en place un
système de mesures régulières ? Sans doute faudrait-il
également cesser de prendre comme seul étalon de la pollution
intérieure les polluants identifiés comme extérieurs.
Ainsi serait-il intéressant de suivre l'emploi du formol,
désinfectant puissant, dans l'enceinte du métro. Est-il
utilisé, dans quelle quantité et selon quelles modalités
?
Et
la province ?
Paris
n'est pas la seule ville française à disposer d'un métro.
Vous qui habitez en province, pouvez légitimement vous
interroger sur la qualité de l'air des métros des autres
villes françaises dont la responsabilité incombe d'ailleurs
aux préfets. On espère en tout cas que tout est mis en
œuvre afin de nous assurer une qualité de l'air meilleure
que si nous prenions notre voiture…