| Tout savoir l’édition 2006 du Mans |
Date : 16 et 17 juin 2006
Horaires : Départ exceptionnel à 17 heures en raison de la Coupe du Monde
Prix d’entrée : à partir de 63 € pour le week end. |
Le
diesel est devenu incontournable sur le marché des véhicules qu’ils soient
neufs ou d’occasion puisqu’il représentent près de 60 % des ventes dans certains
pays et cette proportion peut même atteindre 95 % dans certains segments.
Suite
à ce succès, il est donc logique que cette carburation fasse son entrée dans
les sports mécaniques.
Qu’on
se le dise les temps changent. L’époque où les circuits étaient la chasse
gardée des bolides ne fonctionnant qu’à l’essence est bien révolue. Les
spécialistes des sports automobiles préciseront que ce n’est pas la première
fois que des véhicules diesel participent à des courses. En effet, BMW avait
remporté les 24 heures du Nurburgring avec une BMW 320d mais ce n’est pas tout
puisque Volkswagen avait engagé une Golf, Seat avait fait de même avec des Ibiza
TDI en
rallye. De nombreux véhicules qui disputent les plus grandes épreuves de
rallye-raid comme le Dakar fonctionnent aussi au gazole. C’est le cas notamment
des Race Touareg 2 de Volkswagen. On est donc loin des débuts de cette
carburation en compétition mais les 24 heures du Mans 2006 risquent de rester
dans les annales. Pour la première fois de l’histoire, un moteur diesel est en
mesure de triompher sur le circuit sarthois et pas dans n’importe quelle
catégorie, la plus prestigieuse, celle des prototypes. Le rêve du mégalomane
Ferdinand Pïech qui fantasmait de voir un jour un TDI s’imposer aux 24 heures
du Mans est peut être en voie de se réaliser.
Situation
hallucinante pour certains, le moteur diesel semble pourtant avoir de beaux
jours devant lui. Après Audi en 2006, la marque d’Ingolstadt sera ensuite
rejointe par Peugeot en 2007, qui fera par la même son retour dans cette
compétition. Ce challenge intéresse également certaines écuries privées comme
par exemple WR, dirigée par Gérard Welter qui va faire courir aux 24 h du Mans
en 2008 un prototype fonctionnant au Diester et même tenter de gagner en
catégorie LMP 2 devant des véhicules conventionnels.
Si
l’évolution est aussi rapide que celle des marchés VP et VU, les heures de
l’essence sont donc comptées. A quand une Formule 1 fonctionnant au
gazole ?
Texte : Olivier Pagès
|