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Les
11 villes testées

Comment
nous avons procédé
Les
élections municipales demeurent, avec les présidentielles,
les élections préférées des français. Il n'y a qu'à voir
le taux de participation moyen pour s'en convaincre :
ce sont celles où le taux d'abstention, bien que conséquent,
est le plus faible. Ce grand moment de la vie politique
locale, qui détermine la composition du conseil municipal
pour six ans, influence directement la vie des automobilistes,
puisque les mairies ont (à l'exception de Paris) la maîtrise
des politiques en matière de stationnement ou de circulation.
Caradisiac
en a profité pour savoir ce que les automobilistes pouvaient
attendre des hommes politiques à propos de la place accordée
par les différents candidats à lautomobile au sein
de leur commune.
Méthodologie
Un
courrier type a été adressé auprès des principaux candidats
se présentant dans onze villes de France. Leurs coordonnées
nous ont été fournies par les secrétariats nationaux des
différents partis politiques. C'est ce qui explique l'absence
de listes dissidentes, qui seraient engagées
en marge des grandes formations.
Au
total, nous avons donc contacté trente-trois "politiques".
A noter : les listes d'union (qu'elles soient de gauche
ou de droite) ont parfois restreint le nombre de candidats
sur certaines villes (c'est le cas de Nice, Clermont-Ferrand
ou Strasbourg par exemple).
Le questionnaire
envoyé par Caradisiac comportait trois questions :
1.
Quelle est la situation en matière de déplacements dans
votre ville ?
2. Dans
le programme que vous proposez pour le prochain mandat,
pouvez-vous nous présenter les mesures liées à lautomobile
que vous souhaiteriez mener ?
3. Quelle
est la place que vous réserveriez à l'automobile dans le
cadre des Plans de déplacements urbains imposés par la loi
sur l'air ?
Nous
avons pris soin, à une semaine d'intervalle, de procéder
à deux campagnes de relances auprès des permanences électorales
des différents candidats. Certains secrétariats ont été
efficaces, d'autres pas, ce qui explique des absences remarquées !
Afin
de respecter les propos des candidats, nous donnons à lire
aux internautes, outre notre analyse des réponses fournies,
la totalité des courriers adressés à Caradisiac par les
chefs de liste.
Vue
d'ensemble des différents programmes
Tout
d'abord, remarquons d'emblée certaines réactions très positives
de candidats qui se sont montrés intéressés par la démarche
entreprise, alors même qu'ils savaient que nous consultions
l'ensemble des formations engagées sur leur commune. Malheureusement,
cet enthousiasme n'a pas été partagé par tous, comme en
atteste le nombre de non-réponses. Les électeurs des villes
concernées apprécieront
Autre
enseignement de cette enquête : toutes les listes qui nous
ont répondu intègrent la question relative aux déplacements
et aux transports dans la ville. Visiblement, c'est un sujet
que chaque candidat se doit d'aborder. Il s'agit là d'une
évolution intéressante à relever : les transports ne
sont donc plus un sujet exclusivement réservé aux spécialistes.
Toutefois, les argumentaires varient d'un candidat à l'autre,
très techniques et pragmatiques pour les uns ou au contraire
jouant sur la peur, la psychose et les grands mots pour
les autres.
Seul
problème, le risque d'une polarisation du débat avec en
prime une vision réductrice des transports qui sexprime,
parfois, par l'apparition de discours anti-voiture
chez certains.
Il
y a quand même une constante, avec l'affirmation chez quasiment
tous les candidats d'une volonté de limiter la croissance
du trafic automobile. Parallèlement, rares sont les listes
qui associent le thème des déplacements à celui de l'urbanisme,
alors qu'il s'agit de problèmes indissociables. Peut-être
est-ce encore trop tôt pour focaliser l'attention des électeurs
sur de tels sujets ?
Enquête
réalisée par Jean-Philippe Pastre.
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