| La
préparation de lenquête Pour
savoir si tous les centres analysent de la même façon une
automobile, notre choix s'est porté sur une auto passe-partout,
bénéficiant plutôt d'une bonne cote auprès des contrôleurs :
une Citroën ZX
à
essence, immatriculée en 1995, voiture plutôt réputée pour
passer sans coup férir le contrôle technique une
façon comme une autre d'éviter de perturber
les contrôleurs. En revanche, cette auto a connu un usage
intensif, puisqu'elle totalisait, lors de l'enquête, plus
de 146 000 kilomètres au compteur. Précision
importante : notre enquête ne porte que sur un contrôle
volontaire, pas sur le contrôle technique obligatoire.
Pourquoi ? Pour une question de méthodologie :
nous ne pouvions pas effectuer de contrôle obligatoire,
d'une part, parce que la voiture bénéficiait toujours d'un
contrôle en cours de validité et, d'autre part, parce que
celui-ci entraîne l'apposition d'une vignette sur la Carte
grise et sur le pare-brise. Or, cette vignette aurait trahi
notre passage dans un autre centre, la veille voire le jour
même de notre visite, de quoi mettre la puce à l'oreille
des contrôleurs . Pour
obtenir notre contrôle volontaire sans éveiller de soupçon,
nous expliquons que notre garagiste nous a dit que
les freins sont à changer et que nous aimerions être fixés
sur la réalité d'une intervention. Tant qu'à faire, avant
la révision prochaine, nous souhaiterions aussi bénéficier
d'un "check-up" complet du véhicule. Voilà
de quoi justifier un bilan reprenant les 133 points
réglementaires, à l'image du contrôle
obligatoire. L'ensemble
des défauts recensés au contrôle technique peut donc y figurer. Nous
avons testé six centres franchisés, appartenant à de grands
réseaux nationaux. Par ordre alphabétique : Autosur,
Autovision, Centre Auto Sécurité, Dekra, Sécuritest et Véritas.
Systématiquement,
nous avons noté les centres selon le barème suivant :
| Notre
barème |
| *** :
très satisfaisant ** :
convenable * :
aurait pu faire mieux |
Jean-Philippe
Pastre
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