|
Reste
le cas de Eddy. Abonné "Carte Orange", il a l'habitude
des trajets dans le métropolitain parisien. Pour "limiter"
les dégâts, la rédaction a accédé à son souhait de fixer
le point de départ de la station de métro Jasmin. Un avantage
qui a fait hurler le cycliste de l'équipe, dénonçant "une
concurrence déloyale". Mais ce que personne ne
pouvait prévoir, c'est qu'Eddy allait avoir une chance phénoménale.
En effet, "le métro est arrivé tout de suite,
raconte-t-il, jai même couru pour passer les tourniquets.
Les quais étaient libres car l'heure de pointe était passée
dans ce sens-là. Pour la correspondance, j'ai également
eu de la chance, car la ligne 4 était à proximité de
mon quai et le changement de ligne s'est fait immédiatement,
avec moins de trois minutes entre les deux rames."
Cela
explique sûrement la performance de notre collaborateur,
car il a réalisé un temps de parcours inférieur à celui
annoncé par la RATP : 28 minutes, contre 35 !
Cela ne l'a pas empêché, toutefois, d'arriver bon dernier !
Si le parcours s'est déroulé sans encombre, "le
voyage s'est fait assis". Eddy remarque cependant
l'inconfort de ce moyen de transport, "surtout sur
la ligne 4, où les odeurs ne sont pas toujours agréables.
En entrant dans la rame, on en a presque un malaise".
En revanche, cette fameuse ligne 4, sur pneus, va très
vite, comparée à la vieille ligne 9. Une autre consolation !
La
sortie à gare de l'Est a été jugée"bien indiquée",
un argument de taille lorsqu'on ne connaît pas la gare.
Et notre concurrent est arrivé directement à notre point
de rendez-vous.
C'est
clair, si on est abonné à la Carte Orange, on a tout intérêt
à utiliser en permanence le réseau RATP. Un choix qui peut
se discuter si l'on ne dispose pas de ce fameux sésame,
car le vélo parvient à offrir un compromis "autonomie/liberté/coût"
certainement plus intéressant. Mais tout le monde ne se
sent pas forcément l'âme d'un cycliste urbain. C'est deux
modes de transport, métro et vélo, sont en tout cas plus
économiques que l'auto ou la moto, rien qu'en raison du
faible investissement qu'ils représentent.
Page
suivante : conclusion

|