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Une
Volkswagen, une Renault et une Toyota
neuves dans un même show-room ; ce ne sera bientôt
plus un rêve mais la réalité.
La
Commission européenne vient en effet de proposer une modification
de la réglementation concernant la vente des voitures neuves
et la réparation visant à faire baisser les prix.
Une
concurrence exacerbée entre concessionnaires
La
réduction des tarifs pour le client est actuellement la
principale préoccupation de Bruxelles. Pour ce faire, les
institutions européennes ont décidé daugmenter la
concurrence entre concessionnaires et de les rendre plus
indépendants vis-à-vis des constructeurs.
Un
même concessionnaire pourrait ne plus être marié à une seule
marque et pourrait sil le souhaite en vendre plusieurs
au même endroit à condition que chacune dentre elles
soit clairement identifiée afin déviter toute confusion.
La
Commission souhaite également donner lopportunité
à chaque concessionnaire de pouvoir établir un point de
vente ou une succursale, y compris dans un pays étranger,
sans demander le feu vert du constructeur dont il dépend.
Ainsi,
un concessionnaire de Lille par exemple, qui écoule de nombreux
véhicules en Angleterre ou en Belgique pourrait, si la proposition
est adoptée, ouvrir un point de vente ou de livraison dans
ces deux pays.
Le
Commissaire à la concurrence Mario Monti voulait limiter
cette possibilité aux marques détenant plus de 15 % du
marché
national, mais devant le risque de défavoriser les "petits"
constructeurs et les firmes japonaises, la Commission a
préféré élargir cette liberté à toutes les marques.
Le
nouveau règlement laissera par ailleurs le choix aux constructeurs
automobiles entre deux régimes de distribution : exclusive
(avec attribution dun territoire à chaque distributeur)
ou sélective (les concessionnaires seront choisis en fonction
de certains critères objectifs) ; ce qui nest
pas le cas actuellement, le régime étant à la fois sélectif
et exclusif.
Mais,
contrairement à ce qui se fait aujourdhui, les marques
ne pourront jouer sur les deux tableaux, ni même empêcher
les intermédiaires dacheter des voitures pour les
revendre ensuite aux supermarchés.
Une
réorganisation du service après-vente
De
nos jours, les concessionnaires sont obligés dinvestir
dans du matériel spécifique afin dassurer lentretien
et les réparations des véhicules de la marque quils
représentent. Avec ce nouveau projet, ils pourront les confier
à un autre réparateur agréé.
Les constructeurs voient leurs prérogatives diminuer dans
ce domaine car ils ne pourront pas fixer de limite au nombre
de réparateurs agréés et devront permettre aux garages indépendants
davoir accès aux informations, outils et équipements
(diagnostic), ainsi quà la formation nécessaire.
Olivier
Pagès
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