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La
préparation de l’enquête
7643
morts, 162117 blessés, c’est le triste bilan de l’année
2000 en matière de sécurité routière. Même si la courbe
des victimes décroît de façon constante depuis quelques
années, il n’en reste pas moins que ces chiffres sont
encore inacceptables.
Partant
du constat que la majorité des accidents ont lieu dans
un rayon de 15 km autour du lieu de résidence, Caradisiac
a décidé d’interroger l’ensemble des départements métropolitains
sur deux thèmes :
-Quels
sont les axes les plus accidentogènes c’est à dire les
plus risqués de votre département ?
-Communiquez-vous
les emplacements des radars par voie de presse ?
Et quels moyens de médiatisation mettez-vous en place?
Deux
questions anodines auxquelles les préfectures et les Directions
Départementales de l’Equipement ont eu parfois bien du
mal à répondre.
Olivier
Pagès
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Une
enquête complexe à mener
Les
pouvoirs publics rappellent souvent que l’insécurité
routière est un véritable fléau qu’il faut combattre
en priorité. Nous étions donc convaincus, avant
de commencer cette enquête, que nos interlocuteurs
accepteraient sans difficultés de répondre à nos
questions. Or, quelle ne fut pas notre surprise
d’en voir certains faire de la rétention d’information
(vous saurez en cliquant sur notre carte si les
départements en question se situent à proximité
de votre domicile). Notre démarche était pourtant
des plus officielles puisque c’est en priorité à
tous les préfets de France que nous avons envoyé
notre courrier. Ainsi, certaines préfectures ou
directions départementales de l’équipement ont refusé,
par exemple, de nous indiquer les routes les plus
dangereuses dans leur région. Informations qu’ils
ne jugeaient donc pas utile de divulguer aux automobilistes.
Souvent, c’est donc à force de persévérance et
d’acharnement que nous avons réussi à collecter
ces informations.
Bref,
vous l’aurez compris, et cela est particulièrement
ennuyeux dans le domaine de la sécurité routière,
l’administration n’a pas toujours fait preuve de
transparence.
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