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Premier test prometteur

    Le racket de la pervenche
La préparation de l’enquête
Premier test prometteur
Dans le sentier, tout se
     négocie
Des voituriers fidèles aux
    "fameux" accords


Dans l’ensemble, les premiers conducteurs testés dans le 10e arrondissement sont surpris par l’attitude vénale de notre contractuelle mais certains acceptent quand même de corrompre notre contractuelle.

Le racket de la pervencheLe premier lieu que nous avons choisi pour "tester" notre pervenche-maison a été le Boulevard Bonne-Nouvelle qui permet de relier le boulevard Sébastopol à celui d’Haussmann.
Notre première victime est un livreur asiatique. A la vue de notre contractuelle, son collègue qui se trouvait dans l’une des boutiques avoisinantes arrive rapidement, vêtements à la main. Dès les premiers mots de notre acolyte, les livreurs, morts de peur ne cherchent même pas à discuter et préfèrent déguerpir…

Le racket de la pervencheUn peu plus loin, un autre livreur se trouve dans la même position. A bord de son Fiat Doblo, il semble surpris de la venue de la pervenche. "Que se passe-t-il ?" demande-t-il naïvement. Après avoir récité son discours, notre collaboratrice constate que l’automobiliste fraudeur hésite avant de faire son choix et préfère jouer la prudence en décidant de déplacer son véhicule.

Le racket de la pervencheMême son de cloche du côté du possesseur de cette Clio Baccara qui se défend en mettant en avant une excuse loin d’être très honorable. En effet, à partir du moment où la pervenche se penche vers sa portière, ce conducteur commence à jouer un rôle en prétextant la mort d’un de ses proches.
"Je vous en prie madame, ce n’est franchement pas le bon moment, soyez sympa pour une fois. Je viens de perdre ma mère alors n’en rajoutez pas une couche supplémentaire s’il vous plaît. Tout mais pas çà. Ce serait la goutte qui ferait déborder le vase" dit-il désespérément. Devant l’insistance de notre pervenche, l’automobiliste renonce et préfère s’en aller.

Deux jeunes culottés

Le racket de la pervencheEnfin, le "pompon" revient à ces deux jeunes se trouvant à bord d’une Peugeot 405.
Dans ce cas précis, pas de réaction de surprise de la part des deux occupants de la voiture. On dirait même qu’ils attendaient cela. A la vue de notre pervenche, les deux jeunes restent stoïques et sont même séduits par l’idée de donner de l’argent. Le conducteur semble vite embêté et cela se confirme car celui-ci annonce rapidement : "Je voudrais bien vous donner quelque chose, mais je n’ai pas d’argent sur moi".

Le racket de la pervencheA ce moment, son voisin intervient dans la discussion et commence à chercher dans ces poches. Pour plus de facilité, il sort de la voiture et demande à la contractuelle de s’approcher. Ensuite discrètement il lui tend sa main afin de donner un peu plus de 6 euros pour acheter son silence.

 

Le résultat de notre première séance de test est déjà assez révélateur. En effet, la plupart des automobilistes manifeste à la vue des représentantes des forces de l’ordre une sorte d’allergie maladive qui les fait devenir méfiants et agressifs. Malgré tout, certains ont accepté de mettre la main au porte-monnaie.

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