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Quand
la DS 19 est présentée pour la première fois au public,
c’est l’émeute. Dans les allées du 42ème
Salon de l’Auto, les gens entourent la nouvelle Citroën.
Si elle est admirée, elle est également désirée :
12 000 commandes dès le premier jour ! L’avant-gardiste
DS va contribuer à la renommée de la marque aux chevrons.
En
reprenant la direction de l’usine Citroën en 1935,
les Michelin sont bien décidés à redresser l’entreprise
déficitaire. Pour cela, le bureau d’études est lancé
dans de nombreux projets. Les ingénieurs planchent
sur le "TPV" (Très Petit Véhicule), qui
va devenir la 2 CV, mais aussi sur une "VGD"
(Voiture de Grande Diffusion) destinée à remplacer
la Traction Avant. C’est précisément le père de la
Traction, Alain Lefèbvre, qui est chargé de cette
création.
Cet
ingénieur formé à l’école de Gabriel Voisin – célèbre
constructeur d’avions et d’automobiles – décide d’appliquer
les théories de son maître. Il va offrir à la "VGD"
(aidé par Flaminio Bertoni, qui a travaillé sur la
Traction et la 2 CV) une aérodynamique proche de la
perfection, non sans faire preuve d’audace côté mécanique.
La
totale
Pour
cette automobile, rien ne sera trop beau, Lefèbvre
la dote d’une suspension à quatre roues indépendantes.
Celle-ci est hydropneumatique, et l’assiette de la
voiture peut être modifiée grâce à une simple manette
située dans l’habitacle. L’hydraulique est omniprésente
dans la belle de Javel : direction assistée,
boîte de vitesses mécanique commandée par un embrayage
hydraulique (ce qui supprime la pédale d’embrayage)…
Elle possède également des freins à disques à l’avant
(réservés à l’époque aux voitures de compétition),
un volant monobranche et un curieux petit champignon
en lieu et place de la pédale de frein.
Pannes
à la pelle
Malheureusement, le modèle présenté
manque de mise au point (les caisses du constructeur
sont vides) et va poser de nombreux problèmes aux
concessionnaires et agents de la marque. D’autant
que la famille Michelin, peu encline à divulguer ses
secrets, ne communique que parcimonieusement sur la
belle. Ainsi les clients de la DS devront essuyer
les plâtres pendant plusieurs années. L’autre problème
de cette fabuleuse automobile est son prix trop élevé.
Citroën trouve la solution en proposant une "DS du
pauvre" dès 1957 : l’ID.

Quoi qu’il en soit, la DS va connaître
une extraordinaire carrière. Les hommes d’état, artistes,
acteurs plébiscitent cette auto confortable et rapide.
Elle sera modifiée par de grands couturiers de l’automobile,
tel Chapron avec ses célèbres cabriolets, coachs ou
coupés. De petits artisans lui en feront également
voir de toutes les couleurs. Elle sera transformée
tour à tour en ambulance, fourgon, dépanneuse…
La
DS va également connaître la consécration sportive.
Aux mains des plus grands pilotes de rallye du moment,
elle remportera de nombreuses compétitions. Monte-Carlo,
Maroc, Acropole, Tour de Corse tomberont dans son
escarcelle. En 1961, Bianchi et Harris triomphent
du célèbre Marathon de la Route Liège-Sofia-Liège
et en 1972, Bjorn Waldegaard termine à la seconde
place de la Ronde Hivernale de Chamonix au volant
d’une DS… qui a perdu une roue en cours d’épreuve !
Mais toutes les belles histoires ont
une fin, et celle de la DS se termine le 24 avril
1975. Alors qu’une dernière 23 Pallas à injection
sort de chaîne, la CX prend sa place…
En
bref
Moteur
: 4 cylindres en ligne
Cylindrée : de 1911 cm3 à 2347 cm3
Puissance : de 75 ch à 130 ch
Vitesse maxi : de 140 km/h à 188 km/h
Production : 1 455 746 exemplaires (Tous modèles
confondus (Ds, ID, breaks) construits en France et
à l’étranger (en Belgique, Angleterre…).
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Rétromobile :
les infos pratiques
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Envie de revoir des DS flamboyantes ? Rendez-vous
sur le stand de Citroën au salon Rétromobile
à Paris.
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Du 11 au 20 février 2005
Hall 7/2 à Paris Expo,
Porte de Versailles
Paris 15e
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Les
horaires : samedi et dimanche : 10h à
19h
en semaine : 11h à 19h
Nocturnes les mardi 15, vendredi 11 et vendredi
18 février jusqu'a 22h |
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