Rivale
directe de la Ferrari 348, la NSX sen distingue
par ses choix techniques. Carrosserie et châssis en
aluminium permettent de rester sous 1400 kg (125 kg
mini de plus pour une 348) malgré léquipement
complet (ABL, airbag, air conditionné, sièges à réglages
électriques). Le V6 installé au centre possède 24
soupapes commandées par système VTEC. Cette distribution
variable (à léchappement comme à ladmission)
permet dobtenir un moteur docile sous 6000 tr/min
et qui grimpe allègrement au-dessus de 6500 tours,
jusquà 8000 tr/min, dans un miaulement indescriptible.
Un
moteur vif et sobre
Exceptionnellement
vif et agréable à tous les régimes, ce moteur fait également
preuve dune remarquable sobriété. La
NSX est la première voiture à moteur central qui ne décroche
pas brutalement à la limite dadhérence dans les
virages grâce à son empattement long (2,53 m) et des suspensions
à triangles superposés (double wishbone) superbement mises
au point. La 348 au comportement caractériel (en courbe
rapide et tenue de cap sur autoroute) ne peut que lui
envier cette efficacité ahurissante doublée dune
facilité de pilotage. Le confort des suspensions et le
confort phonique sont également surprenants pour une sportive
de cette trempe à lorée des années 90. Avec son
excellente direction, elle nest pas exagérément
lourde en ville malgré labsence dassistance.
Celle à servo-électrique de la version automatique (reprise
avec la BVM en 1995) est également agréable et précise,
mais un brin trop démultipliée.
Seul
défaut : des sensations de conduite gommées
Le
seul défaut de la NSX vient de ce qu'elle frôle la perfection,
de son côté un peu aseptisé qui gomme les sensations de
conduite : la passion et la raison réunies. Si elle a
connu un joli début de carrière européenne, elle a par
contre souffert du renchérissement du yen qui a fait passer
son prix de vente de 77749 € à ses débuts (105495 € pour
la 348 TB) à 94518 € à la mi 96. Il y a eu peu d'évolutions
jusqu'en 1997, année où fut dévoilée à Detroit, en janvier,
la version 3.2 accouplée à une boîte 6 vitesses. Si la
coque est rigidifiée et le freinage renforcé pour faire
face au potentiel de la mécanique légèrement accrue, la
ligne ne change pas. Lévolution semble trop timide
pour faire face à une F355 par exemple, sauf en facilité
dutilisation au quotidien, domaine dans lequel la
Honda conserve un net avantage.
Une
cote raisonnable
La
cote de la NSX semble avoir atteint un point bas où elle
se stabilise depuis quelques années déjà. De la graine
de collector a priori
Pas de souci mécanique particulier,
mais préférez une auto qui na pas fréquenté assidûment
les réunions sur circuits du club NSX Europe.
Caractéristiques
NSX à moteur 2997 cm3, 274 ch à 7300 tr/mn
(255 ch sur version auto), 284 Nm à 5400 tr/mn ; performances
: 270 km/h, 400 m DA en 14,0 secondes, 1000 m DA en 25,2
secondes ; degré de finition unique ; direction non
assistée avec BVM jusquen 1995 et à assistance électrique
avec transmission automatique. Consommation selon anciennes
normes (90/120/urbaine) en litres aux 100 km : 7,8/9,3/13,04
moyenne réelle estimée : 12,7 l/100.
La
Honda NSX en bref : coupé 2 + 2 places ; transmission :
aux roues arrière, 5 vitesses manuelles ou 4 automatiques
; longueur : 4,40 m ; coffre de 149 litres ; poids :
1380 kg. Présentée en mars 1989 à Genève, commercialisée
en octobre 1990, version Targa en 1995 et 3.2 en juillet
1997. Production arrêtée en juin 2001.
Qualités :
moteur à la fois souple et brillant (plus mélodieux),
performances excellentes, vraie GT confortable, comportement
très efficace et sûr, sobriété, finition impeccable. |
Défauts :
accessibilité mécanique, petit coffre, dégivrage
pare-brise moyen.
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