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Delta
HF à moteur 1995 cm3 16 soupapes, 200 ch à 5500 tr/mn, 298
Nm à 3000 tr/mn ; boîte manuelle 5 vitesses ; performances
: 223 km/h, 400 m DA en 14,5 secondes ; degré d'équipement
unique ; direction à assistance constante. Consommation
selon anciennes normes (90 km/h/120 km/h/urbaine) en litres
aux 100 km : 7,9/10,5/11,2 ; moyenne réelle estimée : 15,6
l/100 km.
Qualités
:
ABS remarquable et freinage irréprochable, comportement
encore plus sûr et efficace, moteur puissant et souple,
meilleure boîte, sous-virage moins présent.
Défauts
:
consommation toujours plus élevée, pilotage plus exigeant,
fiabilité de la distribution.
Présentée
au printemps et commercialisée à l'été 1989, moins d'un
an après la précédente mouture, l'Intégrale 16V surprendra
d'abord par l'inflation des tarifs. Le moteur 2.0 à 16 soupapes
extrapolé une fois encore de celui de la Thema explique
le bossage du capot mais certainement pas la hausse de prix
de 20 % . La principale raison d'être de cette 16V est de
surmonter sur les versions "course" le handicap de la bride
à l'admission prévue pour les moteurs turbocompressés l'année
suivante (1990) en championnat du monde. Une bride qui n'empêchera
pas certaines concurrentes de la Delta de frôler les 400
ch en fin de saison. Si le 16V de série ne gagne pas grand-chose
sur le papier en puissance et en couple par rapport au 8
soupapes précédent, il allie plus que jamais force et souplesse.
En prime, il gagne deux arbres d'équilibrage et sa gestion
électronique affinée apporte un meilleur agrément de conduite,
pratiquement sans faille. Voilà qui fait presque oublier
la propension à biberonner du sans plomb toujours plus grande,
de 11 litres en Economy Run (quelle idée !) à 20 litres
sur les parcours de spéciales.
Plus
pointue à mener à la limite que la Delta HF Intégrale
Le net
renchérissement de l'Intégrale s'explique en fait par de
nombreuses autres modifications, à commencer par l'adoption
de l'ABS en série (option négative possible à sa sortie
qui allégeait la facture de 7 800 F). Un antiblocage révolutionnaire
à 6 capteurs qui prend pour la première fois en compte les
accélérations transversales (le 6e capteur) et qui coopère
avec la centrale de gestion de la mécanique pour éviter
tout frein moteur excessif. Le système est difficile à prendre
en défaut. On note également des suspensions revues (géométrie,
ressorts, amortisseurs.), les Recaro de série, une nouvelle
boîte de vitesses ZF dérivée de celle de la Thema 8.32 plus
douce et rapide que la précédente, des pneumatiques toujours
plus performants (205 R 50 V), et surtout une répartition
du couple majoritairement sur l'arrière (53 % ) qui amoindrit
le sous-virage.
À notre
avis, cette Intégrale est plus pointue à mener à la limite
que la précédente (au moins avec les Michelin MXX avec lesquels
on l'a essayée, les tolérants Pirelli P700z, aujourd'hui
introuvables, glissant plus, de l'avis des propriétaires
ayant testé les deux), mais indéniablement encore plus efficace
pour qui sait la mener ou la malmener. Bien avant que n'apparaisse
la première Evolution, au printemps 90, la 16V doit affronter
une Ford Sierra Cosworth 4x4 220 ch à la mécanique époustouflante,
au comportement au moins aussi efficace tout en étant plus
évident à cerner, et au confort supérieur, notamment à propos
de la position de conduite. Premier coup de semonce pour
l'italienne.
La
Lancia Delta HF Intégrale 16V en bref :
5 portes, 5 places ; transmission intégrale ; poids : 1
260 kg ; longueur : 3,90 m ; coffre de 200 à 940 litres.
Commercialisée à l'été 1989, produite entre 12 800 et 13
200 exemplaires, remplacée par HF Intégrale Evolution I
à l'automne 1991.
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Lancia Delta HF Intégrale Evolution I

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