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La Peugeot 205 a connu l'une des plus longues carrières de l'automobile française. Sur plus de
quinze années pleines d'existence, de février 1983 à décembre 1998, elle s'est
forgée une solide réputation, à l'origine d'un succès commercial phénoménal.
La Peugeot 205 avait pour mission de succéder à la Peugeot 104, dont elle a
d'ailleurs repris les mécaniques sur les premiers exemplaires. De fait, née
pour tenir tête à la Renault Supercinq,
la Peugeot 205 s'est même offerte le luxe, après avoir accompli sa mission, d'affronter
la nouvelle citadine Renault,
la Renault Clio, pendant un bon nombre d'années. Apparue 8 ans plus tard, la
Renault Clio fut la remplaçante de la Supercinq. En peu de temps, elle a su se
faire reconnaître grâce à son comportement routier au top du segment. Novatrice
en matière de confort et d'habitabilité, elle a tout de suite mérité son slogan,
"elle a tout d'une grande". À l'instar de la Peugeot 205, sa carrière
perdure grâce à des évolutions. On compte 3 générations dont 6 versions
(phases).
Des lignes de précurseurs
La force de la Peugeot 205 était son prix.
La firme sochalienne a donc misé un minimum sur sa présentation. Ainsi, la
présentation de l'habitacle reflétait son caractère économique, mêlant
plastiques bas de gamme et tôles apparentes, ainsi qu'un niveau d'équipement
des plus chiches. L'extérieur plus dans l'ère du temps (à l'époque) alliait
dynamisme et originalité. Surtout face à la Supercinq.
Et à l'inverse de la Clio, la 205 avait l'immense avantage de proposer une
version cabriolet.
De son côté la Renault Clio I Phase I qui a bénéficié de 8 ans de délais n'a
pas tout de suite fait l'unanimité auprès du public français. Ses formes se
rapprochant du style qualifié de "bio" à l'époque. Ce style se
caractérisait par des optiques et un capot arrondis et une porte à faux arrière
très réduit.
Des motorisations increvables
En début de carrière, la Peugeot 205 faisait
aux antiques moteurs essence 1.0, 1.1 et 1.4 hérités de la 104. Il aura fallu
attendre 1997 pour voir évoluer ces blocs. La Peugeot 205 a également connu d'innombrables séries spéciales
(Lacoste, Style, Griffe sur base de Peugeot 205 1.9 GTI,
sans oublier la Roland-Garros, rapidement intégrée à la gamme). On notera
également les mythiques GTI (1.6 ou 1.9, de 105 à 130 ch.), l'authentique
sportive Rallye (bloc 1,3 litre à carburateur double corps délivrant 101 ch.),
la luxueuse Gentry (cuir et boiseries) ou encore la bouillonnante Turbo D qui
fit, en son temps, figure de "GTI diesel". Enfin, la 205 a également
été proposée en carrosserie cabriolet, avec des motorisations 1.4 (70 ch.) et
1.6 injection (versions CTI).
Avec 9 motorisations au catalogue de 49 ch. à 150
ch. la Clio I restera en production plus de 7 ans. On notera les très bons
blocs 1.2 et 1.4, la fameuse série limitée Clio Williams avec son 2.0 16S de 150 ch., mais également la version Clio 16S et son 1.8 sans
oublier la version de luxe Baccara.
Des tenues de route saines
La Peugeot 205 mise sur un comportement
routier très sûr qui lui confère d'excellentes aptitudes sur les longs trajets.
Elle propose un confort de suspensions irréprochable, tout en bénéficiant d'une
excellente maniabilité en ville. En revanche elle dispose d'un rayon de
braquage peu flatteur et d'une direction lourde. Mais la plupart de ses
motorisations bénéficient d'un bon rendement, se montrant à la fois alertes et
sobres, à tel point que les versions Rallye et GTI, demandent un minimum de
notions de pilotage.
Pour ceux qu'ils l'ignorent, la Clio I reprend les trains roulant de la R9,
plus toute jeune, et cela s'en ressent au niveau de la résonance. Mais
globalement sa tenue de route est saine et sans mauvaise surprise. Les
suspensions offrent un bon confort. À l'inverse d'un freinage caoutchouteux qui
manque de mordant. Notre préférence ira à la Peugeot 205 au niveau de
l'agrément de conduite et de la tenue de route.
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