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L'automatisme
recouvre plusieurs techniques. La plus classique est née
en 1939, avec l'Oldsmobile Hydramatic. Il s'agit d'une boîte
automatique à convertisseur de couple hydraulique, chargée
d'assurer progressivement la liaison entre le vilebrequin
en sortie de moteur et la boîte, et de multiplier le couple
moteur (permettant ainsi à une boîte auto de nécessiter
moins de rapports qu'une boîte manuelle).
De
trois à six rapports
Les
autres éléments spécifiques, principaux, sont la pompe et
ses aubes, le stator et la turbine, qui transmettent l'énergie
du moteur par le fluide hydraulique à l'intérieur du carter.
Généralement constituée de plusieurs trains planétaires,
lourds, la boîte automatique traditionnelle offre de trois
à cinq, voire six rapports. Ces engrenages sont commandés
via des embrayages à disques multiples. Autrefois à commande
entièrement hydromécanique, la gestion de ces boîtes a de
plus en plus fait appel à l'électronique, depuis la R16,
dans les années 1970. Si certaines boîtes, de conception
ancienne, à pilotage électronique, se contentent de deux
modes (ou lois) de passage (normal et sport, agrémentés
d'une touche hiver), on en trouve à présent de plus ou moins
intelligentes, dites à logique floue ou "auto-adaptatives".
Elles s'adaptent au style de conduite, à la charge et au
profil de la route, paramètres enregistrés par une série
de capteurs et analysés par l'électronique de la boîte de
façon bien plus fine. Par exemple, la logique floue de la
superbe boîte Proactive (AL4) de PSA et Renault évalue la
sportivité du conducteur de 0 à 100 % sur une
courbe liée à la vitesse d'enfoncement (instantanée et moyenne)
de l'accélérateur, tandis qu'une logique classique, bêtement
binéaire, interprète l'enfoncement de la pédale de droite
de 0 à 50 % , comme de la conduite calme et sportive,
de 50 à 100 % . Voilà qui aboutit, pour les calculateurs
les mieux gérés, à une prise de décision proche d'un conducteur
chevronné.
Ces
progrès n'ont pas empêché la floraison, sur ces boîtes modernes,
de commandes manuelles du genre Tiptronic chez Porsche et
Peugeot, Autostick chez Chrysler, Steptronic chez BMW, etc.,
rarement utiles pour les boîtes les plus intelligentes,
mais qui permettent au conducteur de s'amuser un temps,
avant de se lasser et de repasser en mode entièrement automatique.
Les
semi-automatiques font leur trou
La
seconde voie est celle de la CVT, ou Transmission variable
continue, évolution de la transmission Variomatic des Daf
mise au point dans les sixties par Huub Van Doorne. Elle
offre une infinité de rapports sans discontinuité, la transmission
du couple s'effectuant par une courroie métallique reliant
deux poulies de diamètre variable. Simple et efficace, mais
souvent bruyante entre l'aspirateur et le moulin
à café , elle a été utilisée, par ordre chronologique,
par Fiat, Ford et Subaru, puis par Rover, Nissan et Honda.
Longtemps
limitée à de petits moteurs, elle fait dorénavant bon ménage
avec le 2 litres de la Primera, pourtant fort de plus
de 180 Nm. En remplaçant la courroie par une large
chaîne à maillons, Audi offre de belles perspectives d'avenir
à cette technique. Sa Multitronic permet de faire passer
280 Nm et plus sur les V6 de l'A4 et de l'A6. Le constructeur
envisage, à moyen terme, de remplacer toutes ses boîtes
automatiques hydrauliques par ce système. À noter l'apparition
d'un mode séquentiel, avec des choix de vitesses prédéterminés
(6 ou 7 rapports), qui n'apporte là encore rien en termes
d'efficience, mais qui permet au conducteur latin de participer !
Les
semi-automatiques : il s'agit d'une boîte manuelle
classique dont la pédale d'embrayage a disparu, remplacée
par un embrayage piloté électroniquement. S'inscrivent dans
cette catégorie la Saab 900 Sensonic, la Renault Twingo
Easy, la Fiat Seicento Citymatic ou la Mercedes Classe A
AKS. Un bon début.
Les
dernières nouveautés
La
dernière forme d'automatisme, et la plus récente, est la
boîte "sèche" robotisée, une boîte manuelle normale
donc, dont la tringlerie des commandes (embrayage et sélecteur
de boîte) est remplacée par des actuateurs hydrauliques,
gérés par électronique. Cela donne lieu à un fonctionnement
entièrement automatique ou qui répond aux injonctions du
conducteur par le biais d'un mode séquentiel (palette au
volant, levier à commande impulsionnelle, etc.). Elle est
moins lourde et moins énergivore qu'une boîte automatique
hydraulique classique.
Directement
inspirée des voitures de Formule 1 qui l'utilisent depuis
plus de dix ans, cette technique a d'abord été adoptée par
la Ferrari F355 F1 et la BMW M3 "séquentielle",
puis par la Modena F1, l'Alfa 156 Selespeed, avant de redescendre
tout en bas de l'échelle, avec la Smart et la Lupo
3L, et très récemment avec la Twingo Quickshift 5 et l'Opel
Corsa Easytronic. Outre les à-coups perceptibles, cette
technique bute encore sur la lenteur des passages de vitesse,
par la faute des synchros mécaniques (surtout sur les premiers
rapports, dont les gros pignons génèrent une inertie importante,
si bien qu'ils sont plus longs à synchroniser). Une perte
de temps bien entendu absente sur les F1 et autres voitures
de course, évidemment équipées de boîte à "crabots".
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