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Land
sest lancé sur les traces du RAV 4 il y aura bientôt
quatre ans avec un Freelander pas vilain du tout. Très confortable,
il tient bien le pavé même si on peut lui reprocher un freinage
un peu juste. Si les qualités routières se situent au niveau
du Scénic RX4, il fait la différence sur les chemins pas
trop escarpés.
Comme
le RX4, il dispose dun moteur installé transversalement
qui entraîne en temps normal les roues avant, et si besoin
est, transmet le couple à larrière par un simple renvoi
par lintermédiaire dun viscocoupleur, en lieu
et place du différentiel central des 4x4 purs et durs à
moteur longitudinal. Pour améliorer la motricité hors bitume,
déjà meilleure que celle du Scénic grâce à des débattements
de suspension un peu plus longs, le Freelander sadjoint
des aides électroniques à la conduite, dans lesprit
du Mercedes ML. A côté de lantipatinage ETC et de
lABS, un système HDC de maintien dadhérence
en descente opérationnel à faible vitesse et un rapport
de réduction entre moteur et boîte (réducteur intermédiaire)
remplacent la vraie boîte de transfert et sa gamme de rapports
ultra-courts des vrais 4x4.
Pas
aussi efficacement bien sûr, mais tout cela lui donne un
certain aplomb sur un dévers boueux auquel le Scénic ne
peut prétendre. Préférer le Freelander équipé de ces aides
et de la climatisation (XE jusquau début de 1999,
puis ES à la finition de base).
Pourvu
dun intérieur joliment présenté dans lensemble,
le Freelander pèche par des lève-vitres mal placés, des
accoudoirs de portières inconfortables, une ventilation
bruyante et quelques plastiques rustiques. Naturellement,
malgré une habitabilité satisfaisante, il dispose de moins
despace pour les occupants comme pour les bagages
que le Scénic et dune modularité nettement plus limitée.
A
côté de la motorisation à essence 1.8 litres 120 ch qui
manque un peu de vigueur malgré sa boîte courte, on trouve
jusquà la fin du millésime 2000
un 2 litres Diesel à injection directe plus fourni en couple
et qui boit nettement moins. Les performances limitées,
équivalentes à celles du Renault Scénic RX4 DCi, ont incité
les ingénieurs britanniques à doper la bête et à améliorer
le freinage sur la dernière mouture présentée au Mondial
de Paris 2000. Cette nouvelle motorisation TD4 de 112 ch
dorigine BMW saccorde très bien avec la boîte
automatique Steptronic. Lattrait de cette nouvelle
version permet au Di 97 ch dêtre assez présent en
occasion et de conserver une cote sage pour un engin à la
mode. Doté dune plus grande fiabilité que le Discovery
et le Range Rover, le Freelander apparaît comme un bon achat
en occasion, surtout pour les modèles sortis dusine
après avril 2000, débarrassés des maladies de jeunesse concernant
le train avant et la transmission. Dautant que la
pérennité de la marque est assurée depuis le rachat par
le géant Ford. Ce qui nest toujours pas le cas des
berlines Rover et autres MG pour linstant...
Caractéristiques
Freelander 2.0 Di à moteur 1994 cm3, 97 ch à 4200 tr/mn
; 210 Nm à 2000 tr/mn ; performances : 157 km/h, 400
m DA en 19,8 secondes ; deux degrés de finition : base
en découvrable et XE puis ES en break 3 et 5 portes. Consommation
selon les normes (urbaine/extra urbaine/mixte) en litres
aux 100 km : 9,6/6,7/7,7 ; moyenne réelle estimée : 9,3
l/100 km.
Le
Freelander Di en bref : 3 portes (fermé ou découvrable)
ou 5 portes ; transmission : aux 4 roues semi-permanente
par viscocoupleur, 5 vitesses sans boîte de transfert, mais
réducteur intermédiaire ; longueur : 4,38 m ; coffre de
354 à 1319 litres. Commercialisé en février 1998, TD4 remplace
Di en décembre 2000.
Qualités :
confort de suspension, consommation raisonnable pour
un 4x4, bonne habitabilité, insonorisation correcte,
polyvalence dusage : comportement routier
et capacités en tout-chemin, habitabilité. |
Défauts :
détails dergonomie et de finition, freins arrière
à tambours, performances et puissance modestes, coffre
moyen.
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