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A
lire aussi la seconde
partie de notre dossier :
- Subaru
Legacy 2.5 break
- Volkswagen
Golf TDI115 4Motion
- Volvo
V70 2.5 T 4AWD
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Lhistoire
de la transmission intégrale
La
transmission intégrale sur une voiture de tourisme fête
ses 21 ans. Cest au Salon de Genève 1980 que
trônait, sur le stand de la marque aux quatre Anneaux, un
coupé un peu massif, dénommé Audi Quattro. Une bombe. Son
intérêt résidait dans son nouveau moteur 5 cylindres
à turbocompresseur de 200 chevaux et, surtout, dans
sa transmission à 4 roues motrices en permanence. L'idée
en était venue quelques années auparavant à des ingénieurs
de la marque, qui, comme tous les hivers, procédaient à
des essais par grand froid au fin fond de la Scandinavie.
Ils avaient remarqué que leurs berlines, pourtant à traction
avant, étaient laissées sur place par un 4X4 tout-terrain
enclenchable (les 4 roues ne pouvant devenir motrices
que sur sol glissant, par intervention manuelle sur les
moyeux avant ou par commande électropneumatique sur le tableau
de bord), pourtant deux fois moins puissant sur route enneigée
ou sur lac gelé.
Une
innovation technique
Rapidement,
l'objectif des ingénieurs de la marque consista à développer
une auto qui conserverait en permanence les 4 roues
motrices, autant pour éviter des manipulations au conducteur
que pour améliorer davantage lefficacité de l'auto
sur sol sec (en particulier sa motricité en sortie de virage,
par rapport à une berline à traction avant, puissante),
en plus du bénéfice premier d'une l'adhérence incomparable
sur sol glissant. La classique solution de l'arbre de transmission
entraîné rigidement et en permanence par l'arrière de l'arbre
secondaire de boîte ne pouvait convenir.
En
effet, dans cette configuration, les roues avant ne peuvent
pas tourner plus vite que celles du train arrière, ce qui
provoque en virage, sur sol adhérent, d'importantes contraintes
à toute la transmission, avec des pneus qui ripent et s'usent
à vitesse grand V. Il fallait trouver le truc. Ce qui fut
fait par le bureau d'études d'Ingoldstadt, avec un ingénieux
différentiel central à deux pignons planétaires. Une fois
supprimés le ripage et les tensions dans la transmission,
il ne restait plus qu'à installer des blocages de différentiels
(central et arrière) pour réduire le patinage des roues
en cas de très faible adhérence. Ainsi, après la méritante
tentative de la marque anglaise Jensen, avec son coupé Interceptor
FF (pour Formula Ferguson), à la production confidentielle
au milieu des années 60, la routière intégrale faisait
ses premiers pas vers la grande série, sous le nom d'Audi
Quattro.
Certes,
ces autos n'ont jamais dépassé en France les 1 ou 2 % des
immatriculations, même au début des années 90 où Ford,
Lancia, Opel, Peugeot, Porsche et Renault sont venus soutenir
l'offre d'Audi, BMW et Subaru. Cependant, elles ont sans
doute accéléré l'adoption de solutions techniques semblables
sur la majorité des véhicules tout-terrain, il y a environ
une douzaine d'années.
Les
tout-terrain reprennent à leur compte cette technologie
Alors,
justement, si la majorité des tout-terrain actuels possèdent
désormais également quatre roues motrices en permanence,
pourquoi choisir une berline ou un break ? Primo, pour l'économie
de carburant, les tout-terrain étant lourds et pas du tout
aérodynamiques. Secundo, pour la sécurité : plus lourds,
ils freinent généralement moins bien et, sur terrain glissant,
leur inertie entraîne automatiquement des distances de freinage
plus longues. À ce propos, si une berline intégrale s'arrête
sur une distance plus courte, il ne faut jamais oublier
qu'elle ne freinera en aucun cas mieux qu'une deux roues
motrices on a parfois tendance à l'oublier, tant
le bon grip à l'accélération inspire confiance. Enfin, avec
leur centre de gravité plus haut et dotés de pneumatiques
moins directionnels, les engins tout-terrain et autres SUV
sont non seulement moins efficaces en conduite rapide, mais
également moins maniables et précis, lors d'une manuvre
d'évitement par exemple. Voici donc quelques bonnes raisons
pour ne pas succomber à leur mode et celle-ci est
bien réelle, puisqu'ils représentent davantage, en parts
de marché, que les berlines, coupés et breaks que nous avons
retenus ici.
La
contrepartie de cette motricité impériale se situe sur le
plan de la consommation. Car elle augmente de 10 % en
moyenne avec les "vraies transmission intégrales"
ou avec les systèmes semi-permanents de type 4Motion de
chez Audi/VW, ou Real Time, de chez Honda. Deux bonnes raisons
à cela : le poids de la transmission elle-même (de
55 à 150 kg) et les frottements mécaniques supplémentaires.
S'il n'y a pas de doute à avoir à propos de la fiabilité
des modèles de la précédente décennie, pour Audi, Porsche
ou Subaru, on ne peut se prononcer, en revanche, sur les
modèles équipés 4Motion, Volkswagen, ou BMW, trop récents
mais a priori sans problème non plus. Restez à l'écart de
modèles plus anciens comme Espace, R21 TXI ou Turbo Quadra
chez Renault, Peugeot 405 4X4 ou BX 4X4, et chez les étrangères
Opel Vectra d'ancienne génération et Calibra Turbo 4X4.
Parmi
les absents de nos essais, on note la Mercedes Classe E
4Matic, disponible en V6, 2.8 et 3.2, ou avec le V8 de 4.3 litres
de 279 chevaux. Présentée début 1997, en même
temps que les V6, cette transmission est bien plus séduisante
que celle, semi-permanente, développée douze ans auparavant
pour la précédente Classe E. Pourvu d'un différentiel central
à trains planétaires doubles avec viscocoupleur, le couple
entre l'avant et l'arrière atteint 35/65 % . Cette
transmission est aussi bien plus légère (87 kg contre
140), le contrôle de motricité délaissant les classiques
différentiels autobloquants au profit de l'ETS, qui intervient
à partir de l'analyse en continu de la vitesse respective
des 4 roues, comme sur le Classe M. Cette 4Matic fait
partie des "bonnes permanentes", agréable à conduire
et très sûre, le contrôle de stabilité venant en complément
de l'ETS. Bref, on dispose de la ceinture et des bretelles.
Malgré tout, elle souffre d'un manque de notoriété, et l'absence
de Diesel, par rapport aux Audi Quattro, explique qu'elle
se trouve difficilement sur le marché français en occasion.

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