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Présentée
en mars 1997 au Salon de Genève, l'actuelle A6 poursuit
une belle carrière. L'habitacle bien présenté et superbement
fini séduira les plus exigeants. Si l'espace ne manque pas,
le tunnel de transmission limite encore l'usage de la place
centrale arrière, même sur les versions traction. L'amortissement
trop souple manque de vigueur, engendre un roulis prononcé
en virage et n'absorbe pas toutes les irrégularités de la
chaussée. De cette faiblesse découle un comportement approximatif
dans ces conditions alors qu'il est irréprochable, précis
et équilibré, tant que la route ressemble à un billard.
A noter également sur le plan dynamique, une petite faiblesse
des freins assez rapidement dépassés en conduite rapide
sur un itinéraire de montagne.
A
côté de l'excellent 4 cylindres de 110 ch, la famille TDi
s'est élargie avec le 2.5 V6 dévoilé sur l'A8 et dont l'A6
a rapidement hérité à la fin de 1997 avant de se retrouver
sous les capots de l'A4 et la Passat. Ce moteur surclassait
aisément le 2.5 litres de la 525tds ou les 2.9 ou 3 litres
TD de la Classe E. jusqu'à ce que BMW réagisse quelques
mois plus tard, avec la 530d, et Mercedes, plus d'un an
après, par une double riposte nommée E 270 CDi et E 320
CDi.
A
défaut de rampe commune, ce V6 se satisfait pleinement d'une
pompe rotative à piston radial (Bosch VP 44) capable de
produire 1500 bars au niveau des injecteurs (600 bars de
plus que la pompe à piston axial de l'ancien 5 cylindres
de 140 ch de l'A6 de précédente génération).
Le
turbo à géométrie variable participe à l'excellente disponibilité
de la mécanique. Onctueuse et discrète, sauf à froid, elle
ne permet pas tout à fait de soutenir la comparaison avec
la Mercedes Classe E 300 TD en matière de performances,
mais la consommation moyenne chute de pratiquement un quart
en comparaison de cette dernière, avec des extrêmes entre
6 et 11 litres aux 100 kilomètres.
Par
rapport aux motorisations de plus forte cylindrée, on peut
lui reprocher un léger creux à très bas régime, nullement
rédhibitoire et en tous cas beaucoup moins flagrant que
sur le 2.4 JTD 136 ch de l'Alfa 166 ou de la Lancia K. La
boîte 6 vitesses est bien étagée et dispose d'une commande
agréable. Sur la fin du millésime 97 et sur le 98 jusqu'à
l'arrivée de la 530d, l'A6 TDi V6 dispose de la mécanique
diesel la plus en pointe.
Légèrement
dépassée par la suite, elle n'en reste pas moins recommandable.
L'évolution 180 ch (et 370 Nm !) commercialisée au
printemps 2000 permet, en définition quattro et bvm 6, exactement
les performances de la 530d mais avec une consommation plus
élevée d'un litre aux 100 km en raison de la transmission
aux quatre roues. Très
chère en occasion, l'A6 TDi 150 ch reste un achat tentant
en raison de la bonne fiabilité générale (équivalente à
la Passat) et d'une valeur de revente plus sûre que pour
les autres modèles présentés ici qui seront remplacés avant
elle.
Caractéristiques
Audi A6 à moteur V6 2496 cm3, 150 ch à 4000 tr/mn,
310 Nm de 1500 à 3200 tr/mn ; performances : 216 km/h, 400
m DA en 16,8 secondes ; 3 degrés d'équipement : base,
Pack et Pack Cuir puis Référence, Pack et Pack Plus, direction
à assistance constante. Consommation selon normes (urbaine/route/mixte)
en litres aux 100 km : 9,9/5,3/6,9 ; moyenne réelle estimée
: 8,5 l/100 km.
L'Audi
A6 en bref : 4 portes (ou break 5 portes), 5 places
; transmission : aux roues avant (ou aux 4 roues en permanence
quattro), manuelle 6 vitesses (ou automatique 5 vitesses
Tiptronic) ; longueur : 4,80 m ; coffre de 551 litres. A6
commercialisée en juin 1997, 2.5 TDi V6 150 ch en décembre
1997 et break en février 1998, 2.5 TDi V6 180 ch en mars
2000.
Qualités :
consommation faible et performances de haut niveau,
isolation phonique, finition impeccable, comportement
sûr, habitabilité et coffre. |
Défauts :
amortissement déficient sur route dégradée (comportement
et confort), endurance des freins moyenne.
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