Rouler
au grand air à petit prix
La
joie de rouler au grand air, pour un petit prix, c'est son
rayon. S'il n'a pas de grandes prétentions, le cabriolet
dérivé de la Punto
n'a
pas non plus de gros défauts. Malgré son sac à dos
proéminent (la capote repliée dépasse de la ceinture de
caisse), il offre une bouille sympa. En roulant, les turbulences
épargnent les occupants à l'avant, mais pas à l'arrière
où l'espace reste suffisant pour deux adultes, avec un dossier
de banquette pas exagérément vertical. En revanche, le coffre
n'est pas grand et son accès exigu.
La
capote manuelle de la 60 S se manipule aisément et assure
une bonne étanchéité au bruit d'air et à l'eau pour la catégorie.
Constituée d'une couche extérieure en PVC, d'un matelas
isolant en ouate acrylique intermédiaire et d'une couche
intérieure en tissu, elle vieillit généralement pas trop
mal. Assemblée chez Bertone, elle a subi avec succès des
tests d'ouverture/fermeture représentant trois manuvres
par jour pendant dix ans. C'est moins le cas de la lucarne
souple, qui devient rapidement opaque. Elle est heureusement
interchangeable. Ce petit rectangle de vinyle vaut quand
même la bagatelle de 1 811,95 F, sans la pose
Dépourvu
d'un arceau disgracieux, la structure est renforcée, tout
comme le pare-brise qui résiste en cas de tonneaux (aux
normes USA 216). La rigidité de la caisse n'est toutefois
pas exceptionnelle ; le pare-brise, parfois pris de
légères convulsions, en témoigne
En conséquence, ce
cabriolet
utilise
des trains roulants soft qui ne mettent pas
la coque à trop rude épreuve, pas plus que les vertèbres
des occupants. Néanmoins, le comportement reste proche de
celui de la berline malgré un roulis amplifié ,
tout à fait sain à défaut d'être très incisif. La direction
sans assistance n'est pas trop lourde sur cette version
basique du premier millésime disponible (1995), mais les
4,5 tours de volant, de butée à butée, nuisent à la
précision sur route et à l'agrément en ville. Dès juillet 1995,
une version 60 S équipée de l'assistance est proposée
aux côtés de la première : c'est bien celle-là qu'il
faudra choisir.
En
parfaite adéquation avec les capacités du châssis, la mécanique
de base se laisse apprécier en usage urbain ou en promenade.
Ce robuste 1.2 litre est rond et volontaire, avec un
rapport performances/consommation satisfaisant. Le gros
moteur 1.6 de 90 ch, lui aussi disponible les premières
années, est décevant. Il vaut mieux attendre le 85 16V,
vivant et sobre, qui apparaît à la fin du millésime 1997,
si on souhaite vraiment un cabriolet plus tonique.
Peu
recherché en occasion, en raison d'une présentation intérieure
pas plus flatteuse que la berline, d'une fiabilité dans
la moyenne, le cabriolet 60 S met le plaisir du grand
air à la portée de toutes les bourses.
Caractéristiques
:
Punto
Cabrio 60 S à moteur 1 242 cm3, 58 ch à 5 500 tr/mn ;
Performances : 156 km/h, 400 m DA en 19,5 secondes ;
Degré de finition unique S ;
Pas de direction assistée jusqu'en juillet 1995 (en
série sur 90 ELX et 85 16V). Consommation selon anciennes
normes (90/120/urbaines), en litres, aux 100 km : 5,4/7,2/8,0 ;
Moyenne réelle estimée : 7,9 l/100 km.
La
Fiat Punto Cabrio en bref : cabriolet 2 portes ;
transmission : aux roues avant, 5 vitesses ;
longueur : 3,76 m ; coffre de 200 à 440 litres.
Commercialisée en juillet 1994, pas de deuxième génération
comme pour la berline à l'automne 1999, production
arrêtée en septembre 2000.
Qualités :
confort et habitabilité de la berline préservés,
motorisation suffisante,
capote bien conçue.
|
Défauts :
finition imparfaite,
passage des vitesses parfois pénible,
lucarne arrière souple,
accès au coffre.
|
|