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Qualités :
moteur d'exception et performances, plaisir de conduite
et comportement efficace, 4 places, commande de
boîte parfaite, consommation très raisonnable, discrétion
de bon aloi, finition. |
Défauts :
endurance des freins perfectible, 6e rapport
étagé, confort, course d'embrayage longue, boîte séquentielle
lente et désagréable en ville.
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Si
la M3 3.0 a eu la peau de la Porsche 968, la 3.2 s'attaquait
carrément à la 911
de la génération 993, et plus particulièrement à l'ultime
version 3.8 litres, de 300 chevaux. Sans complexe,
elle en égale pratiquement les excellentes performances.
Par rapport au 3 litres, de 286 chevaux, le 3.2
évolue sur de nombreux points, principalement en ce qui
concerne l'adoption du double Vanos, autrement dit le calage
variable en continu de l'arbre à cames de l'échappement,
en plus de celui d'admission.
321
chevaux
Ce
moteur devient époustouflant de hargne à haut régime, tout
en se montrant d'une docilité incroyable dans le bas du
compte-tours. Ce bijou, à la puissance spécifique supérieure
à 110 ch/l, démontre son excellent rendement par une
consommation sage.
La
boîte gagne un sixième rapport. Cela n'a pas servi à resserrer
l'étagement, mais simplement à bénéficier d'une vitesse
surmultipliée, destinée à abaisser le niveau sonore sur
autoroute, à vive allure. Curieux choix pour une sportive
de cette trempe ! Heureusement, la commande de boîte
reste un modèle de rapidité et d'agrément. Il n'en va pas
de même de la pédale d'embrayage, à la course longue et
un peu lourde.
Une
boîte séquentielle peu efficace
Au
printemps 1997, BMW a proposé une chère option boîte
séquentielle servocommandée, sans pédale d'embrayage et
avec un levier de commande en ligne à la place
de la grille en H , sur lequel une simple impulsion
permettait de monter ou descendre les rapports. À moins
qu'on ne touche à rien, électronique et hydraulique gérant
le sélecteur de boîte comme l'embrayage. Contrairement à
une vraie automatique dont le convertisseur lisse le passage
des rapports, on note ici beaucoup d'à-coups en ville. En
prime, la synchronisation entre le premier et le second
rapport est lente, ce qui fait perdre une bonne demi-seconde
en accélération. Bref, la solution "séquentielle",
sans boîte à crabots comme sur une voiture de course
n'a rien de sportif.
Lors
du passage au 3.2 litres, le châssis a également profité
de quelques améliorations. À commencer par une direction
plus ferme, qui améliore les sensations en conduite sportive,
tout en restant civile par ailleurs. Le freinage a également
été peaufiné quant à la durabilité des disques avant, grâce
à un palier de dilatation entre surface de friction et moyeu,
mais pas à l'endurance, qui fléchit rapidement en utilisation
sauvage. Les suspensions, légèrement raffermies, et les
pneus arrière plus gros concourent à un comportement encore
plus efficace que sur la 3 litres.
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